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Doha : pas d’interdiction de commercialisation du thon rouge

La Conférence des parties de la CITES qui se déroule en ce moment à Doha (Qatar) avait l'avenir du thon rouge entre ses mains. En effet, c'est au sein de cette conférence que ce décide quelles sont les espèces animales ou végétales qui bénéficieront d'une protection au titre de la Convention. Il a finalement été décidé que le thon rouge ne serait pas protégé.

 

Deux propositions rejettées :

  • La proposition de la principauté de Monaco pour une inscription immédiate du thon rouge à l'Annexe I de la CITES a été rejetée à Doha par 68 voix contre 20 favorables et 30 abstentions.
  • L'Europe s'était prononcée ces derniers jours en faveur d'une interdiction du commerce international de cette espèce dans un délai de 12 mois afin d'assurer un « avenir viable aux pêcheurs touchés par les nouvelles mesures ». Cette proposition européenne a également été rejetée par 72 voix contre 42 et 14 abstentions.

Parmi les pays ayant voté contre l'inscription, on recense  Lybie, Canada, Indonésie, Chili, Japon, Corée, Sénégal, Turquie... Et parmi les  pour : l'UE, les Etats-Unis, la Norvège.

Le Japon, principal consommateur de thon rouge, a été suivi par les pays en développement, notamment la Lybie qui a demandé une clôture prématurée des débats. Ce vote met grandement en danger l'avenir de cette espèce dont les stocks ont chuté de 75% depuis 1957 en raison de la surpêche et de la demande croissante.

Un rendez-vous manqué qui met grandement en danger l'avenir du thon rouge

L'inscription du thon rouge à l'annexe I de la CITES aurait permis d'aboutir à l'interdiction du commerce international de cette espèce menacée d'extinction. Concrètement, cela aurait signifié la fin de la pêche industrielle en méditerranée puisque le marché international (essentiellement japonais) constitue le débouché majeur de cette activité.

La prochaine Conférence des Parties de la CITES n'aura pas lieu avant 2 voire 3 ans, le thon rouge aura disparu d'ici là de nos mers et océans. Cette situation va à l'encontre de toutes les alertes scientifiques. Alors que les Etats parties à  la CITES avaient tous les outils entre les mains pour sauvegarder le thon rouge, les considérations politiques et économiques ont pris le dessus laissant ainsi son avenir à la Commission pour la Conservation Internationale des Thonidés de l'Atlantique (ICCAT) qui n'a pourtant jamais réussi à enrayer son déclin.

 

  • Sur le même sujet :

08/03/2010 - Thon rouge : comprendre le rôle de la CITES

09/03/2010 - Thon rouge une décision française controversée

 

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Posté par :
redacteur
Dans :
Veille écologique
Tags :
thon rouge
CITES
doha
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