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Campagne de pêche du Thon rouge 2010: N'oublions pas l'essentiel

Communiqué commun, Bloom, Fondation Nicolas Hulot et WWF

La campagne 2010 de pêche du thon rouge a été marquée ces derniers jours par des actes d’une rare violence, perpétrés à l’encontre de militants pacifiques. Cette situation est intolérable et rappelle à chacun qu’en démocratie la violence n’est pas un mode acceptable de résolution des problèmes. Toutefois ces faits ne doivent pas masquer la question essentielle pour l’opinion publique de l’avenir de l’espèce.

 

Thon rouge, une espèce menacée

  • Les étapes à venir de la gouvernance de la pêche du thon rouge.

Au deux tiers de la saison 2010 de pêche au thon rouge, la question de l’avenir de cette espèce se pose plus que jamais. D’ici quelques semaines, les scientifiques de la Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l’Atlantique (ICCAT) vont se pencher sur la situation de la population de thons rouges afin de présenter en septembre prochain, l’état actuel du stock et les scénarios possibles pour l’avenir de la ressource et de la pêcherie. Ensuite, l’ICCAT tiendra sa réunion annuelle à Paris, la deuxième quinzaine de novembre. Au vu des dernières estimations, l’hypothèse la plus probable est que les scientifiques proposeront une fois de plus de baisser les quotas pour 2011. Si tel est le cas, les Etats membres de cette commission devront se poser la question de la répartition de ceux-ci et de l’impact socio-économique de ce choix.

 

  • L’ICCAT peut-elle encore soutenir l’exploitation du thon rouge par les thoniers senneurs ? 

Ces navires industriels, fortement dotées en technologie, ont besoin de 100 à 200 tonnes de thon rouge par saison pour accéder à la rentabilité. Ils représentent en réalité peu d’emplois à l’année, valorisent de façon médiocre le fruit de leur activité en vendant le thon en grande quantité mais à faible prix (jusqu’à moins de 6€/kg). De plus, les thoniers senneurs français ne favorisent nullement la filière aval nationale (mareyeur, poissonnier, restaurateur) puisque leur politique commerciale est principalement orientée vers la vente de thons rouges vivants à des fermes d’engraissement exclusivement étrangères, principalement espagnoles et maltaises. En définitive, ces quelques armateurs sont pour la plupart des hommes d’affaires qui ont su utiliser habilement les fonds publics et les subventions européennes pour constituer, avec le soutien du contribuable, une flotte surpuissante et suréquipée, tout en ayant, par ailleurs, une politique sociale mise en question par de récentes déclarations d’anciens matelots (absence de contrats, de fiche de paie…).

 

  • Pendant ce temps-là, la pêche artisanale se meurt !

Enfin, depuis l’instauration des quotas, cette pêche industrielle a évincé petit à petit la véritable pêche artisanale qui ne dispose pas des mêmes moyens de lobby, ni d’alliés dans la représentation professionnelle au niveau national. Cette pêche artisanale millénaire permettrait une exploitation responsable de la ressource, à forte intensité en emplois et favorisant un développement pérenne des filières. Nous sommes donc surpris, voire indignés du soutien aveugle et inconditionnel dont bénéficient une poignée d’armements, au regard de leurs actes passés et présents, de la part des représentants nationaux de la pêche, de l’administration et du Ministère de la Pêche.

Le moratoire sur la senne et le suivi strict des recommandations scientifiques dans l’établissement des quotas par l’ICCAT sont désormais les deux seules options qui s’imposent pour la mise en place d’une pêche durable en Méditerranée.

En savoir plus sur la décision de l'UE de fermer la pêche au thon (Le Monde, AFD et reuters)

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Posté par :
Johanna, Fondation Nicolas Hulot
Dans :
Veille écologique
Tags :
thon rouge
bloom
wwf
océans
pêche

2Commentaires

Posté par :
true religion jeans (non vérifié)

Ces navires industriels, fortement dotées en technologie, ont besoin de 100 à 200 tonnes de thon rouge par saison pour accéder à la rentabilité. Ils représentent en réalité peu d’emplois à l’année, valorisent de façon médiocre le fruit de leur activité en vendant le thon en grande quantité mais à faible prix (jusqu’à moins de 6€/kg). De plus, les thoniers senneurs français ne favorisent nullement la filière aval nationale (mareyeur, poissonnier, restaurateur) puisque leur politique commerciale est principalement orientée vers la vente de thons rouges vivants à des fermes d’engraissement exclusivement étrangères, Replica Watchesprincipalement espagnoles et maltaises. En définitive, ces quelques armateurs sont pour la plupart des hommes d’affaires qui ont su utiliser habilement les fonds publics et les subventions européennes pour constituer, avec le soutien du contribuable, une flotte surpuissante et suréquipée, tout en ayant, par ailleurs, une politique sociale mise en question par de récentes déclarations d’anciens matelots (absence de contrats, de fiche de paie…).true religion jeans

Posté par :
francky2 (non vérifié)

Mes petits enfants mangeront ils du thon rouge ? annuaire de site internet

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