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Prêts à sauver la montagne avec les Mountain Riders ?

Prêts à sauver la montagne ?


L'heure du grand nettoyage de printemps a sonnée !
Comme chaque année, Mountain riders, association partenaire de la Fondation a lancé sa campagne de collecte de déchets en montagne. L'association se mobilise cette année encore pour une montagne propre. Une mobilisation de tous est nécessaire, petits et grands, locaux, pratiquants et touristes, professionnels et riders, ensemble agissons pour préserver notre terrain de jeu.
Grâce aux journées de ramassage plus de 45 tonnes de déchets ont été collectées en 2011 par 7000 bénévoles dans 130 stations.


Du 01 mai au 01 septembre la chasse aux déchets est ouverte !

Tous les acteurs des stations et des autres lieux de pratiques sportives en montagne, pratiquants et professionnels, locaux et vacanciers sont invités à ramasser les déchets présents sur les pistes, sous les télésièges, sur les fronts de neige... conséquences directes du tourisme hivernal. Après l'épreuve de ramassage, tout le monde est convié à un repas et invité à profiter des animations crées pour l'occasion. L'ambiance se veut festive car la montagne c'est avant tout le plaisir de se retrouver ensemble dans des milieux magnifiques et privilégiés.

 

Campagne montagne 2012

 

Interview de Ouest France: Nicolas Hulot plaide pour une "troisième chambre"

source : Nicolas Hulot plaide pour « une troisième chambre », Ouest France, 29/04/2012

Composée de citoyens et d'experts, elle serait dotée d'un droit de veto sur les « décisions de l'exécutif ou du législatif compromettant l'existence de notre génération et des suivantes ». 
L'écologie a été la grande absente dans cette campagne...
Nicolas Hulot, président de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme : Pour reprendre ma métaphore du syndrome du Titanic, on peut dire que l'orchestre a battu à plein pour distraire notre attention de la crise écologique.

La faute à qui ?
Pour faire bref et ne vexer personne : l'urgence du court terme. On s'est clairement habitué aux tic-tac des bombes à retardement. D'autant que les changements climatiques ou la raréfaction des ressources, pour ne parler que de ces deux aspects, occasionnent, chez nous, encore peu de souffrances immédiatement palpables. Çà et là, pourtant, les nouveaux « précaires » énergétiques ou alimentaires s'additionnent.

Cette crise menace, selon vous, « les acquis de deux siècles d'amélioration de niveau de vie »
En mettant de côté les enjeux écologiques, ce sont les questions d'énergie, d'agriculture, de biodiversité que l'on balaie d'un revers de main. Comment parler de pouvoir d'achat sans parler de modèle énergétique ? Comment discuter de santé sans interroger notre modèle agricole ? Nous avons une incapacité chronique à appréhender simultanément les préoccupations quotidiennes et les crises à venir. Nous soignons les symptômes, mais nous sommes incapables de traiter, voire même d'identifier les causes.

Que proposez-vous pour que cela change ?
Une proposition structurante à mettre au débat ces jours-ci serait la création d'une troisième chambre qui n'ait comme critère que les enjeux du long terme : la « chambre du futur ». Pourquoi pas, comme certains le proposent, une émanation du Conseil économique, social et environnemental (CESE).

Quel serait son rôle ?
Si les décisions de l'exécutif ou du législatif compromettent les conditions d'existence de notre génération et des suivantes, cette chambre devrait, a minima, disposer d'un droit de veto constructif. Concrètement, elle pourrait interroger nos choix d'exploiter les gaz de schistes, d'encourager le modèle agricole productiviste, de favoriser les subventions à la pollution... Encore faudrait-il aussi que l'exécutif dans son ensemble soit contraint de s'y déplacer pour prendre solennellement connaissance des travaux, avec obligation d'évaluer et de commenter.



Qui composerait cette chambre ?
Des citoyens tirés au sort et des experts reconnus, également tirés au sort, sur une liste proposée par les ONG et validée par l'Assemblée et le Sénat. Ce serait un lieu de contre-pouvoir où, d'une manière apaisée, documentée et non partisane, on pourrait élaborer les propositions pour construire l'avenir.

