« Inventer la transition écologique pour sortir de la crise » Nicolas Hulot
La transition écologique vise à faire évoluer notre société vers une économie sobre en ressources et respectueuse du bon fonctionnement des écosystèmes. Elle implique une évolution en profondeur des règles du jeu économique et démocratique, et se décline dans quelques grands secteurs : énergie, agriculture et alimentation, territoire et biodiversité.
La Fondation vous propose, à travers sa nouvelle publication "Veille et proposition n°12: Vers une sortie de crise?", de découvrir les axes clés et les propositions pour amorcer et mettre en oeuvre cette transition écologique.
3 propositions essentielles incarnant cette évolution :
Renouveler la démocratie en mettant l'écologie au cœur de nos institutions et renforcer la participation citoyenne aux grandes orientations politiques.
Développer un grand plan d'investissement dans les projets de la transition écologique en permettant aux Etats européens de se financer de nouveau auprès de leur Banque centrale.
Mettre en place une fiscalité écologique, en supprimant les subventions à la pollution et en faisant basculer une partie des prélèvements obligatoires du travail vers la consommation de ressources naturelles.
Il est important que cette transition passe concrètement par l'adoption d'une série de mesures permettant de rendre à l'économie sa fonction première, celle du bien-être humain, dans un cadre démocratique renouvelé et dans le respect de l'environnement.
"Crise ? Vous avez dit crise? Tenez: vous avez l’embarras du choix. Effondrement de l’économie-casino et des finances mondiales, pauvreté et inégalités croissantes depuis trente ans, combat quotidien de millions de gens pour accéder à l’eau et à la nourriture, réchauffement climatique aux conséquences humaines désastreuses.

Toutes ces crises procèdent des mêmes politiques néo-libérales mises en œuvre dans le monde par les mêmes acteurs ; elles s’aggravent mutuellement et pourtant aucune n’est une fatalité.
Nous pourrions jouir d’un monde propre, vert, riche et juste, où chacun vivrait dignement. A leur logique, opposons la nôtre."
Susan George
L’origine des menaces écologiques actuelles repose pour une grande part sur les conceptions spirituelles et culturelles que l’Occident nourrit à l’égard de la nature. L’être humain y est considéré comme supérieur, à partir d’une vision anthropocentrique développée par les matrices grecques et judéo-chrétiennes de l’Occident.
Malgré les avertissements croissants lancés depuis le milieu du XXe siècle par de nombreux experts, la course au désastre écologique s’accélère au point qu’une communauté d’intellectuels lucides considère qu’il s’agit désormais de remettre en discussion les substrats culturels et spirituels de notre civilisation.

George W. Bush appelle à l'aide. L'Islande fait faillite. Angela Merkel est K.O. face à la débâcle de ses banques. Les oligarques russes sont nationalisés. Alan Greenspan reconnaît ses erreurs. La Chine doit relancer massivement son économie.

L'impensable est arrivé. La crise financière a été brutale. Elle est aujourd'hui globale.
Au-delà même des conséquences économiques et sociales, des risques majeurs apparaissent pour demain - perte de contrôle de nos entreprises et faillite des Etats menacés par l'endettement public.
Si l'on ne veut pas danser sur un volcan, un nouveau monde est à inventer. Les propositions concrètes qui sont avancées ici montrent qu'il est possible d'agir.