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Nos bons plans à anticiper dès maintenant pour une rentrée sans faux pas !

Publié le 17 juillet 2019
Récup, chasse aux produits toxiques, labels écologiques… du dressing de rentrée aux fournitures d’occasion, en passant par la cantine et le mode de transport pour se rendre à l’école ou au boulot, voici la check-list de base !

Nos bons plans à anticiper dès maintenant pour une rentrée sans faux pas !

Avant de racheter du neuf, faites le tri et privilégiez la récup !

  1. On consulte attentivement la liste confiée par l’école en fin d’année, et on se concentre sur l’essentiel car bien souvent cette liste évoluera après la rentrée, la plupart des professeurs ayant certaines exigences…
  2. On prend le temps de vider les cartables de l’année précédente et de trier : on taille les crayons, on teste les feutres, on récupère les classeurs les intercalaires, les ciseaux, compas, on garde les feuilles non utilisées des cahiers comme brouillons… bref on récupère tout ce qui peut l’être d’une année sur l’autre, d’un enfant à l’autre et on constitue une réserve dans laquelle piocher copies, crayons papier, gommes…
  3. On se tourne vers les marchés d’occasion (plateformes sur le net, ressourceries, Emmaüs..) pour les vêtements, les cartables,  et même les manuels scolaires. En effet, certaines enseignes et autres bourses aux livres rachètent et revendent des manuels d’occasion.
  4. Si le neuf est indispensable, rappelez-vous que le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas, alors : on ne se laisse pas berner par les têtes de gondole proposant des promotions « à saisir » : articles emballés individuellement puis sur-emballés par lot à grands renforts de film plastique. 
  5. On commande en ligne sur les sites spécialisées proposant des produits écolabellisés, déjà certifiés non toxiques et éco responsables. Un gain de temps non négligeable quand il s’agit de déchiffrer les étiquettes en magasin. Attention aussi au bilan carbone du transport, on achète tricolore donc les marques qui jouent la transparence.

On évite d’emmener ses enfants. Tout est fait dans les rayons pour les inciter à se tourner vers les marques sous licence, rarement vers les produits éco-responsables, sobres et d’aspect neutre. Mais on peut négocier, il choisit son agenda par exemple et on s’occupe du reste !

Et on en profite pour les sensibiliser à l’écologie via le soin à apporter à ses affaires, ses achats vestimentaires et ses choix alimentaires.

Bon à savoir : Un sac à dos en polyester de 3 kg émet, de sa fabrication à son élimination, environ 59 kg de CO2. Si les 3,2 millions de collégiens français ne remplaçaient leur sac à dos qu’une année sur deux, cela éviterait l’élimination de 1,6 millions de cartables par an qui, étalés sur le sol, représentent en surface 28 terrains de football ! (chiffres Ademe 2008)
https://www.mtaterre.fr/ est un site de l’Ademe, à destination des jeunes, qui abordent tous les dossiers et délivrent une mine d’informations de ce type. A consulter avec eux !

Fournitures scolaires… Quelles sont les matières à privilégier ou à éviter ?

  • Matières naturelles, et/ou recyclées : On se fie à l’écolabel Européen, NF environnement, et l’ange bleu, origine France Garantie.
  • Pour les cartables et la trousse, on reste sur des matières naturelles : coton et cuir.
  • Pour les crayons, stylos, porte mine, feutres, crayon de couleur on choisit du rechargeable, du bois non vernis, des encres lavables à base d’eau et de colorants alimentaires : on bannit les solvants organiques et pétrochimiques toxiques, le plastique PVC, les vernis… PEFC et FSC attestent eux de la gestion durable des forêts dont provient le bois pour faire la pâte à papier.
  • Le stylo plume est la meilleure solution mais pas adapté à tous les âges, alors s’il faut opter pour le stylo bille, le cristal de bic reste le plus écolo des jetables. Il s’agit du seul stylo fabriqué en France possédant l’écolabel.
  • Pour les règles, compas, équerre, trombones, spirales de cahier… On privilégie le métal (non recouvert de plastique).
  • Pour les couvertures de classeur, de cahier et les chemises on reste sur du cartonné (recyclé) plutôt que du plastifié, et on cherche les feuilles, copies et cahiers en papier à base de fibres recyclées.

