Le 17 janvier en Ariège, le Président de la République a présenté ses vœux au monde rural. Les organisations signataires considèrent que sa vision de la PAC est dépassée. L'appel de Nicolas Sarkozy à changer de modèle agricole n'a pas de sens si la France n'est toujours pas décidée à soutenir une vraie réforme de la PAC, qui accompagne des systèmes agricoles et alimentaires plus durables et moins dépendants des aides.
Dans le cadre du programme "alimentation responsable", la FNH porte auprès des acteurs des propositions pour favoriser et soutenir les modes de production agricole respectueux des écosystèmes et des hommes. Pour cela, nous travaillons en priorité sur la Politique Agricole Commune (PAC) car celle-ci influence considérablement les systèmes de production en France, en Europe et dans le monde. Cette activité est menée avec l'association Groupe PAC 2013 qui regroupe 15 organisations françaises agricoles, de solidarité internationale, de développement durable, de protection de l'environnement, ainsi que des mouvements ruraux.

Plusieurs associations revient sur les propos tenus:
Circuits alimentaires de proximité : des initiatives exemplaires éloignées de la politique agricole que défend la France
Le 17 janvier, le Président de la République a mis en avant le rôle des circuits alimentaires de proximité pour améliorer la valeur ajoutée des produits et le revenu des agriculteurs, notamment grâce à des prix rémunérateurs. De nombreux agriculteurs l'ont bien compris puisque 20% d'entre eux vendent tout ou partie de leur production en circuits courts. De même, de plus en plus de français plébiscitent ces formes de distribution qui restaurent du lien et de la confiance entre producteurs et consommateurs, valorisant les savoir faire et les formes d'agriculture les plus durables.
Or le modèle de la PAC défendu par la France marginalise ces circuits courts : dans les faits, 8 milliards d'euros sont consacrés aux aides directes sur les 9,7 milliards que reçoit la France. Contrairement à ce qu'a laissé entendre le chef de l'Etat, la PAC contribue peu à l'excédent commercial agroalimentaire français, puisque les deux tiers de ce dernier tiennent aux boissons et spiritueux, des secteurs qui bénéficient peu des aides de la PAC.
Pour changer de modèle agricole, l'environnement est une variable non négociable