Nous avons changé de monde. Personne ne nie la mondialisation économique. Plus personne n'entretient d'illusions sur le pouvoir d'un pays isolé à infléchir la réalité. La concurrence commerciale entre les nations est tangible pour tous. Elle est présente dans notre quotidien via la multitude des biens disponibles, mais aussi à travers les délocalisations et fermetures d'entreprises.
Nous sommes également face à d'autres changements, plus structurants encore, mais presque imperceptibles. Car si nos sens peuvent nous renseigner sur la météo et ses variations, ils ne nous permettent en rien de repérer l'évolution des températures moyennes ou de la composition chimique de l'atmosphère. Plus généralement, ils ne disent rien sur les limites de la planète et celles de ses ressources. Et pourtant le tableau est saisissant : une véritable razzia !
Nous vidons la Terre d'une grande part de ses ressources. Les grandes compagnies pétrolières, notamment Shell et Total, annoncent pour les toutes prochaines années le pic pétrolier. Bientôt notre addiction à l'or noir, faute de ressources, deviendra ingérable socialement et économiquement. Nous avons dans le même temps fait main basse sur les ressources minérales facilement accessibles. Pour un grand nombre de métaux, les gisements actuellement exploités devraient être épuisés entre une et quelques décennies. Nous pourrons trouver d'autres gisements, mais à un coût énergétique et économique toujours plus élevé. Nous utilisons annuellement la moitié des ressources d'eau douce disponible, en dégradant sa qualité quand nous la restituons aux écosystèmes.
Dans les mers, la situation n'est pas meilleure. Nous avons vidé les océans. Le poids moyen des poissons pêchés est, en trente ans, passé de 800 à 150 grammes. Il y a autant de thons rouges conservés à - 60 °C au Japon que dans les mers. Ajoutons à cet état des ressources les limites imposées à nos activités par le fonctionnement même de la biosphère. Nous avons franchi, ou nous sommes sur le point de le faire, si l'on suit une publication récente de Nature, un seuil de dangerosité dans les neuf domaines suivants : le changement climatique, le taux d'érosion de la biodiversité, l'interférence des cycles de l'azote et du phosphore, la déplétion de l'ozone stratosphérique, l'acidification des océans, l'usage de l'eau douce et celui des sols, la quantité et la qualité de la pollution chimique et enfin l'impact des aérosols atmosphériques.
Finalement, comme l'a établi en 2005 le Millennium Ecosystem Assessment, plus de la moitié des services écologiques de fourniture et de régulation que nous procurent les écosystèmes sont dégradés ; les autres sont en voie de l'être. Arrêtons là cet inventaire d'informations macabres, inaccessibles à nos sens, et qui peuvent donc facilement être contestées par toutes sortes de marchands de sable. Car ce problème de perception se traduit par un prisme idéologique qui conduit à ignorer que cette situation menace directement nos activités économiques et même, à plus long terme, la viabilité de la planète pour l'espèce humaine. Il n'y a donc aucun sens à opposer souci de l'environnement et souci économique, tant la disponibilité des ressources naturelles et l'état de la biosphère les conditionnent.
Nous sommes sept milliards sur Terre, bientôt neuf, et nous n'avons d'autre choix que de changer de logiciel économique, en produisant et en consommant à la fois mieux et moins. Poursuivre notre entreprise de dilapidation est le plus sûr moyen de susciter le chaos économique, les conflits, puis la ruine pure et simple. D'où la responsabilité morale insupportable que prennent aujourd'hui les légions de climato-sceptiques, en réalité d'écolo-sceptiques, qui s'affirment de toutes parts. Il y a une grande similitude entre la remise en cause par ces sceptiques de la science des autres - les climato-sceptiques ne sont pas en effet généralement des climatologues patentés - et le créationnisme : à savoir le rejet des connaissances qui blessent votre croyance, en Dieu pour les uns et dans la toute-puissance des techniques pour les autres.
Mais il y a une énorme différence : les créationnistes restent sur le terrain des idées et des idéologies, même s'ils fragilisent l'institution scientifique. En revanche, les climato-sceptiques découragent un effort collectif destiné à éloigner des dangers bien réels. Ils se conforment à la logique naguère dénoncée par l'humoriste Pierre Desproges : "Je n'ai pas le cancer et je ne l'aurai jamais : je suis contre !" L'abandon dans ce contexte de la taxe carbone serait irresponsable. La contribution climat-énergie n'était que l'amorce d'un basculement général de nos régulations, notamment fiscales, afin de rendre nos économies et nos comportements plus économes en ressources. Il ne s'agissait pas d'un impôt nouveau, mais de faire basculer progressivement la fiscalité du travail sur l'usage des ressources naturelles. Y renoncer revient à hâter les difficultés de tous et de toutes sortes.
