Avec une population de 9 milliards à l’horizon 2050 et un environnement planétaire dégradé, nous n’échapperons pas à des sociétés plus sobres. Qui croira en effet qu’on peut découpler la création infinie de richesses matérielles, mesurée par le PIB, d’une consommation elle-même croissante de ressources énergétiques, minérales et biotiques?

Comment dès lors basculer sans violence vers des modèles plus sobres du vivre-ensemble? Sur quels leviers nous appuyer? À quoi pourrait ressembler le nouveau paysage social et institutionnel, économique et techno-scientifique?
Pour répondre à ces questions, les membres du Comité de Veille ecologique ont proposé en juin 2009, 5 axes de réflexion dans un document intitulé "Première contribution pour une refondation écologique et solidaire de nos société" : réformer nos institutions pour que le long terme soit pris en compte ; adopter des indicateurs altenatifs au PIB ; revisiter l'ensemble des outils de régulation publique ; passer du libre échange au juste échange ; revoir les mécanismes financiers afin d'être en mesure de financer le long terme. Ces axes de travail ont été soumises aux contributions critiques de philosophes, juristes, économistes lors d'une conférence organisée en novembre 2009. Le présent ouvrage reprend l'ensemble de ces éléments pour apporter sa contribution au débat sur la nécessaire réforme de notre société.