Le 2 avril dernier a marqué le lancement de la plate-forme Prod8frais, qui met en lien direct des agriculteurs et des consommateurs d'une même commune. Gratuit, le service proposé permet à toute personne inscrite de disposer de produits frais, locaux et de saison, tout au long de l'année. Identifiés à la chambre d'agriculture, les agriculteurs, maraîchers, pêcheurs et éleveurs proposent leurs produits sur la page dédiée à leur commune.
Renouvelables à volonté, ces annonces de fruits et légumes, volailles, poissons etc. restent disponibles sur le site pendant une durée de 7 jours. En face, une fois inscrit, le consommateur accède à la « page locale », propre à sa commune. Il peut alors consulter les annonces des producteurs et/ou soumettre une annonce dans laquelle il énumère les produits qu'il recherche. Facile d'accès, le site bénéficie, en outre, d'une navigation simple.
A dimension européenne, la plate-forme Prod8frais est présente en France, en Belgique, au Luxembourg, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Autriche, en Suisse, en Grande-Bretagne et en Irlande. Fraîchement lancée, la version française n'attend plus que le bouche-à-oreille pour multiplier les annonces de producteurs et consommateurs.
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> Découvrir la plate-forme Prod8frais
> Découvrir le programme Alimentation Responsable de la Fondation
> Télécharger "Repères pour faire ses courses"
> Télécharger le poster des fruits et légumes de saison
Notre modèle agricole va dans le mur. Saturés de produits chimiques, vidés de leur diversité biologique, les sols s'épuisent plus vite qu'ils ne se reconstituent. La productivité des terres stagne, les récoltes annuelles de blé et de maïs chutent. Alors que 20 % des terres arables sont irriguées, elles ne donnent qu'un tiers de la nourriture mondiale, bien loin des trois quarts prétendus. Quant au réchauffement climatique, il vient exacerber la pénurie annoncée d'eau douce, tandis que les biocarburants renforcent l'insécurité alimentaire. Déjà une personne sur sept est en souffrance de nourriture. Et si les malnutris d'aujourd'hui préfiguraient l'humanité de demain ?
Le 22 mars 2012, TEDx République Square inaugure sa première édition. En reprenant les formats qui ont fait le succès de TED à travers le monde, nous nous réunirons autour d'une dizaine d'intervenants exceptionnels qui prendront la parole sur scène pour des talks loin, très loin des sentiers battus de la pensée. Après eux, les 200 participants seront à leur tour invités à s'exprimer et s'engager. Au programme, une soirée hors norme pour découvrir de nouvelles approches et réfléchir ensemble autour de la question, immense : quelles alternatives crédibles pour une société à bout de souffle ?

Entrepreneur, paysan, professeur, artiste, voyageur, les intervenants TEDx République Square défient leur discipline et le statu quo. Les mains dans le cambouis, ils sont loin des plateaux TV. Le grand public ne les connait pas encore. Pourtant leurs idées sont utiles. Qu'ils parlent éducation, agriculture, culture, santé, technologie, monnaie, démocratie, gouvernance, richesses ou bonheur, leur travail et leur engagement sont marqués par une conviction : "l'impossible est temporaire".
Avec vous, nous espérons aider à faire avancer et rayonner leurs idées. Comme pour chaque conférence TEDx, les places sont comptées. Pré-inscrivez-vous dès aujourd'hui pour avoir un maximum de chances de participer à cet évènement : pré-inscription.
TEDx Republique Square est dissocié de tout parti politique et a pour unique objectif de valoriser les initiatives de la société civile qui s'efforcent d'améliorer la gestion et le partage des choses publiques.
Crédit photo : source Daniele Sartori / Montage TEDxRepubliqueSquare
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Lundi 27 février, le Commissaire européen à l'agriculture Dacian Ciolos a rencontré les organisations du groupe PAC 2013 à l'occasion de sa venue au Salon de l'Agriculture. Cette édition du Salon se place sous le signe du cinquantième anniversaire de la Politique agricole commune, dont la réforme est en cours de discussion au niveau européen et dans les Etats membres.
Cette rencontre entre le commissaire et la société civile fait écho à celle organisée par les ONG allemandes lors de la Green Week, équivalent en Allemagne du Salon de l'Agriculture, le 20 janvier. L'objectif était de porter les grandes questions et positions de la société civile française et européenne sur la proposition de règlements, sortie en octobre 2011.
La discussion s'est organisée autour de trois axes :
- le lien entre la PAC et les politiques de développement avec un focus sur la dépendance européenne aux importations de protéines végétales
- le verdissement proposé de la PAC
- PAC et développement rural : quelle place pour le second pilier et pour les collaborations sur les territoires ?
Alors que le Salon de l'agriculture ouvre ce samedi ses portes, Nicolas Hulot, président de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme (FNH), cosigne avec Marc Dufumier, professeur émérite en agriculture comparée à l'AgroParisTech*. Ils en appellent à une nouvelle conception de l'agriculture.
Depuis plus de cinquante ans, la politique agricole commune (PAC) règne sur notre agriculture, détermine son avenir et celui de plus de 11 millions d'agriculteurs en Europe. Depuis l'après-guerre, un leitmotiv : produire toujours plus pour garantir la sécurité alimentaire du continent. Certes, l'Europe produit aujourd'hui assez pour se nourrir et souffre même, depuis les années 1980, de crises régulières de surproduction. Mais le coût social et environnemental de cette politique est catastrophique.
Les choix faits, ceux de toujours plus d'engrais et de pesticides, de surconsommation d'eau ou encore de l'ultraspécialisation des agricultures régionales autour de l'élevage ou des grandes cultures céréalières sont lourds de conséquences.
Pour les hommes et les femmes qui en vivent, c'est une perte de 25 % de l'emploi agricole en dix ans et, avec elle, la détérioration du tissu rural, du lien social et une paupérisation croissante. Peut-on se résoudre à ce que plus d'un quart des agriculteurs gagnent moins de 900 euros par mois, et soient ainsi au-dessous du seuil de pauvreté ? Non. Quant aux dégâts environnementaux, ils condamnent à très court terme l'existence même de l'agriculture - sans parler des risques pour la santé des consommateurs, mais plus encore pour les paysans eux-mêmes, liés à l'utilisation excessive des intrants. Qu'en sera-t-il de notre productivité quand les sols auront perdu totalement leur fertilité et que tous les engrais ou les OGM n'y pourront rien ? Nos cultures et nos élevages parviendront-ils à s'adapter au changement climatique inévitable ? Où irons-nous chercher une eau déjà de plus en plus rare et convoitée de tous ? Tous les voyants sont au rouge. N'ignorons plus les dommages collatéraux, ni leur prix.
Sans le savoir, nous payons trois fois le prix de notre alimentation : premièrement en faisant nos courses, deuxièmement par nos impôts, puisque 350 euros par foyer sont consacrés au soutien de cette politique, troisièmement parce que l'agriculture laisse à la charge de la société l'ensemble des dommages à l'environnement, qu'il faut bien réparer. Presque 10 % de la facture d'eau des ménages est consacrée ainsi au traitement de l'eau polluée par les nitrates et les produits phytosanitaires, pour un montant global de près de 1,5 milliard d'euros par an !