Quels sont les campus les plus investis dans le développement durable ? Quelles grandes écoles ou universités vous aideront à devenir des professionnels responsables ? À être sensibles aux problématiques écologiques et sociales ? À manager autrement ?
En partenariat avec Entrepreneurs d'Avenir, l'Etudiant a réalisé sa première grande enquête sur le sujet, qui distingue 76 établissements engagés dans le développement durable. Les directeurs d'établissement et présidents d'universités exemplaires seront interrogés sur leur démarche en matière de développement durable, lors d'un Grand Oral qui se tiendra le jeudi 5 juin à partir de 17h au Conseil économique social et environnemental - place Iéna, Paris 75016.
Ce rendez-vous, gratuit, destiné aux étudiants comme aux chefs d'établissement, organisé dans le cadre du Parlement Entrepreneurs d'Avenir sera l'occasion d'évaluer l'engagement des établissements en matière de formation et de recherche sur les principaux enjeux du développement durable et de la responsabilité sociétale et environnementale des entreprises.
Les directeurs et présidents d'universités seront interrogés par Nicolas Hulot, président de FNH - Geneviève Ferone, directrice du développement durable de Veolia - Mathieu Baudin, prospectiviste et directeur de l'Institut des Futurs Souhaitables - Pauline Reybier, présidente du REFEDD.
Inscription obligatoire :
Cliquez ici pour vous inscrire à cette journée du 5 juin 2012.
Important : Vous devez vous munir d'une pièce d'identité pour rentrer dans le Conseil Economique Social et Environnemental.
Télécharger l'enquête de L'Etudiant n°355 de mai 2012 sur 76 Grandes Ecoles et Universités d'avenir
En savoir plus :
> Le guide pour des menus responsables en restaurants universitaires
> 100 métiers d'avenir "trouver un emploi dans l'économie verte"
Le 14 décembre 2011, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a voté le rapport annuel sur l'Etat de la France, rapport qui rend compte de l'évolution de notre pays dans les champs économique, social et environnemental en s'appuyant notamment sur les indicateurs de développement durable. Il est chapeauté d'un avis qui, outre ses recommandations pour nos politiques nationales, ajoute une focalisation concernant l'état moral des français.
Dans ce rapport, le CESE a souhaité expliciter les phénomènes et évolutions qui donnent un caractère singulier à la période actuelle. Un focus sur le moral des Français accompagne les constats et les propositions de l'assemblée.
Les deux rapporteurs, Yves Zehr et André-Jean Guérin, administrateur de la Fondation pour la Nature et l'Homme , nous présentent les principales caractéristiques de ce rapport :
> Rassembler les français
1. Poursuivre une politique familiale équilibrée qui ouvre l'accès à des services et des droits sur une base universelle, garantir aux jeunes de bonnes conditions d'éducation, de formation et d'emploi.
2. Réduire les inégalités par le haut et lutter contre la pauvreté, mesurer les difficultés concrètes des gens, déployer une palette diversifiée de politiques redistributives
3. Réformer la fiscalité pour redonner l'assurance d'une contribution équitablement répartie.
> Se projeter dans l'Europe
4. Renforcer la compétitivité de la France au sein de la zone euro notamment par la qualité, la R&D, l'innovation et la compétence des salariés.
5. Impulser des changements profonds dans la construction européenne, ouvrir des débats publics sur les projets fédérateurs pour la zone Euro.
> Contribuer à la construction du monde
6. Affirmer la responsabilité de chaque politique face aux menaces d'une surexploitation du monde.
7. Porter ce message dans les enceintes internationales en commençant par celle de l'UE.
8. Être exemplaire et adopter un mode de développement en accord avec nos préconisations.
> Mettre en œuvre quelques orientations prioritaires visant chacune une amélioration de la compétitivité, de l'équité et de la soutenabilité
9. Purger le passé, c'est à dire contenir et réduire notre dette publique tout en investissant dans la formation des jeunes générations, dans les infrastructures, dans les filières industrielles d'avenir.
10. Utiliser davantage les signaux prix (y compris fiscaux) pour permettre la prise en compte des conséquences collectives des choix individuels.
11.Réformer les prélèvements obligatoires dans un souci de simplification et de meilleure transparence, (saisine prochaine du CESE).
12. Etablir un plan pour une consommation durable assorti d'un suivi annuel.
13. Poursuivre avec le CESE la détermination d'indicateurs de bien-être et de soutenabilité, les populariser et les utiliser pour l'évaluation des politiques publiques.
En savoir plus:
> Accéder au rapport
> Des propositions ambitieuses votées par le CESE pour Durban 17/11/2011
Anne de Béthencourt, représentante de la Fondation pour la Nature et l'Homme au CESE nous fait l'analyse de ces propositions.
Un mois avant la Conférence de Durban, le CESE (Conseil Economique, Social et Environnemental) se positionne sur la question des négociations climatiques internationales. L'avis qui a été voté à la quasi majorité absolue en séance plénière le 8 novembre, fait des propositions ambitieuses pour relever le défi climatique, et interpelle plus spécifiquement les pouvoirs publics sur le mandat de négociation de l'Union européenne ainsi que sur la mise en œuvre des engagements financiers pris à Copenhague.

Pour le CESE, il est indispensable que le cadre onusien soit préservé à Durban, et que les acteurs de la société civile soient mobilisés : il s'agit de deux conditions sine qua none pour une réelle avancée des négociations climatiques.
La gouvernance sur le sujet du climat ne peut plus faire l'économie de l'intervention de la société civile, qui doit être entendue et impliquée : le CESE préconise notamment la création d'une Organisation mondiale de l'environnement au sein de l'ONU. Au niveau national, cette place de la société civile passe par un dialogue social renforcé avec les partenaires sociaux, les associations et les négociateurs dans la préparation du mandat de négociation.
Un haut niveau d'ambition pour l'UE dans les négociations internationales, avec des objectifs européens de lutte contre le changement climatique à la hauteur des préconisations scientifiques.
S'appuyant sur les projections du GIEC, le CESE prend acte qu'un objectif européen de 30 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour 2020 serait un premier cap. « Atteindre cet objectif exigera une très forte volonté politique à la lumière des transformations sociales et économiques que cela supposera notamment en ce qui concerne les modes de production et de consommation », précise la rapporteur Céline Mesquida.
Le Traité de Lisbonne a instauré une nouvelle forme de participation du public à l'élaboration des politiques de l'Union européenne: l'initiative citoyenne européenne. Ces initiatives citoyennes européennes pourront être lancées à partir du 1er avril 2012.
Afin de permettre aux citoyens d'appréhender pleinement cet outil et de le mettre en pratique, le Conseil économique et social européen, dans lequel la Fondation pour la Nature et l'Homme est représentée par Thierry Libaert, propose un guide à télécharger.
En raison de sa forte dépendance par rapport aux importations de carburants fossiles, l'UE se trouve face à un défi majeur. L'indépendance énergétique et la stabilité économique, la lutte contre le changement climatique et la protection de l'environnement sont autant d'éléments qui incitent l'Union européenne à accélérer sa transition vers une économie sobre en carbone.