Ce n'est pas un peu utopique ?
Ce qui nous tue, c'est de penser que l'on va obtenir des résultats différents en appliquant les mêmes recettes. Notre ennemi c'est l'orthodoxie. Il faut s'ouvrir à l'irréalisé. Dans le désert affligeant de créativité sur cet enjeu déterminant, cela rehausse au moins l'impasse tragique de la campagne. Plutôt que de céder à la tentation du désespoir, proposons sans relâche et rêvons d'être enfin compris.

En savoir plus:
> Qu'est ce qu'une démocratie écologique ? 2 outils pour comprendre
> Pour une 6e République écologique : allier et démocratie
> Téléchargez la publication Veille et Proposition "Démocratie écologique: l'environnement au coeur de la citoyenneté et des institutions
> Retrouvez la vidéo de Dominique Bourg sur la démocratie écologique

Résultats du sondage sur le lien entre crise écologique et économique

Alors que l'environnement est relégué au second plan par la crise économique, la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme a souhaité interroger les Français sur le diagnostic qu'ils portent et les corrélations qu'ils identifient, entre la crise économique et la crise écologique. Un sondage*, mené pour la FNH par Harris Interactive, dresse un constat clair : 6 personnes sur 10 jugent qu'une régulation du modèle financier et économique permettrait de contribuer à lutter contre la crise écologique (61% « efficace », dont 22% « très efficace »).

55% des sondés estiment que le prochain président devra autant tenir compte de la crise économique que de la crise écologique. Grands absents des débats de la campagne présidentielle, les enjeux écologiques n'ont pour autant pas disparu des préoccupations. Plus de huit Français sur dix (84%) se déclarent toujours préoccupés par la crise écologique. Ils jugent également que mieux respecter l'environnement pourrait permettre de créer des emplois (3 français sur 4).

 

Résultats sondage crise

La crise écologique, un sujet préoccupant ?

84% Oui

14% Non

Huit personnes sur dix jugent que le système financier actuel « n'est pas viable sur le long terme car il conduit à l'épuisement des ressources naturelles » (81% d'accord) et qu'il "doit être réglementé à l'échelle mondiale" (80% d'accord).


La Fondation Nicolas Hulot lance un appel pour une reprise en main démocratique du système financier

Suite à ce sondage, la FNH souhaite interpeller les décideurs politiques et économiques à prendre position sur des mesures pour remettre la finance au service de l'économie réelle et de la transition écologique. Pour cela, elle invite le grand public à voter sur son site Internet en faveur d'un appel aux décideurs politiques et économiques sur ces 5 mesures essentielles. Pour soutenir ces mesures, la FNH a porté une réfléxion autour de 6 propositions, qu'il est possible de soutenir et de commenter, afin d'inverser la tendance actuelle.

En savoir plus
> Découvrir l'appel aux décideurs politiques et économiques
> Télécharger le communiqué de presse du sondage
> Télécharger l'analyse détaillée du sondage
> Télécharger les graphiques du sondage
> Télécharger le texte de l'appel

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Posté par :
mariew
Dans :
Parlons solutions
Tags :
sondage
crise écologique
enjeux écologiques

Soutenez l'appel pour une reprise en main démocratique du système financier

SOUTENEZ L'APPEL pour une reprise en main démocratique du système financier que la Fondation Nicolas Hulot porte auprès des décideurs politiques et économiques.

  • Aujourd'hui, le système financier oriente l'économie vers la destruction des ressources naturelles.
  • Les Etats ont perdu la main, et sont contraints de mener des politiques d'austérité, en réduisant les investissements dans la transition écologique (énergies renouvelables, isolation des logements, transports en commun...)

  • Il est indispensable de réguler le système financier pour le mettre au service de l'économie réelle, en créant notamment des emplois dans les secteurs d'avenir.

  • Face à cette urgence sociale, écologique et économique, nous demandons aux décideurs politiques et économiques de prendre position sur les mesures suivantes qui concernent l'ensemble de notre société.

1. PROMOUVOIR LE FINANCEMENT DE L'ÉCONOMIE RÉELLE

En contrepied des politiques d'austérité, nous proposons le lancement d'un grand plan de transition écologique et sociale (logement, rénovation thermique des logements, énergies renouvelables, agriculture durable,...). Des agences publiques de projet bénéficieront de prêts à taux nul de la Banque centrale, via des banques publiques d 'investissement. Un livret vert sera créé en complément du livret A pour mobiliser l'épargne des citoyens sur la transition écologique.

