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En direct de Cancún: bilan de la première semaine

photo benoit faraco

Benoit Faraco, Responsable Climat à la Fondation Nicolas Hulot nous résume cette première semaine de négociations à Cancún.

Les délégations ministérielles commencent à arriver à Cancún et les négociations se sont poursuivies samedi et dimanche, par des discussions de haut niveau. La première semaine a été marquée par un climat plus apaisé qu'à Copenhague, mais les désaccords restent forts. 

Le Protocole de Kyoto

L'un des enjeux principaux de Cancún est de finaliser les discussions autour de la 2ème période d'engagements du Protocole de Kyoto, accord qui engage les pays industrialisés à réduire leurs émissions de GES. Après Copenhague, la plupart des pays semblent décidés à ne pas attendre les Etats-Unis, seul pays à n'avoir pas ratifié cet accord, pour négocier une suite à Kyoto.
Cependant, la volonté politique fait toujours défaut, et la première semaine a été marquée par des positions assez négatives du Canada et du Japon, qui refusent visiblement de s'engager sur des réductions de leurs émissions de GES après 2012.
Cela suscite la colère des pays les plus vulnérables, comme les pays africains et les petits états insulaires, pour lesquels des réductions massives d'émissions sont indispensables pour préserver des conditions de vie déjà précaires.

Cette position de négociation très dure de la part de pays comme le Japon, le Canada et l'Australie devrait s'adoucir dans les jours prochains, mais un accord sur l'avenir du Protocole de Kyoto reste très peu probable à Cancún. Cela est d'autant plus inquiétant que dans certaines discussions, comme celles sur la gestion des terres et la forêt dans les pays industrialisés, les méthodes de comptage utilisées permettent de sous-évaluer certaines émissions, ce qui revient à réduire la portée du Protocole.

Les financements internationaux sur le climat

L'autre point essentiel de Cancún est la mise en place d'un fonds international de lutte contre le changement climatique. Après les annonces de Copenhague de 30 milliards de dollars entre 2010 et 2012, puis de 100 milliards par an d'ici 2020, peu de progrès ont été faits sur la manière de trouver de nouvelles sources de financement. La plupart des discussions sur les financements ont en effet lieu dans d'autres forums comme le G20 pour la taxe sur les transactions financières ou l'OACI (Organisation de l'Aviation Civile Internationale) et l'OMI (Organisation Maritime Internationale) pour la taxe sur les transports aérien et maritime. Un rapport de synthèse, piloté par Gordon Brown et Meles Zenawi a cependant été publié cet automne, et présente une première synthèse peu aboutie des sources de financement possibles.

Les négociations tentent ici d'avancer sur la mise en œuvre concrète de ce fonds. Qui va le gérer ? Comment ? A quoi va servir l'argent ? Sur ces questions, les sensibilités des différents pays sont bien marquées. Les pays en développement souhaitent éviter que ce fonds transite par les grandes institutions internationales comme la Banque Mondiale ou le Fonds pour l'Environnement Mondial, qui ne laissent pas assez de place aux pays du Sud dans leur processus décisionnel.
Mais il faudrait alors pour cela créer une nouvelle organisation, avec un Comité Exécutif plus équilibré, ce à quoi certains pays industrialisés sont assez défavorables.

Une série de décisions techniques pour progresser

Deux autres sujets importants sont en cours de discussion : la protection des forêts tropicales et le lancement d'un programme de travail sur l'agriculture.

Sur les forêts tropicales, peu de choses ont progressées depuis Copenhague, et même si la crise économique a conduit, dans certains pays comme le Brésil, à une baisse de la déforestation, les pays forestiers manquent d'un mécanisme clair qui les incite à protéger durablement la forêt. Si demain les prix des matières premières repartent à la hausse, la déforestation reprendra de plus belle.

Sur l'agriculture, secteur qui représente plus de 13% des émissions mondiales, mais sur lequel on dispose de peu d'informations scientifiques, un programme de travail devrait voir le jour pour améliorer les connaissances et développer des projets pilotes.

Le moment est venu maintenant pour les Ministres de confirmer cette bonne première semaine, afin de trouver un accord qui rende enfin concrètes les maigres avancées de Copenhague.

En savoir plus :

 

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1Commentaires

Posté par :
Jean-Marc Hauth (non vérifié)

Mr Faraco,

Si le problème climatique avance si peu d'un "Copenhague" à un "Cancun" c'est peut-être que les invités ne se comprennent pas sur leurs intentions récipropques.....Peut-être même que certains ont des arrières pensées inavouées qui font que les autres traînent les pieds sans dire pourquoi....
Depuis les premières réunions sur le climat on voit que le co2 augmente dans l'atmosphère et certains pensent que les émissions de co2 sont responsables du changement de climat et que cela modifie les pluies ou cause les séchechresses...
C'est quand même surprenant que personne ne mette en évidence que si le co2 augmente c'est parce qu'il s'accumule dans l'atmosphère car l'activité humaine détruit son recyclage par une avancée désertique qui n'est pas conséquente des émissions du O2 et de son effet de serre mais d'activiés humaines assèchantes directes qu'on ne veut pas mettre sur la table des débats parce que cela arrange tous les invités.
On pourrait alors parler d'assèchement climatique au lieu de parler de réchauffement climatique.
Les activités humaines "assèchantes" sont la déforestation et la progression de l'agriculture, le drainage des terres agricoles, l'endiguement des cours d'eau qui accèlère les cours d'eau dans leur lits mineurs , l'imperméabilisation des sols et l'urbanisme, les surexploitation de l'eau souterraine,etc .
Ces activités réduisent l'infiltration de l'eau dans les sols et surexploitent les nappes phéatiques et entrainent le recul végétal et l'assèchement des sols. L'énergie solaire est alors affectée à l'avancée désertique et donc à l'accèlération du cycle de l'eau atmosphèrique dans un espace qui diminue en reboudissant sur des masse d'air sèches et chaudes.
L'eau est ainsi transportée plus rapidement de l'équateur vers les pôles et les hauts sommets et explique la fonte des neiges et glaces éternelles.
Les retours d'air froid et secs des pôles augmentent les sécheresses des pays traversés comme l'Autralie, l'Argentine, le Canada, la Sibérie dans lesquels les besoins en eau poussent l'activité humaine à une surexploitation supplémentaire des eaux souterraines.

On pourrra encore organiser de l'écolo-tourisme pour que les penseurs du climat prennent des vacances aux frais de la Princesse, Cela ne changera rien......

Il est donc urgent de mettre sur la table des débats le concept "d'assèchement climatique" afin d'aborder des vraies solutions de réhydratation des continents par une répartition des eaux depuis les zones et les périodes excédentaires grâce à une infrastructure de répartition de l'eau à grande échelle et dont les retombées offrent une véritable modification de la socièté dans les siècles à venir.
Biefs du Pilat

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