Les campagnes de santé publique ("manger 5 fruits et légumes par jour"), les nutritionnistes et les médecins ne cessent de mettre en avant les bienfaits des fruits et légumes. Ceux-ci devraient représenter une partie importante de notre alimentation.
Toutefois, il est aujourd'hui difficile de consommer des fruits et légumes de qualité à des prix raisonnables. Dans ce contexte, comment associer bienfaits nutritionnels et économie ?
Une piste n'a pas encore été explorée : nos jardins et potagers ! En effet, on estime à 34% la part de la population cultivant un potager en France. Pourquoi ne pas consommer ces produits qui sont à la fois sains et économiques ?
C'est le sens de la démarche de "Ça vient du jardin" : mettre en relation les producteurs et les consommateurs.
En cette 21ème Semaine du goût, l'équipe de la Fondation vous propose de faire un voyage culinaire avec des conseils et outils à croquer sans modération !

Le repas invite chacun à se rendre compte du lien qui existe entre notre alimentation et l’environnement. De la crise climatique à l'érosion de la biodiversité : nos habitudes de consommation ne sont pas sans conséquence sur la santé de la planète. A travers nos propres choix, nous pouvons agir en tant que consommateurs responsables.

Témoignage de Charline Labuset, en service civil volontaire à la Fondation Nicolas Hulot
Comme chaque mercredi, j'ai rendez-vous entre 19h et 20h dans le 12ème arrondissement de Paris pour la distribution de mon panier AMAP.
L'AMAP est une Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne, dont l'objet principal est de "mettre en lien paysans et consommateurs, afin de créer un partenariat pour permettre aux premiers de bien vivre de leur production et de pérenniser leur métier et aux seconds de s'alimenter bien et local". Le panier AMAP est un panier de fruits et légumes de saison produits et cultivés localement par un agriculteur bio ou équivalent bio. Les membres de l'AMAP s'engagent à pré-acheter au début de saison une part de la production pendant une durée de 6 mois. Cela permet de pré- financer la production, ce qui est une vraie sécurité pour le paysan, surtout face aux aléas naturels.