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A quoi servira l’argent provenant de la taxe Tobin ?

Les déclarations de membres du gouvernement se sont succédées la semaine dernière pour annoncer la mise en place, dans une loi de finance rectificative, d'une taxe sur les transactions financières en France, dans le courant du mois de février. Si les contours de cette mesure demeurent encore flous (on ne sait pas exactement sur quoi portera la taxe, ni combien elle rapportera), son utilisation l'est tout autant.

Benoit Faraco

 

Une taxe pour réguler la finance ?


La taxe sur les transactions financières a été inventée dans les années 70 par un économiste américain, James Tobin, afin d'empêcher la spéculation à court terme, qui n'a peut d'effets sur l'économie réelle, et permet d'obtenir des profits rapidement sans contribuer au bien-être des sociétés humaines. C'est donc à la base une taxe qui a vocation à réguler la finance, et qui a ressurgi au plus fort de la crise économique, au moment où les Etats ont du s'endetter pour sauver le système bancaire et financier.

Dans les scénarios étudiés actuellement par le gouvernement, cette taxe aurait néanmoins avant tout une vocation budgétaire. Il s'agirait de mettre à contribution le monde de la finance, pour qu'il participe mieux à l'effort collectif de sortie d'une crise qu'il a largement provoquée. Le secteur financier est en France exonéré de nombreuses taxes, et il s'agirait alors d'un juste retour des choses, avec la réintroduction d'un « impôt de bourse » qui permettrait de dégager des recettes nouvelles.

Une mesure réclamée de longue date par les ONG


La taxe sur les transactions financières fait aussi partie des financements innovants discutés par la communauté internationale dans la suite de l'engagement pris à Copenhague d'aider les pays les plus pauvres à financer la lutte contre le changement climatique. Dans le cadre des négociations sur le changement climatique, les pays industrialisés se sont en effet engagés à verser 100 milliards de dollars par an.

Une telle taxe rapporterait entre 15 et 50 milliards d'Euros en Europe. Elle pourrait donc permettre à l'Union de contribuer à l'engagement pris à Copenhague et réaffirmé en décembre dernier à Durban, alors qu'en terre africaine, peu de progrès ont été accomplis sur la question des nouveaux financements pour le climat et le développement.

Le climat et le développement absent du débat sur la taxe Tobin en France


La Fondation pour la Nature et l'Homme est tout à fait favorable à ce que la France montre l'exemple, et prenne le leadership en Europe en mettant à contribution le secteur financier. Si le périmètre de la mesure doit être précisé, et qu'il est important que cette mesure ne soit pas qu'un effet d'annonce à quelques mois de l'élection présidentielle, il faudra ensuite entrainer d'autres pays, et notamment l'ensemble des Etats de l'UE pour l'adoption d'une taxe au niveau communautaire.
Mais la FNH s'inquiète de l'absence de débat sur l'utilisation des recettes provoquées par cette taxe. En effet, plus rien n'indique que ces nouvelles ressources seront au moins en partie consacrée au soutien des populations les plus pauvres. Cela fait pourtant partie des engagements du président de la République, notamment lors du Sommet de Cannes en novembre 2011, où il présidait le G20. Dans un monde où plus d'un milliard de personnes souffrent de la faim, et où 1,4 milliards d'individus sont privés d'électricité, il est indispensable que la France respecte son engagement de financer un nouveau développement, respectueux des équilibres écologiques, dans les pays du Sud.


En savoir plus :
> Financer l'avenir sans creuser la dette
> Les propositions de la FNH sur le financement de la lutte contre le changement climatique
> Le document du réseau climat développement sur les financements climat et développement

La diplomatie climatique ou les enjeux d'un régime international du climat

"La diplomatie climatique" revient sur les enjeux d’un régime international du climat en analysant les différentes étapes de sa construction. En effet en décembre 2009 à Copenhague, 40 000 personnes et 125 chefs de gouvernement se penchaient au chevet d’une planète malade. Il s’agissait pour la communauté internationale de définir un régime international pour lutter contre les changements climatiques.

diplomatie climat

La « diplomatie climatique » parviendra-t-elle à relever ce défi sans précédent ?

Ecrit à deux mains par un praticien et une scientifique, cet ouvrage permettra à tous ses lecteurs de mieux comprendre les enjeux des négociations actuelles et avenir, ainsi que les perspectives qu’elles ouvrent pour la gouvernance internationale de l’environnement à l’approche du Sommet  "Rio+20" .

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Posté par :
natacha.m
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régime international
ONU
diplomatie
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climat

J-3 Conférence de Cancún : pour un accord international sur le climat

Du 29 novembre au 10 décembre 2010, la ville de Cancún au Mexique va accueillir la 16e Conférence des parties de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

logo cancun 2010

Un an après le sommet de Copenhague, les délégations des 194 membres de la CCNUCC se retrouvent au Mexique dans le but de fixer des objectifs et prendre des décisions visant à lutter contre le réchauffement climatique et ses conséquences.

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Posté par :
Marie.N
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Veille écologique
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mexique
copenhague
conférence de cancun
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changement climatique
CCNUCC

Une contribution climat-énergie pour préparer Copenhague

Par Nicolas Hulot, président de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l'homme, Alain Crandjean, Patrick Criqui, Jean-Marc Jancovici et Dominique Bourg, membres du comité de veille écologique de la Fondation Nicolas Hulot.

Les Echos, le 30/06/2009

Une course contre la montre est engagée face au dérèglement de la machine climatique. Les faits sont là, non négociables : pour vivre demain dans un monde en paix, il nous faut inverser la tendance de nos émissions de gaz à effet de serre dans les cinq prochaines années D faut diviser par trois - c'est la position actuelle de Jean Jouzel - les émissions mondiales en 2050, ce qui imposera, pour laisser un peu de marge aux pays en développement, la division par un facteur quatre, ou plus, dans les pays industrialisés Ne pas traiter les déséquilibres maintenant, c'est ouvrir la voie à des tensions extrêmes sur ce qui nous fait vivre l'eau, l'alimentation, l'énergie et, plus tard, l'espace habitable.

Face à ce défi planétaire, l'Union européenne a fait un premier pas important, avec l'adoption, en décembre dernier, du paquet climat-énergje, qui pose un objectif de 30 % de réduction de nos émissions d'ici à 2020. A la fin de l'année, le monde a rendez-vous à Copenhague pour trouver un accord international sur la question climatique.

20 initiatives pour construire demain

L’Agence d’informations Reporters d’Espoirs avec le collectif Argos ont réalisé le livre, édité par l’ADEME et le Ministère du développement durable : "20 initiatives pour construire demain". Les journalistes Reporters d’Espoirs ont proposé et redigé des articles sur 20 projets pour préserver la planète.

 

ARGOS

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Posté par :
Johanna, Fondation Nicolas Hulot
Dans :
Parlons solutions
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reporters d'espoirs
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20 initiatives

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