
En cette période de crise, et malgré un encours qui s’est stabilisé autour de 1,6 milliard d’euros, la collecte des fonds solidaires proposés par des établissements financiers comme la Caisse des Dépôts, la Macif, le Crédit Coopératif ou Natixis a permis d’investir 379 millions d’euros (soit une hausse de 34% par rapport à 2007) dans des entreprises agissant dans le domaine social, le logement (41% des fonds), l’emploi (30%), ou l’environnement (19%).
Multipliée par deux en 3 ans, l’offre de produits compte aujourd’hui une centaine de fonds d’épargne solidaire, labellisés par Finansol.

Source visuel : Finansol/la Croix
A partir du 1er janvier 2010, toute entreprise qui mettra en place un plan d’épargne entreprise (PEE) pour ses salariés, aura l’obligation de proposer au moins un Fond Commun de Placement d’Entreprise Solidaire (FCPES) ; les salariés pourront choisir ou non d’y souscrire. Ces FCPES investiront 5 à 10% de leurs capitaux dans des entreprises solidaires, le reste sera placé de manière "classique", précise Finansol.
En plus d’une accessibilité de plus en plus importante, l’épargne solidaire jouit d’une fiscalité avantageuse qui permet de bénéficier de réductions d’impôts sur le revenu ou sur les sociétés avec notamment :
• 25 % de réduction d’impôts sur le revenu pour les actions non-cotées dans le cadre de la
loi Madelin,
• 66 % de réduction d’impôts pour les dons générés par les placements solidaires de partage,
• Une exonération de l’impôt sur le revenu pour un plan d’épargne salariale. Dans ce
cadre, l’épargne doit être bloquée au moins 5 ans pour un PEE et jusqu’à la retraite pour un
PERCO.
• 75% de déduction de l’ISF dans le cadre de la loi TEPA pour une souscription au capital
d’une PME non-cotée
• Un prélèvement libératoire à taux réduit de 5% (au lieu de 18%) pour les dons générés par les placements de partage solidaires suite à l’amendement Finansol à la loi de finances 2008.
57% des Français déclarent qu’ils pourraient souscrire un placement solidaire.
Avec des chiffres aussi éloquents, voilà une bonne raison pour se tourner vers la finance solidaire.
Téléchargez le guide de l'épargne salariale solidaire ici
Pour plus d'informations :
1Commentaires
Le label Finansol a le mérite d'exister, mais les critères d'obtention du label sont si accommodants qu'ils suscitent finalement plus le désappointement et la défiance que la confiance:
http://www.finansol.org/UPLOAD/rubrique/pages/48/48_rubrique.php?PHPSESS...
Dans ces conditions, le label Finansol peut être obtenu avec seulement 10% de financement solidaire, et 90% de financements autres qui peuvent tout à fait nuire à la solidarité.
Existe-t-il des labels plus intransigeant que Finansol ?
Pour un financement solidaire local, la reconnaissance de dette semble plus pertinente. Mais sinon ?
Sapere aude !
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