Dominique Bourg, philosophe membre du comité de veille écologique de la Fondation Nicolas Hulot.
Nicolas Hulot, président de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme.
Pour aller plus loin :
06/04/2010 - Point de vue : Fiscalité écologique et razzia planétaire. Tribune de Nicolas Hulot et Dominique Bourg. Le Monde
2/04/2010 - Nicolas Hulot s'exprime sur RTL sur l'abandon de la taxe carbone
23/03/2010 : Taxe carbone : Une déclaration incompréhensible ! Communiqué de presse
08/01/2010 - Taxe carbone, toujours indispensable. Tribune du Comité de Veille Ecologique. Le Monde.
07/01/2010 - Interview de Benoît Faraco sur l'annulation de la Taxe Carbone. Le Monde
21/12/2009 - Bilan du passage de la taxe carbone au Parlement
10/11/2009 - Bilan du passage à l'Assemblée Nationale de la taxe carbone
15/09/2009 : Taxe carbone un premier pas vers une fiscalité verte.
14/10/2009 - La taxe carbone discutée à l'Assemblée Nationale
10/09/2009 : La taxe carbone, une mesure structurante du Pacte écologique enfin adoptée ! Communiqué de presse
08/09/2009 - Interview de Nicolas Hulot sur la Contribution Climat-Energie. Libération
07/09/2009 - La CCE au coeur des débats de la rentrée.
31/07/2009 - Que retenir du rapport Rocard ?
08/07/2009 - Principales conclusions de la conférence d'experts sur la CCE
02/07/2009 - Une contribution climat-énergie pour préparer Copenhague. Tribune dU Comité de Veille Ecologique. Les Echos.
24/06/2009 - Position de la Fondation sur la conférence d'experts sur la CCE
09/06/2008 - Une fiscalité écologique la voie de la raison. Tribune de Nicolas Hulot
17/10/2007 - Grenelle de l'environnement - Réchauffement climatique : donner un prix au problème. Tribune de Nicolas Hulot et sir Nicholas Stern. Les Echos.
9Commentaires
Merci pour la réflexion, elle est juste.
Mais une chose, je ne trouve pas une proposition concrète pour arrêter cette consommation abusive de la biodiversité et des écosystèmes.
Après ta réflexion, quelles dispositions à prendre, par qui et comment y arriver?
@ MOISE44
"Il y a une chose qui semble tout à fait clair aujourd’hui, c’est que l’atmosphère de la surface de notre planète se réchauffe ! On a gagné pas tout à fait un degré, mais à peu prêt, depuis le début du siècle ! Même depuis les derniers 50 ans ! Quel est l’effet de ce réchauffement ? Eh bien tel que l’avaient prévus les modèles mathématiques, c’est une déstabilisation du climat. Cela produit plus de tempêtes, plus de sécheresse, plus d’évènements catastrophiques ..." Hubert Reeves
Il ne fait que reprendre le GIEC, mais attention aux conclusions hâtives.
Voir.
http://www.pensee-unique.fr/calamites.html
"Et puis quand on travaille dans les milieux scientifiques, on sait que c'est la validation par les autres qui authentifient la véracité de son travail "
En ce qui concerne l'optimum médiéval et accroissement "sans" précédent des températures, je te suggère ceci
http://pages.science-skeptical.de/MWP/MedievalWarmPeriod.html
Il y à un point sur lequel je ne peux qu'être d'accord avec toi , c'est la manière honteuse dont nous traitons notre environnement sans nous préoccuper de l'avenir. Attention toutefois de ne pas se tromper de combat. Cette "affaire" GIEC laisse déjà une porte ouverte aux partisans (dont je ne suis pas) du "buisness as usual".
Autour de moi je prêche le bon sens plutôt que l'écologie car de plus en plus mes interlocuteurs me disent en avoir assez de se retrouver culpabilisés à tout bout de champ par un discours de fin du monde. Il vaut mieux expliquer aux gens qu'une lessive sans phosphates permet d'abaisser les coûts de traitement de l'eau et de ce fait leur facture, plutôt que de les regarder de travers quand ils achètent celle que la publicité les incite à choisir.
A force de mettre l'environnement à toutes les sauces on en perd le goût .
In medio stat virtus
Votre article est intéressant, mais en quoi escros et mafia ou pirates informatiques font partie de l'état ?
