Et si les plantes avaient un réel pouvoir d’assainissement?
Parmi les différents types de systèmes employés pour traiter les eaux usées, l'assainissement par filtres plantés (ou phyto-épuration) est une réponse écologique éprouvée qui vient parfaitement s'insérer dans le cadre d'une gestion durable des ressources.
Il s’agit d’un système d'assainissement qui utilise le pouvoir épurateur des plantes pour traiter les eaux usées par bassin de filtres plantés. Les plantes (roseaux, joncs) assurent le développement d'un milieu qui permet d'assainir l'eau. En réalité, ce ne sont pas les plantes qui effectuent ce traitement biologique mais les micro-organismes qui vivent dans les racines. Les plantes, elles, ne servent qu’à fournir un habitat propice à ces colonies de bactéries.

Le filtre est composé de deux parties. La première est plantée exclusivement de roseaux, la seconde de plantes des marais qui fleurissent (essentiellement des iris). Les eaux usées sont déversées sur la surface du premier filtre planté, transitent dans le filtre vertical, et tous les micro-organismes qui vivent dans le massif vont se nourrir des oligo-éléments qui sont dans l’eau.
L’épuration par les plantes n’est pas uniquement à la portée des collectivités, elle peut également faire office de système d’assainissement individuel. À ce niveau-là, ce système est mis en place pour ne traiter que les eaux grises (douche, vaisselle, lave-linge...). L’assainissement individuel par plantes filtrantes leur fournit une alternative efficace, durable et sans impact sur l’environnement – voire un impact positif, puisqu’il en résulte du compost qu’il est ensuite possible de valoriser sur place. Son coût ? Compter entre 7000 et 10 000 euros pour équiper une maison à vie.
Pas besoin d’avoir nécessairement la main verte, l’entretien d’une filière de phyto-épuration relève du jardinage classique : désherber de temps en temps, arroser en été et éventuellement couper les tiges séchées. L’hiver, même si les plantes fanent, leurs racines restent bien vivantes et continuent donc de faire leur travail. Le système de phyto-épuration permet alors de traiter les eaux usées tout au long de l’année.
Et que devient l’eau débarrassée de ses polluants? Elle doit être rejetée pour s’infiltrer dans le sol, mais elle peut tout aussi bien alimenter un système d'irrigation du jardin !
Pour aller plus loin :
Consulter les fiches bonnes pratiques de la Fondation pour mieux consommer : des fiches très concrètes déclinées en 3 volets - j'habite, je me déplace, je consomme - qui synthétisent la démarche à entreprendre, l'explicitent par un exemple et communiquent les adresses utiles pour mener à bien son projet (aides financières, comment en savoir plus...).
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