Le réseau climat développement, réseau d'ONG francophones piloté par le Réseau Action Climat France et Enda, et soutenu depuis 4 ans par la Fondation pour la Nature et l'Homme a organisé fin juin 2011 son 5e atelier annuel, à Mbodiène (Sénégal).
Après les avancées de la conférence de Cancun et la mise en place d'un fonds vert pour aider les pays en développement à lutter contre le changement climatique, le réseau, qui est constitué d'une cinquantaine d'ONG africaines a travaillé sur les enjeux de mise en œuvre de ce fonds dans la perspective de la 16e conférence international sur le climat qui se tiendra à Durban en Afrique du Sud, en décembre 2011.
Financer des projets pour les communautés locales
Le changement climatique touche déjà les populations les plus pauvres en Afriques. Sécheresses, inondations, pertes de rendement agricoles, les conséquences de ce phénomène posent de sérieux problèmes aux communautés qui connaissent déjà des difficultés dans l'accès à l'alimentation, à l'énergie, aux soins ou à l'éducation. Il est donc impératif d'accompagner ces populations dans le développement de projet qui leur permette de s'adapter au changement climatique, mais qui peuvent aussi réduire les émissions de gaz à effet de serre, tout en améliorant la satisfaction des besoins essentiels.
Pour cela, il est impératif que les décisions prises dans les négociations internationales intègrent les préoccupations et réponde aux besoins des communautés locales. C'est en effet sur le terrain qu'apparaissent les meilleurs innovations dans la lutte contre le changement climatique. Il est donc important d'éviter qu'encore une fois l'Afrique soit le parent pauvre des négociations. Elle doit pouvoir bénéficier des financements adéquats pour faire face au défi climatique et énergétique. Agriculture moins consommatrices d'engrais, projets de protection des forêts tropicales, développement des énergies renouvelables, voilà des pistes pour améliorer les conditions de vies des populations, tout en protégeant l'environnement.
Pour le Réseau Climat Développement, il est donc important que la Communauté Internationale entendent la voie des communautés locales, et adapte les nouveaux mécanismes de financement aux besoins des populations. C'est dans ce sens que l'atelier de Mbodiène recommande une plus grande ouverture des mécanismes de gouvernance du Fonds Vert créé à Cancun à la société civile.
Trouver de nouvelles sources de financement
Pour alimenter le fonds vert, de nouvelles sources de financement sont indispensables. En effet, si la Communauté Internationale s'accorde pour dire qu'au moins 100 milliards de dollars par an seront nécessaires d'ici 2020 pour aider les pays les plus pauvres à s'adapter au changement climatique et à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, il n'existe aujourd'hui pas de sources de financements permettant d'alimenter le Fonds Vert. Celui-ci risque donc bien d'être une coquille vide.
L'un des défis de la Conférence de Durban sera donc de trouver de nouvelles sources de financements. Plusieurs pistes existent : la création d'une taxe sur les transactions financières internationales, la contribution des pays riches en fonction de leurs émissions de gaz à effet de serre, la mise en place d'une taxe sur le transport aérien et maritime... Toutes ces sources devront être étudiées par le G20 et les Nations Unies, pour que rapidement après 2012, des projets puissent démarrer sur le terrain.
Téléchargez les premières conclusions de l'atelier de Mbodiène
Pour aller plus loin :
Le site du réseau Climat Développement
Les conclusions de la conférence de Cancun
Les publications du réseau climat développement
Les pages « International » du site de la FNH
1Commentaires
A quand le financement de la planification familiale en Afrique ?
En effet, la surpopulation risque d'y faire plus de ravages que le réchauffement : 220 millions d'habitants en 1950, 1 milliard aujourd'hui, 2 milliards prévus dans 40 ans et 3,5 milliards annoncés à la fin du siècle...
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