Partout ou il y a de l'argent, il y a risque de corruption ou de collusion...c'est pas nouveau.Mais est-ce qu'au final nous n'y trouvons pas notre compte ?
N'y a t-il pas un intérêt a prélever la taxe directement a la source plutôt que de la prélever sur des processus multiples infiniment complexes? car plus on est près de la source moins on a d'intermédiaire et donc moins de risques de fuites dont cet article parle.
Cet article parle également des HFC et de leur pouvoir réchauffant très supérieur a celui du CO2 et il est vrai que ces gaz sont d'autant plus inquiétant qu'ils ont tendance a monter haut dans la stratosphère et ainsi altérer la concentration d'ozone protecteur des UVs par réactions chimiques avec le fluor.
Vous écrivez également que les partisans de la thèse du réchauffement réagissent émotionnellement par opposition au rationnel. Mais comment expliquez vous que ce ne soient que des scientifiques et non des jounalistes ou des "Monsieur tout le monde" ?
Ces gens auraient fait des années d'études de calculs et des modes de calcul pour donner des réponses émotionnelles ? Le GIEC s'acharnerait-il a publier un rapport de 800 pages ?; lu par peu de journalistes qui en parlent tout le temps de la mauvaise manière (audience oblige); parce qu'ils ont émotionnellement dérivés vers l'idéologie écologique ? Cet argument ne tient pas !Ces personnes qui essayent de donner une réponses la plus claire possible ne peuvent faire fautes graves sous peine de devoir changer de planète !Car tout le monde les regardent. Et puis quand on travaille dans les milieux scientiqfiques, on sait que c'est la validation par les autres qui authentifient la véracité de son travail via des publications dans les revues scientifiques
L'origine du réchauffement d'origine anthropique n'est peut être pas certaine mais nous n'avons qu'une seule planète, et pas de deuxième de rechange ! Nous connaissons tout de même assez bien les interactions entre la chimie du carbone et la lumière, et aujourd'hui de bien d'autres gaz et particules, je ne comprends pas votre doute sur l'origine anthropique sachant que les astro-physiciens nous démontrent bien que les cycles des variations au échelles de temps qui nous intéressent se situent bien plus au niveau de l'ocean et de l'atmosphère qu'au niveau astronomique ...
Et hubert reeves, vous croyez qu'il défend un lobby ? Pourtant dans son livre mal de terre il démontre facilement le PB.
Les journalistes nous parlent de réchauffement a chaque passage météorologiques difficile, PAS des scientifiques. Écoutez, regardez qui parle, vous vous apercevrez que les scientifiques n'affirment jamais de telles choses lors d'épisodes météo difficiles. Créer des débats pour savoir si on a un verre a moitié vide ou a moitié plein n'a aucun sens scientifiques, la science s'est toujours basée sur l'observation et ensuite par déduction des connaissances du moment !(Noubliez pas qu'il y a moins de 20 ans , l'atome n'était pas aussi connu qu'il l'est par bcp aujourd'hui) Pourtant, on voit et entend un grand nombre de débats sur le réchauffement...
De toutes façons, remettre en cause le réchauffement climatique ne change rien au fait que nous avons un pb avec les ressources qui ne sont pas infinies, contrairement a ce que les économistes pensent et font croire au monde. La croissance exponentielle des biens artificiels est impossible avec des ressources naturelles limitées ! Qu'elles soient minérales, ou vivantes.
Ainsi, lorsque les ressources énergétiques précieuses se raréfieront, la transformation du monde ralentira brutalement, puis se relancera et rechutera plus fort de nouveau, et les bons services gratuits que nous rends la planète (remonter l'eau douce en haut des montagne par exemple), commenceront a péricliter au moment ou on aura le plus besoin dans les endroits ou aujourd'hui tout est possible grâce a l'énergie abondante et quasi gratuite. Puis, si nous ne nous décidons pas a changer de logiciel entre temps, la transformation artificielle s'arrêtera enfin; laissant derrière nous des montagnes de déchets et de ville vidées par des guerres pour les dernières ressources énergétiques.