2. MORALISER LA FINANCE EN IMPOSANT DAVANTAGE DE TRANSPARENCE

Aujourd'hui, une part importante des transactions financières échappe au contrôle des autorités financières et sont réalisées directement entre acteurs, au gré à gré (Over The Counter, c'est à dire non sécurisés, sans transparence ni contrôle). Nous saluons donc la récente adoption du règlement européen EMIR qui impose des chambres de compensation sur ces marchés. De plus, afin de lutter contre l'évasion fiscale, nous proposons d'exiger des banques un transfert automatique des informations relatives aux comptes des non-résidents, en miroir de la loi FATCA que Barack Obama a promulguée en mars 2010, même si celle-ci a été récemment affaiblie. Ces mesures constituent une première étape pour permettre aux Etats de retrouver la maîtrise des marchés financiers, donc de l'épargne et, finalement, de leur politique fiscale et de leur souveraineté.

3. SORTIR DE LA DÉMESURE QUI EXISTE ACTUELLEMENT EN BOURSE

La moitié des échanges financiers sont réalisés par des programmes informatiques au millième de secondes au seul bénéfice des spéculateurs et sans apporter de réelle garantie en termes de liquidité des marchés. Nous demandons donc l'introduction d'un temps minimal de détention des actifs financiers pour éviter ce type de comportements. La mise en place d'une taxe ambitieuse sur les transactions financières permettra également de tempérer les excès de la finance tout en dégageant des recettes notamment pour la solidarité avec les pays du Sud.

4. PERMETTRE AUX ÉPARGNANTS DE CONTRÔLER L'UTILISATION DE LEUR ÉPARGNE

Il est tout aussi fondamental de donner plus de pouvoir aux épargnants pour contrôler ce que devient l'argent déposé dans les banques et mettre fin aux mécanismes qui font que notre épargne alimente la finance casino. Il s'agit a minima d'imposer aux gestionnaires d'assurances vie ou de plan d'épargne de demander l'autorisation aux épargnants avant de prêter les titres achetés avec leur argent à des fonds spéculatifs (hedge funds).

5. CRÉER UN MINISTÈRE DE LA RÉFORME DE LA FINANCE

Afin de marquer l'importance politique de la reprise en main du système financier et de renforcer la voix de la France sur ces questions, nous demandons la création d'un Ministère spécifiquement en charge de la réforme de la finance. Ce ministère disposera de moyens nécessaires (en particulier humains) pour impulser et vérifier la bonne mise en œuvre des réformes par les institutions financières.
Votre soutien est fondamental pour aider la Fondation à porter ses propositions auprès des décideurs politiques et économiques.

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mariew
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Veille écologique
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economie
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bourse
économie réelle

Nicolas Hulot : "Je suis frappé par la myopie des discours"

Source : Le Monde, 07/04/12, 11h29 Propos recueillis par Laurence Caramel et Anne-Sophie Mercier

 

Nicolas Hulot regrette que, sur l'écologie, la « conversion » des politiques n'ait pas eu lieu.

L'écologiste Nicolas Hulot, candidat malheureux à la primaire d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et président de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme, dénonce dans un entretien au Monde l'incapacité des grands partis à prendre en compte l'épuisement des ressources et le changement climatique.

 

La crise écologique est un thème quasiment absent de la campagne présidentielle ; cela vous surprend-il ?

Je suis frappé par la myopie des discours de cette campagne. Les principales formations politiques tentent de répondre avec plus ou moins de brio aux préoccupations quotidiennes des Français, mais elles n'ont pas intégré la nouvelle contrainte du XXIe siècle, qui est une contrainte écologique. Tous les signaux sont au rouge - le climat, la biodiversité, l'état des océans... tous les rapports nous disent combien le coût de l'inaction va être préjudiciable à nos économies. Ce que l'on observe est sans commune mesure avec ce que nos sociétés ont connu jusqu'à présent. Or, je suis obligé de constater que les candidats et les appareils politiques n'en ont pas une pleine conscience. La conversion que j'attendais n'a pas eu lieu. Je cherche désespérément une vision qui ne soit pas Hexagonale. Il y a dans le monde des paramètres qui conditionnent l'avenir de la France et, parmi eux, la raréfaction des ressources naturelles, qu'il faut anticiper.

 

Avec leur discours punitif, les écologistes n'ont-ils pas leur part de responsabilité ?

