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Interview de Nicolas Hulot dans les Echos

 «L'écologie est redevenue une variable d'ajustement», propos recueillis par Joel Cossardeaux et Stéphane Dupont dans Les Echos, 15/02/2012

« L'ensemble de la société s'est détournée » des sujets écologiques, regrette Nicolas Hulot, qui a retrouvé la présidence de sa Fondation pour la nature et l'homme. « Mais le réveil risque d'être douloureux. La crise énergétique et alimentaire touche d'abord les plus défavorisés. On n'y échappera pas », prévient-il.

Pourquoi l'écologie est-elle si peu présente dans la campagne ?

Je constate avec chagrin et consternation que cinq ans après l'avoir signé, les hommes et les appareils politiques n'ont pas travaillé sur le pacte écologique. Le niveau d'indigence de leur diagnostic et de leurs propositions est à peu près le même qu'en 2007.

L'écologie ne fait même plus partie de leur sémantique. Il n'y a de leur part, ni véritable analyse, ni vision sur la contrainte écologique. C'est redevenue une variable d'ajustement, alors que nous sommes en pleine crise économique, écologique et de civilisation, en face de laquelle les appareils et les hommes politiques ne formulent aucune proposition structurante. Il y a une orthodoxie presque crasse à vouloir rester à la fois sur les mêmes les perspectives économiques, sur notre modèle de société qui pourtant ne fonctionne plus.

Vous oubliez le Grenelle de l'Environnement.

Je ne dis pas qu'il ne s'est rien passé depuis 2007. Et n'en déplaise à certains, on ne peut pas considérer que le Grenelle soit une coquille vide et n'ait eu aucun impact. Dans le bâtiment, entre autre, nous avons gagné avec l'instauration de normes structurantes dans le neuf.

Mais le Grenelle n'était qu'une première étape. Aujourd'hui, l'actuelle majorité considère avoir rempli son devoir et s'estime mal payée en retour. D'où, chez elle, cette sorte d'exaspération sur l'environnement qui s'exprime régulièrement. A gauche, le sujet est traité à la marge alors que, vous le voyez bien, tous les signaux sont au rouge.

On ne parle plus de la crise climatique. A croire qu'elle a été réglée ! Pourtant, chacun peut comprendre que diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre, comme les responsables politiques s'y sont engagés dans le cadre du protocole de Kyoto, ne pourra pas se faire par des simples aménagements.

La crise ne joue-t-elle pas contre l'écologie ?

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Posté par :
Benoit F
Dans :
Veille écologique
Tags :
environnement
écologie
nicolas hulot
Les Echos

Désertification: les solutions existent, regardons-les !

Point de vue de Patrice Burger, Luc Gnacadja et de Nicolas Hulot pour le Monde

Le temps des solutions, tel est l'objectif du 6e Forum mondial de l'eau, pour apporter des réponses aux difficultés d'assainissements et d'accès à l'eau potable. L'intérêt porté à ces sujets ne doit pas masquer un autre enjeu, tout aussi essentiel, celui des modèles agricoles qui mettent sous tensions deux termes de l'équation alimentaire : l'eau et les sols. Ils entraînent une surconsommation d'eau rappelons que l'agriculture consomme deux tiers des ressources en eau de la planète tout en contribuant à affaiblir des sols, déjà mis à mal par les changements climatiques. La désertification touche aujourd'hui près de 40 % des surfaces terrestres.

L'état des lieux est éloquent. Près du quart des terres agricoles sont dans un état tel qu'il n'est plus possible d'y cultiver de quoi nourrir le milliard et demi de personnes qui y vivent. Oublions les clichés, la désertification ne touche pas que quelques territoires dépeuplés de la zone sahélienne ! Partout dans le monde, de la Russie à l'Afrique, en passant par l'Amérique du Sud et même l'Europe, la qualité des sols se détériore. Presque tous les sols cultivés sont dégradés ou très dégradés, avec pour effets immédiats une aggravation du stress hydrique et de la sècheresse, affectant en premier lieu les populations et les écosystèmes les plus vulnérables. Et pourtant qui parle de cette menace majeure pour le bien-être global ?