Ce tableau noir est le pire qui puisse arriver, mais nous pouvons encore "changer de logiciel" et mettre fin a une abondance jamais égalée dans toute l'histoire de l'humanité, peut être même d'histoire d'Homme, de biens artificiels a durée de vie courte. Je parles en mois ou en années pas en dizaines de décennies. Les économistes nous rabâchent sans arrêt qu'il faut de la croissance, mais si nous changions d'indicateur (PIB), et que l'on comptait correctement les ressources naturelles y compris vivantes, (càd avec un début puis une apogée et une fin, donc un capital de départ) dans la balance alors nous serions depuis des années en décroissance massive. Je suis pour la croissance mais d'abord celle de la connaissance et du partage pas pour celle des biens et de la consommation ou encore des inégalités dont la faille ( oui, a ce stade le fossé est une faille tectonique) ne cesse de s'élargir.Donc pour une décroissance matérielle contrôlée, programmée et volontaire
Bonjour,
MOISE44
"Pardon allegrement, mais depuis les taxes vont dans les poches de sociétés privées ?"
http://www.paperblog.fr/2610557/changement-climatique-un-scandale-par-jour/
En ce qui concerne la "climatologie", d'accord avec toi ce n'est pas une "science" mais un artefact politique et médiatique. Ce qui est dérangeant c'est de faire passer pour vérité le ressenti émotionnel à la place du rationnel ainsi que de prétendre trouver une " preuve de réchauffement anthropique " à chaque évènement météorologique majeur. Ceux que j'ai cité sont plus des lobbyistes occupés à préserver leurs sources de financement qu'à participer à un réel débat d'idées, cela se voit à la virulence de leur propos quand ils sont mis en cause.
Bonne journée
Vanitas vanitatum et omnia vanitas
Pardon allegrement, mais depuis les taxes vont dans les poches de sociétés privées ? car c'est ce que vous venez d'écrire ! Justement, une taxe sur les ressources aboutira soit a moins de consommation si cette taxe est correctement ajustée (augmentée) en permanence soit a autant de consommation. Mais de toutes façon lorsque les ressources se raréfieront, ce seront les pays détenteurs les bénéficiaires si nous ne faisons rien !
Par ailleurs, la climatologie n'est pas une discipline enseignée, et par conséquent il n'existe pas de climatologue !Ce terme largement employé par les journaliste est un raccourci trompeur. En effet il faudrait 4 ou 5 ou même 10 vies d'hommes pour être un spécialiste de toutes disciplines qui définissent la climatologie (géologue, aérologie, physicien,océanographes, volcanologues etc...)
Le pb est bien expliqué dans cet article, ces cycles nous dépassent car ils échappent a nos sens, en revanche nous percevons des choses qui sont commentées plus haut, comme les pollutions directes sonores et olfactives ou encore visuelle tout simplement !
Les attaques de personnes n'enrichissent pas votre commentaires, ils le discrédite. Si Jouzel n'a pas publié sur le climat alors qui l'a fait sachant qu'il est membre du GIEC. Quand a Jancovici, il me semble qu'il a publié un grand nombre de livre sur ce sujet précis de la crise énergético-climatqiue et que dans ceux ci il ne fait qu'expliquer après avoir repris les études et chiffres des autres scientifiques et exploitant qui eux publient régulièrement ! Le Treut est tout de même avant tout économiste...
Tu as raison sur la TVA, sauf que si quand même mais cela ne les gênent aucunement car leur revenus ne les obligent pas a faire de sacrifice dans ce cas. Mais la TVA n'a t-elle pas été augmentée a chaque réforme sociale ? N'est-ce pas le signe que l'argent est redistribuée chez nous ?
Ceux qui empoisonnent, c'est chacun d'entre nous qui faisons les choix dans nos supermarchés. Personne ne veut dire que nous ne pourrons changer le logiciel si le pouvoir d'achat augmente sans cesse ! Le but de la taxe carbone est de garder l'argent chez nous plutôt que de l'envoyer aux pays producteurs de pétrole, gaz et charbon. Ce qui permettrai de faire une transition moins BRUTALE que celle qui va arriver lorsque le prix du pétrole va flamber et faire flamber toutes énergies , y compris l'électricité ( produit de 70% de combustion du charbon), car le prix de l'énergie est indexé sur celui du pétrole. Et puis l'uranium est aussi une ressource fossile ...
Au jour d'aujourd'hui, il me semble qu'une chose est claire : ouvrons grands nos yeux, nos oreilles, notre nez !!! :
L'air des grandes villes, surtout lors des pics de chaleur, devient irrespirable. Des pollutions provenant des "mille et une" choses fabriquées par l'homme deviennent intolérables : pollutions sonores, pollutions de l'odorat ... et plus grave, pollutions indétectables à nos sens, mais qui provoquent des maladies de plus en plus graves (cancers, tumeurs, allergies, asthme....). Pollutions de tous les éléments de notre planète : air, eau, terre. Pas un n'y échappe.
