La loi Grenelle II sera votée demain au parlement. 3 ans après le lancement des groupes de travail, c'est une bonne nouvelle ! Cette loi va permettre de concrétiser les objectifs retenus par Grenelle I et les engagements pris par le gouvernement.
C'est une première étape, nécessaire, et indispensable. Elle concrétise un certain nombre d'engagements pris par le gouvernement. Avec Grenelle II, la France se met enfin à niveau, sur certains thèmes comme l'urbanisme, la biodiversité, de ses partenaires européens. Notre analyse de la loi Grenelle II est cependant mitigée.
Il y a de belles avancées : la trame verte et bleue opposable aux infrastructures de l'état est une première avancée indispensable pour la création des corridors écologiques. Sur l'urbanisme, les collectivités territoriales vont enfin pouvoir s'appuyer sur un socle de mesures environnementales pour mieux gérer l'énergie, l'eau, les déchets...
Mais force est de constater aussi des reculs depuis octobre 2007. Malgré l'ambition du Gouvernement, les députés ont maintenu des mesures trop restrictives sur le développement de l'énergie éolienne. Sur les pesticides, alors que Grenelle avait décidé une division par 2 des consommations en 10 ans, les députés ont introduits dans la loi des dispositions freinant l'application de cet engagement.
Alors faut-il ou non voter la loi Grenelle II ? La réponse est difficile, tant on note de points positifs d'une part et de points négatifs d'autre part. L'état de l'environnement nous apprend qu'il ne faut renoncer à aucune avancée, mais nous interdit aussi toute reculade, toute hésitation. Le Grenelle n'est pas une fin. C'est un moyen d'amorcer une mutation sans précédent.
La Fondation Nicolas Hulot reconnaît les progrès, déplore certaines insuffisances. C'est maintenant aux représentants du peuple de se prononcer. Mais dès mercredi, il faudra se remettre à l'ouvrage. L'érosion de la biodiversité, le changement climatique, la transition vers une agriculture plus durable, tout cela ne peut pas attendre. Nous faisons le constat qu'il faut aller plus loin. Comment ? D'abord en faisant un bilan du Grenelle. Ensuite en analysant les points de blocages, non pas pour revenir sur les engagements, mais pour aller plus loin, plus vite. C'est dans ce sens que la Fondation rendra publique dans les prochains jours son analyse du Grenelle.
C'est donc maintenant que l'on rentre dans le concret. A l'ensemble des députés, sénateurs, mais aussi à l'ensemble des parties prenantes du Grenelle, notre message est simple : clôturons enfin Grenelle II pour nous concentrer sur l'avenir.
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