Ces dernières années, le prix du pétrole a connu d’importantes fluctuations, passant de 9 US$ en décembre 1998, à 145 $ en juillet 2008, puis redescendant à 32 $ en décembre 2008, avant de remonter à 86 $ début mai 2010.

Revenant sur ces évolutions, le nouveau rapport du Conseil d’Analyse Economique (CAE) met la France en garde contre « Les effets d’un prix du pétrole élevé et volatil».
Plusieurs facteurs influent sur le prix du pétrole :
Depuis les deux premiers chocs pétroliers des années 70, la France, qui importe plus de 98% de son pétrole, a cherché par différentes stratégies à se protéger de la volatilité des prix des énergies fossiles.
Le rapport du CAE relève ainsi que plusieurs facteurs permettent d’atténuer les effets de la volatilité du prix du brut :
Malgré ces évolutions, la menace que fait peser sur notre économie un pétrole inévitablement cher perdure : selon les auteurs, un quasi doublement du prix de 80 à 150 dollars réduirait le Produit Intérieur Brut (PIB) de 1 à 2 points de pourcentage. Au regard des 2% de croissance nécessaires pour sortir notre économie de la crise, c’est beaucoup !
De plus, si une hausse du prix du baril affecte la production nationale dans son ensemble, l’effet est bien plus prononcé sur un plus petit nombre de secteurs (particulièrement le transport, le logement) et sur les ménages précaires et/ou ruraux pour lesquels une hausse même minime du prix de l’énergie a des effets importants. L’étude souligne aussi la nécessité de réguler les marchés dérivés des matières premières pour limiter les variations du prix du baril à sa source.
Pour la Fondation Nicolas Hulot, et comme le rappelle aussi le rapport, la première priorité reste la réduction des consommations d’énergie, qui permet à tous d’être moins vulnérables face aux variations des prix.
La Fondation Nicolas Hulot partage donc les préconisations des auteurs sur le caractère fondamental des politiques climatiques et de l’accélération dans la mise en oeuvre du Grenelle de l’Environnement. La Fondation est, de plus, particulièrement en accord avec la nécessité d’une réforme en profondeur de la fiscalité énergie/environnement pour inciter à l’efficacité énergétique et au déploiement des sources d’énergies peu carbonées, ainsi qu’un accompagnement des acteurs les plus vulnérables.
Cette réforme serait, par ailleurs, source de bien d’autres avantages que celui de l’indépendance énergétique, en permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre, et en encourageant l’innovation.
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