Du fait des innombrables services qu’ils rendent à nos sociétés, la conservation et la gestion durable des espèces et des habitats de la planète sont des éléments centraux du développement durable.

Le 22 septembre dernier dans le cadre de la révision des Objectifs du Millénaire, M. Ban Ki-Moon, secrétaire général des Nations unies, déclarait à ce propos « Les écosystèmes de la planète sont une subvention sous-évaluée qui nous est offerte par l’environnement », or « nous sommes en train de provoquer la banqueroute de notre économie naturelle » et a appelé à l’adoption d’un « programme de sauvetage avant qu’il ne soit trop tard ».
Le Japon accueillera la dixième réunion de la Conférence des Etats Parties (COP-10) de la Convention sur la Diversité Biologique à Nagoya, du 18 au 29 octobre.
Adoptée le 5 juin 1992 lors du Sommet de Rio et entrée en vigueur le 29 décembre 1993, cette Convention compte actuellement 193 parties contractantes, dont la France ainsi que l’Union Européenne.
Parmi les États Membres de l’ONU, on notera l’absence notable des États-Unis qui ont signé la convention en juin 1993 mais ne l’ont pas ratifiée. En avril 2002, lors de la sixième réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique, les gouvernements s’étaient engagés « à assurer, d’ici 2010, une forte réduction du rythme actuel de perte de diversité biologique aux niveaux mondial, régional et national, à titre de contribution à l’atténuation de la pauvreté et au profit de toutes les formes de vie sur la planète ».
Cet objectif n’a jamais été atteint ni même bien évidemment approché. L’un des trois grands dossiers qui sera négocié à la COP-10 sera l’adoption du nouveau plan stratégique de la convention afin de convenir d’une vision pour 2050 et de fixer de nouveaux objectifs mondiaux pour 2020, davantage en lien avec la réalité, qui serviront de lignes directrices pour l’adoption de stratégies nationales.
L'adoption d’un cadre juridique - dans le meilleur de cas, un protocole à la convention – pour la mise en œuvre du "partage juste et équitable des avantages découlant de l’exploitation des ressources génétiques » (APA) constituent le deuxième grand dossier de cette COP.
De l'obtention de ce deuxième objectif dépendra la possibilité d'un accord commun sur le « mécanisme intergouvernemental d’échanges entre scientifiques et décideurs en matière de biodiversité et de services écosystémiques (IPBES) », l’équivalent du Giec pour la biodiversité. Il a été agréé lors d’une réunion intergouvernementale tenue à Busan, en République de Corée, en juin dernier et la décision de création pourrait avoir lieu en novembre 2010.
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1Commentaires
La cause FONDAMENTALE de la perte de la biodiversité est la croissance exponentielle de l’effectif humain.
En effet, nous sommes passés de 1 milliard en 1800, à près de 7 milliards aujourd’hui. Mécaniquement, à peu de choses près, en un peu plus de 2 siècles, nous avons occupé 7 fois plus de territoires (habitat, terres agricoles et infrastructures diverses). Et donc finalement, l'espace dévolu à la faune et à la flore a été amputé d'autant !
Bien évidement, si la population passe à 9 milliards, comme c’est prévu en 2050, le phénomène va encore s'accélérer...
Si nous voulons agir avec un temps soit peu d’efficacité sur le moyen terme, la sauvegarde de la biodiversité passe donc, en premier lieu, par la modération de la natalité.
http://www.demographie-responsable.org/
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