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Nagoya : le protocole est adopté, l'IPBES devrait être maintenant créé

Hier à Nagoya, les 193 pays signataires de la Convention sur la Diversité Biologique (à l’exception des Etats-Unis qui n’ont jamais ratifié cette convention) ont signé le protocole tant attendu sur l’accès aux ressources génétiques et le partage des avantages tirés de leur exploitation (APA).

Ce protocole concerne les conditions d’utilisation et de commercialisation des ressources génétiques et des produits dérivés utilisés principalement dans l’industrie pharmaceutique et cosmétique. Ce protocole ouvre la voie à une nouvelle répartition des bénéfices entre les utilisateurs de ces ressources ou des produits issus de ces derniers comme des médicaments et les détenteurs de ces dernières, comme les pays du Sud ou les communautés autochtones.

Point de blocage depuis la création de la CBD (Convention sur la Diversité Biologique) en 1993, ce protocole enfin adopté va permettre d’accélérer la signature de la création de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), l’équivalent du Giec pour la biodiversité. Cette décision pourrait être prise en novembre de cette année avant la conférence de Cancun sur le climat. Concernant, les autres enjeux de cette conférence, le plan stratégique, non contraignant a été adopté par les pays signataires.

La stratégie est déclinée en 20 objectifs qui doivent notamment permettre de réduire au moins de moitié la perte des habitats naturels, incluant les forêts. Il est bien sûr indiqué que l’objectif à terme est d’atteindre une perte zéro d’habitat naturel. Concernant, les objectifs en termes d’aires protégées, les engagements pris concernent 17% d’aires terrestres à protéger (pour 12% actuellement sous protection) et 10% pour les zones marines d’ici 2020 (pour 1% de zones actuellement protégée). Cet objectif est en deçà de l’engagement de 20% d’aire marine protégée pris à Johannesburg en 2002. Enfin les pays se sont engagés, en termes de conservation et de restauration à restaurer 15% des terres dégradées.

En termes de financement, à l’exception de quelques engagements importants comme ceux du Japon (deux milliards de dollars) et de certains pays ou régions comme la France et l’Union européenne, les pays ont seulement réussi à se mettre d’accord sur une stratégie de mobilisation de fonds d’ici 2012.

Tout n’a pas été résolu, évidemment, mais une grande étape a été franchie par 193 pays engagés ensemble aux côtés de la biodiversité. Longue vie à cette décennie de la biodiversité à venir.

En savoir plus sur l'IPBES

 

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2Commentaires

Posté par :
sauveznous (non vérifié)

Comment forcez les États-Unis à ratifier cette convention? Ils n'ont pas d'enfants ou quoi ?
Après moi, c'est le Déluge, n'est-ce-pas Monsieur OBAMA ou plutôt Messieurs les Américons.

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