Que nous a fait notre bonne vieille TERRE ?
ELLE NOUS DONNE LA VIE.
Alors, un peu de bon sens :
AGISSONS ! ET VITE ! AVANT QU'IL NE SOIT TROP TARD !
Merci REY,
"mais pas le GIEC ni Hulot, qui se basent, comme tant d'autres sur le bon sens et la bonne foi pour défendre un point de vue, pas sur la critique ad hominem ni des opinions sans consistance car non avérées ou démontrées".
Cela fait maintenant 3 ans que j'épluche les articles, blogs, comptes rendus en tous genres qui circulent sur ce "point de vue".
Je me suis donné pour règle de conduite de lire objectivement les arguments des uns et des autres afin d'avoir un minimum d'arguments à confronter. Je ne prétend pas avoir découvert de "vérité", mais une nette opposition d'appréciations. Si tout le monde est plus ou mins d'accord sur le diagnostic :environ 0.8° d'augmentation de certaines températures (on ne couvre pas le terre en entier ni les océans) cumulé sur 100 ans avec des périodes de diminution alternant avec des périodes de croissance, il en est autrement de l'interprétation des causes. Aujourd'hui personne ne peut affirmer avec certitude que l'opinion mise en avant par le GIEC (réchauffement d'origine anthropique) soit avérée ou démontrée ni qu'elle ait une autre consistance que celle émanant d'un organisme politique ayant un agenda à respecter. La thèse qui paraît la plus probable concerne le couplage océan-atmosphère-soleil sur lequel de l'aveu même des scientifiques nous n'avons que des connaissances balbutiantes.
De mon point de vue il est plus urgent de mobiliser les bonnes volontés et les capitaux vers un nettoyage général de la planète des déchets toxiques accumulés en tous lieux.
En ce qui concerne les attaques ad hominem les champions du monde sont Gavin Schmidt et Real Climate (j'en ai fait les frais).
Que chacun balaie devant sa porte et admette que nous avons plus de doutes que de certitudes en cette époque ou les médias ne recherchent plus que le sensationnel en mettant de côté le sensé !
Bonne journée
Felix qui potuit rerum cognoscere causas
Et nunc reges, intelligite... erudimini, qui judicatis terram
"de la discussion et la confrontation naissent les grandes idées" est une idée reçue ALLEGREMENT...Désolé de te détromper: c'est d'abord de la réflexion et de l'intelligence partagée que naissent les idées qui méritent d'être considérées. Affirmer sans argumenter est une tromperie, puisque l'argument d'autorité qui condamne sans donner de raison suivant un déroulement logique de pensée, sème plus le trouble que la clarté. Argumenter n'est donc pas asséner ni critiquer, et prouver que l'on sait penser par soi-même en recherchant les évidences qui résistent à son propre doute critique, est la bonne voie...Bon Cheminement à toi sur la route de pensées nuancées qui font des vérités partielles...
99 personnes s'opposant à la véracité d'un fait contre 1 seule la défendant, ne fera jamais que ce fait n'est pas vrai. Je me permets ainsi de te conseiller la lecture de la vie de Galileo Gallilei comme préalable, et les réflexion de Gastion Bachelard sur l'esprit scientifique pour continuer...Si c'est trop ardu, rien ne vaut de revenir au bon vieux Platon. Bonne route à toi sur la voie du doute éclairé, c'est comme cela que tu te sortiras de la soumission à des arguments d'autorité qui font du bruit sans "résonner". Le but est d'avoir une pensée détachée de son égo...Ce que Descartes lui-même avait du mal à faire je te l'accorde...mais pas le GIEC ni Hulot, qui se basent, comme tant d'autres sur le bon sens et la bonne foi pour défendre un point de vue, pas sur la critique ad hominem ni des opinions sans consistance car non avérées ou démontrées "La taxe ne servira qu'a...etc..". Curas ut valeas!
Bonjour,
En ce qui concerne les attributions des climato-convaicus, Jouzel est Glaciologue;
Jancovicci Ingénieur (comme Pachauri), Le Treut "climatologue" modélisateur sur ordinateur .... donc pas de compétences plus particulières non plus.
Allez donc voir http://www.pensee-unique.fr/paroles.html
Un équilibre est toujours nécessaire et de la discussion et la confrontation naissent le grandes idées. Taxer le carbone ne profitera qu'aux grosses multilnationales qui continueront impunément d'empoisonner l'atmosphère et passeront les taxes à la colonne pertes d'exploitation. Une augmentation de TVA n'à jamais atteint ceux qui paient l'ISF.
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