Le 29 juin dernier, les parlementaires ont adopté la loi Grenelle 2. Ce vote clôt, au moins symboliquement, la première étape de la transition écologique ouverte en 2007 avec le Grenelle de l'environnement. En effet, avec cette loi, la majorité des engagements du Grenelle entrent dans notre législation et a un cadre d'application et de mise en œuvre. La question se pose donc, aujourd'hui, de la suite du Grenelle.
Le 2 juin dernier a lieu la première édition des journées découvertes « En route vers une restauration collective responsable ». Cette dernière a réuni une cinquantaine de personnes pour parler de la Restauration Collective Responsable autour d'un projet qui a fait ses preuves, celui de la ville de Lons-le-Saunier.
L'objectif de cette journée était de réunir l'ensemble des parties prenantes (élus, gestionnaires, agriculteurs, convives...) pour encourager par le dialogue les collectivités, les entreprises et les individus à s'orienter vers des approvisionnements de proximité, de saison et de qualité. La force de cette journée a été de faire des liens entre des porteurs de restauration collective responsable et des personnes en quête de réponse, d'échanges et de concret.

Un grand merci aux intervenants et aux participants qui ont fait de cette première édition « En route vers une restauration collective responsable » un vrai succès !
Il y a un an, la Fondation Nicolas Hulot a amorcé un virage dans son action et sa démarche en lançant Evolution : Chapitre 2. Un nouveau positionnement pour signifier sa volonté de participer activement à la construction d'un autre modèle de société, à la fois écologiquement viable et socialement solidaire.
A cette occasion, la Fondation a rendu public un document présentant 5 grands chantiers de réflexion proposés par les membres du Comité de Veille Ecologique.

Le livre "Vers une société sobre et désirable", paru début mai, reprend ce document enrichi des contributions critiques de nombreuses personnalités (philosophes, économistes, sociologues, juristes...). C'est le troisième ouvrage de la collection Développement Durable et Innovation institutionnelle (DDII), dirigée par Dominique Bourg et Alain Papaux.
Le 3 juin prochain de 19h à 21h, la Fondation Nicolas Hulot organise avec le magazine Terra Eco et les Presses Universitaires de France une conférence pour présenter son livre "Vers une société sobre et désirable".
Cher-e-s ami-e-s,
En 2007, vous avez signé, comme 750 000 Français le Pacte écologique porté par la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme. Votre mobilisation sans précédent a permis d'obtenir l'engagement de Nicolas Sarkozy, de 9 autres candidats à la présidentielle, et de plus de 400 députés et sénateurs de faire de l'environnement une priorité de l'action publique. Des avancées concrètes ont été obtenues : création d'un n°2 du gouvernement en charge du développement durable, les conclusions du Grenelle de l'Environnement et le vote à l'unanimité de la loi Grenelle I... qui ont suscité beaucoup d'espoir.
Avec le Grenelle de l'Environnement, nous pensions le constat partagé, nous pensions pouvoir nous concentrer sur la recherche de solution, il n'en est rien. Les mots clefs des années à venir sont désormais exclusivement la compétitivité, l'emploi, la santé comme si toutes ces problématiques ne dépendaient pas profondément de l'état de notre environnement. Le développement durable n'est décidément pas l'axe structurant de l'ensemble des politiques publiques. C'est au mieux un axe parmi d'autres : l'économie, le social, l'agriculture, la culture. Au pire, un axe opposé aux autres. Le discours dominant redevient celui d'il y a plusieurs années : la réponse aux défis écologiques est de nouveau systématiquement opposée à la compétitivité économique et à la protection des emplois. L'environnement redevient un simple enjeu électoral, une variable d'ajustement. Ce n'est pas l'esprit du Pacte écologique.
La Conférence des parties de la CITES qui se déroule en ce moment à Doha (Qatar) avait l'avenir du thon rouge entre ses mains. En effet, c'est au sein de cette conférence que ce décide quelles sont les espèces animales ou végétales qui bénéficieront d'une protection au titre de la Convention. Il a finalement été décidé que le thon rouge ne serait pas protégé.