A l'occasion de la prochaine session du GIEC des 18 et 19 novembre 2011, Thierry Libaert, professeur en communication stratégique et membre du Comité de Veille écologique de la Fondation pour la Nature et l'Homme, nous livre son analyse de la stratégie de communication du GIEC.
La communication sur le climat est un paramètre considérable et souvent mésestimé. Face à l'ampleur et reconnaissons le, l'efficacité des campagnes des climato sceptiques, force est de reconnaître que le Giec s'est rarement montré à la hauteur.
Il est toujours délicat lorsqu'on croit fortement à un sujet de se mettre en position critique car cela risque d'apparaître comme une manoeuvre de déconstruction.
Un événement important de ce point de vue vient d'avoir lieu. Lors de la 34eme session du Giec (IPCC) des 18 et 19 novembre à Kampala, la stratégie de communication a pour la première fois été discutée.

Par Thierry Libaert, Professeur en Sciences de l'information et de la communication et membre du Comité de Veille Ecologique de la Fondation Nicolas Hulot
Quelle publicité voulons-nous ? La publicité ne peut laisser indifférent. Véritable art pour certains, nécessité économique pour d’autres, elle cristallise également les critiques d’un modèle de croissance dont elle serait le moteur faisant naître des désirs illusoires et nous éloignant des questions essentielles de nos existences.

Entretien paru dans Le Monde du 30/10/10
Propos recueillis par Pierre Le Hir
Professeur à la faculté des géosciences et de l'environnement de l'Université de Lausanne, Dominique Bourg vient de publier, avec Kerry Whiteside, professeur de sciences politiques au Franklin and Marshall College de Pennsylvanie, un essai intitulé "Vers une démocratie écologique" (Seuil, 106 pages, 11,50 euros). Les deux chercheurs y expliquent pourquoi, à leurs yeux, nos institutions politiques sont inaptes à régler les grands problèmes environnementaux de la planète et doivent être refondées.
Dominique Bourg est également membre du Comité de Veille Ecologique de la Fondation Nicolas Hulot.
Le développement durable a été créé par la communication des entreprises pour réenchanter l'économie et fournir un thème consensuel sur nos modes de développement.
À partir de nombreux travaux scientifiques internationaux, l'auteur Thierry Libaert démontre que la communication sur le développement durable, loin de relégitimer la place de l'entreprise, engendre des effets pervers qui vont bien au-delà des simples attaques en greenwashing.


Tribune de Nicolas Hulot, parue dans Le Figaro le 26 octobre 2010
Dans le carrefour de crises que nous traversons, il demeure quelques questions taboues que l'on ne peut plus se payer le luxe d'occulter. Le culte actuel du court terme structure en profondeur l'économie et induit des choix collectifs qui privilégient l'immédiateté et négligent les conditions mêmes de nos existences futures.
Or une profonde remise en cause de notre modèle économique ne peut pas faire l'économie d'une refonte des fondamentaux politiques de nos sociétés.