Il y a dix ans, lors du sommet du Millénaire, les Nations Unies ont adopté les objectifs du millénaires. Alors qu’une part croissante de la population mondiale stagnait dans un niveau de pauvreté et que la richesse mondiale ne cessait de croitre, la Communauté Internationale s’est dotée de 8 objectifs très concrets à atteindre pour 2015.
Du 20 au 22 septembre 2010, les principaux signataires de ces objectifs se sont retrouvés pour faire un point d’étape. Si l’on constate des progrès sur certains objectifs, des efforts importants restent à faire dans les 5 prochaines années. Plus de 800 000 personnes souffrent encore de la faim (objectif 1) tandis que plus de 1,3 milliard de personnes vivent avec moins de 1,25 dollars par jour et que les dégradations environnementales continuent (objectif 7).
Un effort supplémentaire est donc à mettre en œuvre rapidement si l’humanité souhaite atteindre les objectifs qu’elle s’est fixée. C’est la principale conclusion du Sommet de New York qui insiste en outre sur l’importance de répondre de manière conjointe aux défis économiques, sociaux et environnementaux. Il est notamment important d’engager une nouvelle solidarité internationale, avec la mise à disposition de ressources financières pour les pays les plus pauvres.
Les crises environnementales (changement climatique, érosion de la biodiversité…) rendent en effet plus compliquée l’atteinte des objectifs. Le changement climatique et l’érosion de la biodiversité perturbent par exemple la production agricole et rendent les populations plus vulnérables à certaines maladies comme le paludisme. De même, l’accès inégal aux ressources est un facteur aggravant de pauvreté. Avec la perturbation du cycle de l’eau et des énergies fossiles de plus en plus chère, réussir un développement compatible avec les grands enjeux environnementaux va être de plus en plus complexe.
Un nouveau modèle de développement, centré sur la solidarité et le partage des ressources est donc impératif. Dans ce cadre, la Fondation Nicolas Hulot, associée à des ONG européennes et africaines travaille depuis plus de 3 ans à des propositions concrètes pour lutter contre le changement climatique et la pauvreté.
La France présidera le G20, réunion regroupant les pays industrialisés et les grands pays émergents en 2011. Cette année est fondamentale dans la préparation d’une année 2012 très chargée, avec l’objectif de trouver un accord sur le climat avant que le Protocole de Kyoto n’expire et que l’on célèbre les 20 ans du Sommet de la Terre de Rio.
A l’occasion du Sommet de New York la semaine dernière, Nicolas Sarkozy a réaffirmé l’intention de la France de proposer la mise en place d’une taxe sur les transactions lors du G20, ce qui permettrait de générer d’importantes ressources.
Mais la France doit aller plus loin, et faire de 2011 une étape importante dans l’adoption de nouveaux mécanismes internationaux répondant à la fois aux défis environnementaux et socio-économiques.
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