À l'occasion de la sortie de son nouveau livre « Famine au Sud, malbouffe au Nord » le 2 février prochain, Marc Dufumier, ingénieur agronome et membre du Comité de veille écologique de la Fondation, nous fait partager sa vision de l'agriculture de demain.
Dans votre nouveau livre, vous prônez le retour à une alimentation biologique, aujourd'hui délaissée au profit d'une agriculture productiviste. Pouvez-vous nous parler des raisons qui vous amènent à ce constat ?
M.D- Dans les pays du Sud, de nombreux paysans abandonnent l'agriculture car ils se trouvent en concurrence avec les surplus des produits de notre agriculture productiviste comme la poudre de lait, les céréales ou le sucre. Au fond, l'Europe a tort de vouloir exporter à tout prix des surplus agricoles. Nous aurions tout intérêt à produire moins mais des produits de meilleure qualité.
Mon livre part du constat selon lequel défendre une agriculture biologique dans les pays du Nord, ce n'est absolument pas faire du tort aux pays du Sud. Bien au contraire, c'est ce qui leur permettra de ne pas dépendre des excédants de l'Europe et des Etats-Unis et de pouvoir, par eux-mêmes, nourrir correctement leurs peuples.
Que pensez-vous du projet de réforme de la PAC pour 2013 ? Êtes-vous confiant sur le verdissement promis de cette PAC ?
M.D- Les propositions de la commission européenne me paraissent aller dans le bon sens. Elles restent cependant trop timides. En ce qui concerne son verdissement, c'est-à-dire le conditionnement d'un certain nombre d'aides au revenu à des dispositions environnementales, je ne peux être que pour. Toutefois, il ne faudrait pas qu'au nom de la simplification des mesures environnementales, l'on aboutisse à quelque chose d'insignifiant. La PAC se doit d'inciter à une agriculture plus proche du cahier des charges de l'agriculture biologique. Je pense également que les aides de la PAC doivent être conditionnées à l'emploi et au maintien d'un grand nombre d'agriculteurs dans nos campagnes. Les aides aux revenus devraient être proportionnelles à l'emploi et non, comme autrefois, proportionnelles aux hectares et en fonction de droits historiques.
Quelles sont les raisons de votre engagement auprès de la FNH ?
Courts-Circuits en Seine, 1e édition des rencontres des circuits alimentaires de proximité
Paris 13e, dimanche 19 juin 2011 de 9h30 à 22h
Dans le cadre de la quatrième édition du Printemps pour une Économie Équitable, l'association Consom'Solidaire organise la première édition des « Rencontres des circuits alimentaires de proximité » le dimanche 19 juin 2011 de 9h30 à 22h, sur la péniche Alternat amarrée au Port de Tolbiac dans le 13e arrondissement de Paris.
Une journée de tables rondes, projections et débats, en présence de producteurs en agriculture biologique, de structures associatives et coopératives (Action Consommation, La Confédération Paysanne, Minga, Nature et Progrès, Les Amis de la Confédération Paysanne, Amaps parisiennes, Val Bio Centre...), d'alterconsommateurs et de jardiniers, autour des thèmes de la souveraineté alimentaire, des pédagogies de l'alimentation, des alternatives économiques des circuits courts.

Collectif d'associations*, communiqué de presse du 26/04/11
La Commission Européenne a publié et mis en consultation le 19 avril de nouvelles propositions de réglementation du commerce des semences. Le Réseau Semences Paysannes, la Confédération Paysanne, la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique, Nature & Progrès et les Amis de la Terre se réjouissent de son souhait de lever les verrous qui interdisent la commercialisation des semences locales, traditionnelles, sélectionnées pour l'agriculture biologique, pour un recours modéré aux intrants chimiques ou pour les cultures dites marginales. Cette grande diversité est en effet indispensable pour permettre à une agriculture paysanne créatrice d'un environnement sain, de territoires entretenus et d'emplois nombreux d'offrir aux peuples d'Europe une nourriture suffisante et de haute valeur nutritionnelle.
Tout au long de son parcours au sein d'Alter Eco, Tristan Lecomte n'a cessé de tisser des liens forts, fraternels, et privilégiés avec les petits producteurs agricoles. Ces rencontres ont été la source d'actions concrètes développées pour soutenir les producteurs, grâce au commerce équitable et à l'agriculture biologique. A présent, via les marchés de la compensation carbone, il accompagne les petits producteurs vers toujours plus d'indépendance.

Comment introduire des produits bio locaux en restauration collective ?
Interbio et les GAB (groupements d'agriculteurs bio) des Pays de la Loire présentent un film sur l'introduction des produits biologiques locaux en restauration collective.
Il décrit le travail de tous les acteurs de la restauration collective du champ à l'assiette.
À travers ce film, on peut observer les différentes actions qui peuvent être réalisées en région au niveau de la restauration collective scolaire, par l'intervention des différents acteurs :
- L'organisation de producteurs bio régionaux pour l'approvisionnement des cantines
- La formation des cuisiniers
- Le travail pédagogique à l'école, pendant le repas et pendant la classe. Notamment par une visite de ferme.