Analyse de 2 ans de négociations sur le changement climatique par Benoit FARACO
La conférence de Copenhague s'est achevée samedi 19 décembre, après qu'un accord entre 28 Etats ait été présenté par Barack Obama et Nicolas Sarkozy dans la nuit de vendredi à samedi. Si les négociations officielles se sont poursuivies plus de 12 heures après la publication de cet accord, tout était déjà écrit. Les derniers échanges en plénière témoignaient davantage de l'essoufflement du système onusien que de véritables négociations.
La Conférence de Copenhague (15° conférence des parties de la Convention climat) vient de s'achever. Ses résultats constituent une grande déception pour tous ceux se sont mobilisés pour que des engagements chiffrés à la hauteur des enjeux soient pris en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Certes, l'accord de Copenhague est le premier accord international à adopter explicitement l'objectif, recommandé par les scientifiques, de limiter le réchauffement à 2°C. Cependant, il n'est pas contraignant. C'est une déclaration politique : rien ne garantit que les Etats respecteront leurs engagements et qu'ils mettront tout en oeuvre pour atteindre les objectifs fixés. Nous ne disposons toujours pas d'un cadre juridique permettant de donner une suite au protocole de Kyoto qui arrivera à échéance en 2012.
Malgré cette déception, nous ne baissons pas les bras car le réchauffement est en cours et ses effets se font déjà sentir partout dans le monde. Voici les principaux rendez-vous à venir sur ces sujets.