La difficulté pour les lanceurs d'alerte - et je suis bien placé pour en parler car je suis catalogué comme catastrophiste - est d'être pris en étau. Soit on tamise la réalité et on donne le sentiment que le statu quo est tenable. Soit on dit la réalité, celle que nous livrent les différents rapports d'experts français et internationaux, et là personne n'y croit. Ou plus exactement, selon moi, on entre dans un état de refoulement.

 

Que faire ?

Je n'ai pas de réponse. Ma stratégie pour 2012 était de tenter de précipiter cette mutation en étant candidat. Cela n'a pas fonctionné. Je reviens donc à mes premières armes à travers ma fondation.

Quitte à prêcher dans le désert, je veux maintenant mettre dans le débat des outils concrets - que ce soit en matière de fiscalité, de gouvernance... Nos politiques sont dans un tel désarroi et dans une telle orthodoxie. Le dénominateur commun à toutes les crises que nous connaissons est notre incapacité à nous fixer des limites. La réponse politique s'appelle la régulation. Les enjeux écologiques doivent transgresser les clivages idéologiques. La gauche seule ou la droite seule n'y arriveront pas.

 

N'était-ce pas l'idée du pacte écologique ?

Oui, mais depuis, les candidats ont renié une clause qu'ils avaient signée avec le pacte : l'écologie devait devenir le déterminant majeur de leurs politiques. En 2007, j'avais le sentiment que le pays allait se mettre en marche et qu'il n'allait pas s'arrêter. Aujourd'hui, on revient en arrière.

 

Pourquoi ?

Il faudra qu'EELV s'interroge sur ce qui structurellement ne va pas dans leur parti et surtout pourquoi leur message n'est parfois pas audible. Ce n'est pas une question de personne. Si j'avais été à la place d'Eva Joly, aurais-je fait mieux ? Ce n'est pas certain. Mais mon reproche va avant tout aux grandes formations politiques.

Si la gauche avait travaillé sur ces sujets, elle ne serait pas encore obligée de sous-traiter la question écologique. Et la droite ne devrait pas être dans l'attitude de considérer qu'avec le Grenelle de l'environnement elle a rempli définitivement son devoir écologique. Le Grenelle était un processus intéressant et va permettre, dans certains domaines comme le logement, des transformations importantes. Mais enfin, tout reste à faire. Que je sache, il n'y a rien eu sur la remise en cause du modèle économique qui provoque tous ces grands déséquilibres...

 

Que proposez-vous ?

Je veux croire qu'il existe une alternative : elle s'appelle la croissance sélective. Il s'agit d'identifier les secteurs que nous avons besoin de développer, - les énergies renouvelables, l'isolation des bâtiments -, ceux qui doivent prendre en compte les limites des stocks naturels - par exemple la pêche -, et ceux enfin dont il faut sortir parce qu'ils ont un impact écologique trop lourd, comme les énergies fossiles.

 

Où trouvez-vous l'argent ? Et comment rendre cette transition acceptable socialement ?

Le préalable est de redonner de l'air aux Etats paralysés par la dette. Les banques centrales doivent pouvoir prêter aux Etats à un taux quasiment nul pour financer ces investissements d'avenir. Et puis nous avons un instrument qui s'appelle la fiscalité. Elle a un double objectif. D'abord, bien sûr, la solidarité : on capte de l'argent et on le redistribue.

Le second objectif est la régulation. Nous devons basculer tout ou partie de nos prélèvements sur ce qui détruit l'environnement, les ressources naturelles, et alléger les charges qui pèsent sur le travail. C'est ainsi que l'on peut structurer l'économie de demain. Pour avoir d'autres recettes, il faut aussi augmenter les taxes qui touchent les revenus du capital. On doit pouvoir dire cela sans dogmatisme. Il n'est pas normal que la finance ait construit un système pour exister en marge de l'économie réelle.

 

La taxe carbone allait dans ce sens, ce fut un échec...

Cette expérience a montré que quand on veut agir avec un seul instrument cela ne marche pas. Il faut une réforme globale, et surtout montrer que cette transition n'est pas pénalisante socialement. Au contraire, à condition d'être un peu vertueux, elle peut conduire à des gains de pouvoir d'achat. Il existe une intelligence collective, il faut lui donner un sens. Et croyez-moi, c'est un projet exaltant.

 

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mariew
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nicolas hulot
pacte écologique
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