Sur ce sujet, nous avons collectivement, et certainement encore davantage que sur le thème du changement climatique ou de la biodiversité, adopté la politique de l'autruche. Sans leadership politique, nous avons fait le choix de la cécité, espérant qu'en gardant la tête au fond du trou, le problème allait se résoudre de lui-même.
Au cœur de ce chaos, les populations les plus pauvres d'Afrique et de l'Asie du Sud sont en première ligne. La litanie de chiffres que le monde de l'écologie et du développement n'a de cesse de répéter, dans l'indifférence quasi générale, reste édifiante : 1 milliard de personnes souffrent de la faim, 2,5 milliards vivent avec moins de 2 dollars par jour... Le profil type de la victime du XXIe siècle est toujours le même : citoyen du sud, paysan ou rural, il vit dans les zones arides, où la terre perd peu à peu sa fertilité, sous l'effet des crises globales et de la mondialisation agricole. La souffrance est malheureusement, elle aussi, cumulative.

Mettons à profit ce forum mondial de l'eau, et particulièrement l'espace qui y est dédié aux terres arides et aux oasis, pour inviter chacun à jeter un nouveau regard sur la lutte contre la désertification et la dégradation des terres. Les réponses à apporter existent bel et bien. Elles sont à notre portée, et d'ores et déjà connues.

La grande amnésie écologique, un livre de Philippe J. Dubois


Cet essai fait le constat que les hommes, au fil des générations, sont en proie à une amnésie concernant les choses de la nature. A force de détruire la biodiversité, nous sommes tout simplement en train d'oublier ce qu'elle était, il y a encore peu de temps. Et comme ce qui disparaît finit par être oublié, comment dès lors protéger cette nature que nous ne connaissons plus, comment éviter un effondrement des ressources naturelles ? L'éducation à l'environnement n'existe ni en famille (à travers les anciens) ni à l'école. Sans repères, sans référents, sans connaissance du passé, nous fonçons vers un avenir proche dont on sait désormais qu'il est extrêmement inquiétant.

La grande amnésie écologique



Alors, que peut-on faire ? A travers ce court essai, Philippe J Dubois tente de montrer comment la lutte contre l'oubli et le travail de mémoire sont primordiaux à l'égard de notre biodiversité, sauvage et domestique, si nous ne voulons pas devenir un ermite perdu sur Terre dans quelques décennies.

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DE MONCLIN FLORENCE
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environnement
écologie
biodiversité
protéger la nature
conscience écologique

Dossier. Un monde plus écologique est en marche - La Revue Durable

« Si vous regardez les faits sur le changement climatique et n'êtes pas pessimiste, c'est que vous n'avez pas les bonnes données. Si vous rencontrez les gens qui se battent pour changer cette situation et n'êtes pas optimiste, c'est que vous n'avez pas de cœur. »

Ce double constat en miroir de l'écologiste états-unien Paul Hawken exprime parfaitement les sentiments contradictoires qui s'empare de quiconque prend la pleine mesure de la crise écologique et, en même temps, des actions des personnes qui s'engagent sans compter pour supprimer les causes de cette crise.

Revue durable





Ce dossier sur les mouvements sociaux écologiques rend compte des moyens de se mobiliser pour infléchir et réformer l'évolution de la mondialisation afin qu'elle puisse prendre plus et mieux en compte la donne écologique. Il en ressort le constat suivant : sur le simple plan quantitatif, la masse des personnes activement engagées n'est pas de taille à contrebalancer le pouvoir de l'idéologie en place - en bref, la prétendue croissance verte - qui ne sert pourtant que les intérêts d'une minorité tout en détruisant les conditions de vie actuelles et futures.

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DE MONCLIN FLORENCE
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écologie
développement durable
changement climatique
social
revue durable

Quel bilan 2011 pour l'environnement ?

Hausse des émissions de gaz à effet de serre, création de nouvelles aires marines protégées, effets du changement climatique, accident nucléaire à Fukushima... Peu de bonnes nouvelles ont marquée l'année 2011 en matière d'environnement. Dans un contexte de crise, quel bilan peut-on dresser de cette année ? Quels sont les grands enjeux pour 2012 ? Retrouvez Benoit Faraco, porte-parole de la Fondation pour la Nature et l'Homme dans l'émission la nouvelle édition sur Canal +, à revisionner en cliquant ici.

 

 


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