En 1962, la parution d'un livre fit l'effet d'une petite bombe. L'ouvrage Silent Spring de Rachel Carson est considéré comme le premier ouvrage majeur de la prise de conscience écologiste des ravages engendrés par le progrès technique. Pour Al Gore, le livre « est l'acte de naissance du mouvement écologiste. »
Rédigé par une biologiste qui avait écrit auparavant sur les océans, Printemps silencieux est contrairement aux précédents, un ouvrage de dénonciation et c'est en cela que son influence fut considérable.
500.000 exemplaires furent vendus, (deux millions aujourd'hui), d'importants débats furent engagés, le Président Kennedy l'évoqua.

Cet essai fait le constat que les hommes, au fil des générations, sont en proie à une amnésie concernant les choses de la nature. A force de détruire la biodiversité, nous sommes tout simplement en train d'oublier ce qu'elle était, il y a encore peu de temps. Et comme ce qui disparaît finit par être oublié, comment dès lors protéger cette nature que nous ne connaissons plus, comment éviter un effondrement des ressources naturelles ? L'éducation à l'environnement n'existe ni en famille (à travers les anciens) ni à l'école. Sans repères, sans référents, sans connaissance du passé, nous fonçons vers un avenir proche dont on sait désormais qu'il est extrêmement inquiétant.
Alors, que peut-on faire ? A travers ce court essai, Philippe J Dubois tente de montrer comment la lutte contre l'oubli et le travail de mémoire sont primordiaux à l'égard de notre biodiversité, sauvage et domestique, si nous ne voulons pas devenir un ermite perdu sur Terre dans quelques décennies.