Bon à savoir : La fabrication du papier recyclé consomme 6 fois moins d'eau et 4 fois moins d'énergie que la fabrication du papier neuf. (Source :https://www.planetoscope.com/papier/380-consommation-de-papier-en-france...)
  • Pour compléter la trousse : Colle en tube et à l’eau, sans solvant plutôt que liquide, scotch à base de polypropylène (thermoplastique résistant et recylable) correcteur en ruban (souris) plutôt que liquide (toxique et polluant) et gomme en caoutchouc naturel.
  • Dans tous les cas, exit le formaldéhyde (présent dans les plastiques, textile, résine, bois traités… et même la nourriture) et dès que possible, on achète en vrac, à l’unité, ce qui est souvent aussi plus économique. 

Le dressing de rentrée… 

On n’y pense pas chaque matin en ouvrant son armoire mais… la mode est la 2ème industrie la plus polluante du monde après celle du pétrole. Cette triste place sur le podium s’explique par :

  • Le coût environnemental de la culture du coton -non bio- (il pollue les sols et, à l’échelle mondiale, il utilise 4% de l’eau potable et consomme 25% des pesticides), 
  • L’extraction du pétrole pour créer les matières synthétiques,
  • La confection des vêtements aux quatre coins du monde, puis leur transport (maritime) et leur distribution (transport routier majoritaire).
  • L’usage : le lavage de nos vêtements synthétiques relâche dans l’eau une quantité colossale de micro particules de fibres textiles. Au total, c’est l’équivalent de 50 milliards de bouteilles en plastique par an qui finissent dans nos océans.
  • Du gaspillage vestimentaire (moins d’un quart des 700 000 tonnes d’habits achetés en France chaque année est recyclé)

En savoir plus : https://www.qqf.fr/infographie/59/la-mode-sans-dessus-dessous

Alors que fait-on ?

Le goûter idéal : fait maison et de qualité !

  • Exit les biscuits , les viennoiseries industrielles, les compotes en uni-doses et autres produits sur-emballés.
  • Du bio, si possible, et du « vite fait bien fait maison » : fruits, fruits secs, muffins, crêpes, un cake qui fera la semaine, du pain et du chocolat (équitable !), et pourquoi pas un petit sandwich aux tartinades de légumes secs (houmous, fayot, lentilles, etc.) https://reseauactionclimat.org/wp-content/uploads/2017/04/Un-coup-de-fou...
  • La boisson dans une gourde (https://www.qwetch.com/produit/bouteille-the-freaks/). 
  • Le tout réuni dans une boîte style bento sans pvc et autres perturbateurs endocriniens … pour les plus convaincu-e-s, on confectionne soi-même un emballage en tissu et cire d’abeille 

https://www.ecoconso.be/fr/content/comment-faire-son-emballage-reutilisa...

Quelques conseils pour les activités extra-scolaires.

  • Exceptées les chaussures de sport devant être bien adaptées aux pieds des enfants, on privilégie les équipements sportifs de seconde main. Pas besoin d’investir dans du neuf dernier cri.
  • Pour les blouses de travaux pratiques, rien de plus écoresponsable qu’une chemise d’adulte pour protéger les vêtements, pour quelque chose de plus ajusté on peut se mettre à la couture ou déléguer… exemple d’une petite entreprise française qui propose des modèles 100% coton bio : https://www.biblouz.com/

Privilégiez les transports doux pour se rendre à l’école et au boulot.

