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Comment nourrir le monde de demain ? 4 Questions à Marc Dufumier

À l'occasion de la sortie de son nouveau livre « Famine au Sud, malbouffe au Nord » le 2 février prochain, Marc Dufumier, ingénieur agronome et membre du Comité de veille écologique de la Fondation, nous fait partager sa vision de l'agriculture de demain.

Famine au sud malbouffe au nord de Marc Dufumier

 

Dans votre nouveau livre, vous prônez le retour à une alimentation biologique, aujourd'hui délaissée au profit d'une agriculture productiviste. Pouvez-vous nous parler des raisons qui vous amènent à ce constat ?

M.D- Dans les pays du Sud, de nombreux paysans abandonnent l'agriculture car ils se trouvent en concurrence avec les surplus des produits de notre agriculture productiviste comme la poudre de lait, les céréales ou le sucre. Au fond, l'Europe a tort de vouloir exporter à tout prix des surplus agricoles. Nous aurions tout intérêt à produire moins mais des produits de meilleure qualité.
Mon livre part du constat selon lequel défendre une agriculture biologique dans les pays du Nord, ce n'est absolument pas faire du tort aux pays du Sud. Bien au contraire, c'est ce qui leur permettra de ne pas dépendre des excédants de l'Europe et des Etats-Unis et de pouvoir, par eux-mêmes, nourrir correctement leurs peuples.

Que pensez-vous du projet de réforme de la PAC pour 2013 ? Êtes-vous confiant sur le verdissement promis de cette PAC ?

M.D-  Les propositions de la commission européenne me paraissent aller dans le bon sens. Elles restent cependant trop timides. En ce qui concerne son verdissement, c'est-à-dire le conditionnement d'un certain nombre d'aides au revenu à des dispositions environnementales, je ne peux être que pour. Toutefois, il ne faudrait pas qu'au nom de la simplification des mesures environnementales, l'on aboutisse à quelque chose d'insignifiant.  La PAC se doit d'inciter à une agriculture plus proche du cahier des charges de l'agriculture biologique. Je pense également que les aides de la PAC doivent être conditionnées à l'emploi et au maintien d'un grand nombre d'agriculteurs dans nos campagnes. Les aides aux revenus devraient être proportionnelles à l'emploi et non, comme autrefois, proportionnelles aux hectares et en fonction de droits historiques.

Quelles sont les raisons de votre engagement auprès de la FNH ?

Le festival du Vivre heureux du 30 septembre au 2 octobre

 

 

Vivre heureux, c'est possible ! Entretiens de Millancay

Une initiative de Philippe Desbrosses, membre du Comité de Veille écologique de la Fondation , qu'il fait vivre avec conviction depuis 20 ans avec l'appui de l'association Intelligence Verte.


Cette année et pour célébrer ce 20e anniversaire, est proposé un thème à la fois évocateur, par l'espoir qu'il induit, et provocateur par le décalage qu'il présente, entre la légèreté du propos et le climat planétaire anxiogène, que nous connaissons.


Les organisateurs ont donc pris délibérément le parti de ne pas se laisser emporter par la vague catastrophiste qui paralyse tant d'énergies constructives et freine l'avènement du monde nouveau.


Les vingtièmes Entretiens auront pour thème :
Vivre heureux, c'est possible !


Pendant les 3 jours de ce premier week-end d'octobre 2011, plus de 50 personnalités seront présentes pour donner à ces journées toute la richesse et la passion que nous leurs connaissons. Elles interviendront avec le public dans les tables rondes, les débats et les forums qui se succèderont à Millançay (Loir-et-Cher).
Vous trouverez le programme, la galerie photos et toutes les informations nécessaires sur le site dédié à cet évènement.


En savoir plus :
Festival du livre de l'écologie
Guérir la Terre, sous la direction de Philippe Desbrosses
19ème entretiens de Millancay (Loire et Cher) "Guérir la Terre en éduquant les Humains" : 1,2,3 octobre 2010
Participez aux 18ème entretiens de Millancay du vendredi 2 octobre au dimanche 4 octobre

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Posté par :
CynthiaS
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Avis rendu par le Conseil Paritaire de la Publicité sur le commerce équitable

Témoignage de Thierry Libaert, membre du Comité de Veillle Ecologique et vice-Président du Conseil Paritaire de la Publicité.

Thierry Libaert, membre du CVE de la Fondation pour la Nature et l'Homme

Sans empiéter sur les prérogatives de la commission nationale du commerce équitable, et considérant l'absence de règles sur l'utilisation publicitaire du thème "commerce équitable" dans la publicité, le CPP a taché de clarifier cette utilisation afin de permettre un meilleur développement du Commerce équitable.

En effet, le CPP s'est aperçu de l'apparition de labels auto proclamés, de produits se réclamant du commerce équitable pour des % infimes d'ingrédients dans la composition du produit, d'une certaine confusion avec des messages d'ONG, d'absence de preuves directement accessibles au consommateur, bref qu'une certaine confusion existait sur ce sujet.

Le CPP propose à l'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité, en s'inspirant de la Recommandation sur le développement durable, et dans l'intérêt d'une meilleure information du consommateur, de promulguer une Recommandation sur le commerce équitable.

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mariew
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Thierry Libaert
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Face à face entre Patrick Viveret et Laurent Habib sur la publicité, Terra Eco août-septembre 2010

Interview. « La pub aussi cynique que le système qu’elle soutient », Terra Eco, 25/08/2010
Propos recueillis par Emmanuelle Walter & Emmanuelle Vibert

logo terra eco

Peut-on vanter certains produits et industries polluants de façon « responsable » ? La pub n’est-elle pas condamnée à nous pousser à l’hyperconsommation ? Face-à-face entre le philosophe Patrick Viveret (et membre du Comité de Veille Ecologique de la Fondation Nicolas Hulot) et le publicitaire Laurent Habib.

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Marie.N
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GIEC - S'ouvrir ou disparaître

Par Thierry Libaert - Maître de conférences à Sciences-Po Paris, membre du Comité de Veille Ecologique et Christophe Roux-Dufort - Professeur de management à la Faculté des sciences de l'administration de l'Université Laval

Thierry Libaert

Depuis près d'un an, la controverse sur le réchauffement climatique s'est amplifiée. Cette contestation s'attache aux aspects les plus techniques du problème et à la réalité même du changement climatique, mais également au mode de fonctionnement de l'organisation internationale d'études sur le climat, le GIEC, également connu sous son sigle américain IPCC (International Panel on Climate Change).

Les partisans du climato-scepticisme, ceux qui dénoncent la réalité du dérèglement du climat, concentrent souvent leurs attaques sur le mode de fonctionnement de cette organisation comme point d'appui d'une dénonciation plus globale sur la crédibilité de la menace climatique. Les critiques proviennent de régions du monde très diverses et commencent à faire sentir leurs effets sur une opinion publique qui se met à douter des politiques d'entreprises ou des choix d'actions gouvernementaux. Doutes d'autant plus prononcés que l'affaire dite du «Climategate» qui, sur la base d'échanges de courriers électroniques entre experts, suggérait que des scientifiques du climat les plus influents du GIEC s'étaient rendus coupables de graves dérives déontologiques, a contribué à la montée des critiques sur cette institution.

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Posté par :
albane
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Veille écologique
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Comité de veille écologique
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réchauffement climatique
GIEC

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