La Conférence des parties de la CITES qui se déroule en ce moment à Doha (Qatar) avait l'avenir du thon rouge entre ses mains. En effet, c'est au sein de cette conférence que ce décide quelles sont les espèces animales ou végétales qui bénéficieront d'une protection au titre de la Convention. Il a finalement été décidé que le thon rouge ne serait pas protégé.
La Conférence des parties de la CITES composée de 175 pays membres de la convention, qui aura lieu du 13 au 25 mars prochain à Doha (Qatar), décidera des espèces animales ou végétales qui pourront bénéficier d’une protection au titre de la Convention. Le thon rouge reste au coeur des débats.

L’été dernier, la principauté de Monaco a proposé d’inscrire le thon rouge à l’Annexe 1 de la CITES. Cela signifierait l’interdiction de sa commercialisation internationale. Dans sa proposition consultable sur Internet, Monaco fait valoir que les stocks de thon rouge ont baissé en Méditerranée de près de 75% en 50 ans. Dans l'ouest de l'Atlantique, les stocks auraient même diminué de 82% de 1970 à 2007.
Pour l’instant, il n’existe aucune mesure de protection du thon rouge.
Du 13 au 25 mars prochain, la Conférence des parties de la CITES se réunira à Doha (Qatar).
Lors de cette conférence, les parties, composés des 175 pays membres de la convention, décideront des espèces animales ou végétales qui pourront ou non bénéficier d’une protection au titre de la Convention. Au menu cette année, se trouve notamment le thon rouge qui a suscité de nombreux débats dans notre pays. Faisons tout d'abord un point sur cet organe dont la décision sera déterminante pour l'avenir du thon rouge :

Le 27 janvier dernier, la commission environnement du Parlement européen a adopté, à une écrasante majorité, une résolution approuvant la proposition de Monaco d’une inscription du thon rouge à l’Annexe I de la CITES, ce qui en interdirait temporairement le commerce international (et non la pêche).

En juillet dernier, le Président de la République s’était prononcé, en clôture du Grenelle de la Mer, pour un soutien de la France à une inscription de l’espèce à une annexe de la CITES, « pour en interdire le commerce ». Mais depuis, la France hésite même si trois avis scientifiques émanant d’instances internationales étaient venus corroborer l’engagement présidentiel.