Fondation pour la Nature et l’Homme pour la nature et l'homme
Créée par Nicolas Hulot
Reconnue d’utilité publique

Données mondiales

 

> Site du GIEC

 

> Rapport Stern sur l’économie du changement climatique (2006)

 

> Rapport du PNUD "La lutte contre le changement climatique : un impératif de solidarité" (2008)

 

> Rapport d’Oxfam "Le coût humain du changement climatique" (2009)

 

Données européennes

 

> Le site de l’agence européenne de l’environnement

 

Données françaises

 

> Observatoire des Effets du Réchauffement Climatique 

 

> La Mission Interministérielle sur l’Effet de Serre

 

> Le Réseau Action Climat - France

Comprendre le changement climatique

 

> Le quatrième rapport du GIEC vulgarisé

 

> Le site de Jean-marc Jancovici, membre du CVE

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les enjeux

Le réchauffement climatique, un défi de taille

En l’espace d’un siècle, la température moyenne à la surface de la planète a augmenté de 0,74°C. Les scientifiques nous annoncent que ce réchauffement pourrait, si nous n’agissons pas, dépasser les 6°C en moyenne d’ici 2100.. Derrière les moyennes globales, se cachent d’énormes différences. Ainsi, pour ce qui est du réchauffement constaté, l’élévation globale de 0,74°C s’est traduite par 1°C de plus en moyenne en Europe, et surtout 2°C à 4°C dans les régions polaires, ce qui menace déjà les écosystèmes et les habitants de ces régions. Dans les pays du Sud, les effets de ce réchauffement commencent déjà à se faire sentir comme en témoigne un rapport d’Oxfam paru en juillet 2009.

Les gaz à effet de serre amis ou ennemis ?

Le réchauffement climatique est lié à une élévation de la concentration atmosphérique de gaz à effet de serre (GES). Ces gaz ont la propriété de retenir une partie du rayonnement solaire réfléchi par la terre. Présents naturellement dans l’atmosphère, ils permettent de maintenir la température du globe à une température moyenne de 15°C, ce qui a notamment permis le développement des sociétés humaines. Sans eux, la température moyenne à la surface du globe serait aujourd’hui de -18°C !

Emissions de GES par secteur d'activités en 2004

Depuis le début de la révolution industrielle, les activités humaines contribuent à émettre dans l’atmosphère toujours plus de gaz à effet de serre. L’utilisation des énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon), la déforestation et l’agriculture ainsi que l’industrie sont en effet des sources d’émissions de GES. En moins de deux siècles, la quantité de GES présents dans l’atmosphère a augmenté pour atteindre des concentrations inégalées depuis des centaines de milliers d’années.

+ 2°C maximum : un objectif pour éviter le pire

Depuis 2001, les scientifiques du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur le Climat) nous disent que, pour éviter le pire, il faudra limiter le réchauffement de la planète à 2°C en plus par rapport à la période pré industrielle. Avec 2°C en plus, les effets du changement climatique sur les sociétés humaines et les écosystèmes seraient encore gérables. Au-delà, outre les risques d’emballement de la machine climatique, les conséquences deviendraient dramatiques : amplification des phénomènes extrêmes (canicules, inondations, tempêtes), hausse du niveau de la mer, pressions sur les espèces vivantes et les écosystèmes déjà malmenés (y compris les productions alimentaires), extension du territoire des insectes vecteurs de maladies telles le paludisme...

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Division par 2, par 3 ou 4 : Comment s’y retrouver ?

En 2009, à l’occasion de divers sommet internationaux dont celui de Copenhague, l’humanité s’est fixé comme objectif de tout faire pour maintenir le réchauffement de la planète en deçà de 2°C. D’après les scientifiques, cela veut dire  qu’il faudra diviser au moins par 2 les émissions mondiales de GES d’ici 2050. Si ces actions sont ambitieuses et nécessitent une mobilisation de chacun, dans un rapport paru en 2006, l’économiste britannique Sir Nicolas Stern estimait que le coût de l’inaction était bien supérieur en termes économiques que le coût de l’action.

  •  Division par 2  : Il s’agit des émissions mondiales d’ici 2050. Elle est nécessaire pour atteindre l’objectif de 2°C. Aujourd’hui, certains scientifiques recommandent même une division par 3 des émissions mondiales d’ici 2050.

 

  • Division par 4 : Pour diviser par 2 les émissions mondiales de GES et permettre aux pays en développement de sortir de la pauvreté, il faut que les pays industrialisés divisent par 4 leurs émissions d’ici 2050. Pour avoir plus de chance de rester en dessous de 2°C, il faudra probablement aller au-delà et diviser par 5 nos émissions de GES.

 

  • Et d’ici 2020 ? : pour atteindre ces objectifs, les pays industrialisés devront réduire de 25 à 40% leurs émissions d’ici 2020. Dans le même temps, les pays émergents devront eux aussi réduire leurs émissions.