Les transports sont responsables d’un tiers des émissions de gaz à effet de serre de la France et, dans ce même secteur, les voitures particulières totalisent à elles seules,la moitié de ces émissions de CO2. Laisser la voiture au garage c’est donc bon pour l’environnement et pour la santé de nos enfants. Les transports en commun, le covoiturage ou le ramassage scolaire sont les alternatives classiques à l’usage d’un véhicule personnel mais d’autres dispositifs de ramassage scolaire plus « ecofriendly » encore se développent : les pedibus et vélobus.

  • Le principe ? Des accompagnateurs (parents d’élève, grands-parents, voire retraités bénévoles) établissent un calendrier et se relaient pour emmener et encadrer les enfants, à pied ou en vélo, jusqu’à l’école. A l’instar d’une ligne de bus « classique », plusieurs arrêts déterminés en amont par les familles participantes permettent aux adultes accompagnateurs (fonction du nombre d’élèves scolarisés à gérer) de récupérer, en toute sécurité, les enfants sur leur trajet domicile/école. 

  • Outre l’intérêt environnemental et économique, ces pedibus et vélobus ont de multiples avantages :
      • Santé : une activité physique régulière pour les enfants 
      • Économie de temps et d’argent pour les parents. Les accompagnateurs se relaient à tour de rôle.
      • Désencombrement des abords d’écoles aux horaires de rentrée et de sortie des élèves, 
      • Bon moyen de responsabiliser les élèves, de développer leur autonomie et de les sensibiliser à la sécurité routière.

-Tout savoir sur la mise en place, l’organisation, les modalités de fonctionnement, et sans oublier le volet responsabilités et assurance, c’est par ici : http://www.reseaumillepattes.org/pedibus/commentcreerpedibus/

Et aussi :

-Scoléo met à disposition des Familles et des associations de parents d’élèves adhérentes des dispositifs clé en main pour aider dans les démarches et simplifier l’organisation de la vie scolaire : achat groupé de fournitures scolaires, bourse aux livres, dispositif de co-voiturage

https://www.scoleo.fr/bienvenue-dans-l-espace-famille/covoiturage-organi...

Et la cantine ? 

Réclamez du bio local et des menus végétariens hebdomadaires dans les cantines de vos enfants ! En effet, les problèmes de santé et les problèmes environnementaux proviennent de la consommation :

  • Importante de produits traités aux pesticides de synthèse. 
  • Insuffisante d’aliments végétaux.

N’ayez pas peur des carences : nos régimes actuels sont trop riches et déséquilibrés. Nous consommons trois fois trop de sucres, deux fois trop de protéines, deux fois moins de fruits, légumes et fibres par rapport aux recommandations nutritionnelles.  

Pour cela, invitez l’école ou le maire de votre commune à rejoindre Mon Restau Responsable. C’est une démarche de progrès gratuite que la Fondation Nicolas Hulot et son partenaire le Réseau Restau’Co ont mis en place pour accompagner la restauration collective dans sa transition vers une alimentation plus saine, équilibrée et respectueuse de l’environnement.

C’est un réseau de plus en plus actif au niveau national depuis le vote de la loi EGAlim et l’obligation de proposer au moins 50% de produits de qualité (labels de qualité reconnus …) dans les cantines, dont au moins 20% de produits bio, d’ici à 2022. Il est aussi demandé de mettre en place un menu végétarien hebdomadaire dès novembre 2019 pendant une durée expérimentale de deux ans.

La démarche récolte une forte adhésion mais la marge de progression est immense puisque seulement 3 % d’aliments bio sont servis actuellement dans les restaurants scolaires. Une bonne raison pour agir via l’école de vos enfants et encourager les restaurants collectifs à appliquer la loi. Donc soyez acteurs du changement et rappelez les objectifs de la loi  EGAlim à vos écoles et vos élus ! C’est primordial pour la planète et la santé de nos enfants.

https://www.monrestauresponsable.org