Tiraillé entre intérêt général et intérêts particuliers, préoccupation du long terme et nécessité de résultats à court terme, le pilotage économique et financier de nos sociétés est devenu des plus complexes.
Face à la multiplicité des crises qui s’alimentent les unes les autres (énergétique, financière, économique, alimentaire, climatique) et à l’échec des négociations internationales sur le climat en 2009, les ONG francophones membres du réseau « Climat & Développement » ont proposé, suite à leur atelier de Dakar en juillet 2010, une approche de développement sobre en carbone et résilient au changement climatique.
L'avenir en question - Changer pour survivre d'Alexandre Rojey, Editions Armand Colin

Jamais le monde n'a présenté un visage aussi paradoxal. Tandis que le progrès technique s'accélère à un rythme vertigineux, la crise économique et financière s'accompagne d'une grave crise écologique et d'une raréfaction des ressources naturelles.
Que faire après la crise ?
Voici le rapport Stigitz initié par l'ONU et qui, sous la présidence du prix Nobel, a réunit quelques uns des économistes du monde les plus émérites.

Selon les auteurs, la crise n'est pas un simple accident, quelque chose qu'on ne pouvait pas prévoir et encore moins éviter.
La crise est due, au contraire, à l'action humaine : elle a été le résultat de fautes du secteur privé et de politiques mal orientées et vouées à l'échec des pouvoirs publics.
La récente crise financière est une des manifestations de la crise multiforme que nous traversons. La prédominance des marchés financiers a, en effet, des impacts majeurs sur les enjeux écologiques.
Centré sur le rendement à courts termes, ils ne permettent pas de dégager les investissements de long terme nécessaire pour préserver la stabilité du climat, la pérennité des écosystèmes ou développer l’efficacité énergétique. Il apparaît donc nécessaire de réguler les mécanismes de marché afin de financer les investissements de long terme que nécessite un développement durable.
Cependant, aucune mesure de «régulation» ne peut-être prise sans mettre au pas toutes les zones de non-droit, les paradis fiscaux, qui existent précisément pour contourner ces mesures de régulation. C’est pourquoi, la Fondation Nicolas Hulot a choisi de relayer la campagne «Stop paradis fiscaux».