
Les Accords de Copenhague (2009) et de Cancun (2010) engagent les pays développés de l'Annexe I de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC) à mobiliser jusqu'à 100 milliards USD par an d'ici 2020 pour financer les politiques d'adaptation et d'atténuation dans les pays en développement. La déccision de Cancun entérine également la création d'un Fonds Vert multilatéral pour accueillir ces financements climat post-2012. Ces décisions soulèvent beaucoup de questions : où trouver 100 milliards USD par an si les budgets nationaux sont déjà grevés par les suites de la crise économique et financière ? Mais aussi, quels sont les objectifs du Fonds Vert ? Comment décaissera-t-il les financements ? Selon quels critères d'allocation ? Selon quelles modalités ? Un Comité Transitoire a été mandaté par la CCNUCC pour étudier ces questions et proposer une architecture financière à Durban.
Louvain-la-Neuve, du 26 au 29 août 2011
Un pas pour mobiliser l'énergie du système, une contribution à RIO+20, un espace de dialogue entre la société civile et la gouvernance publique : voilà ce qu'est le Forum One people one planet !
En tant que membre du Comité de Veille Ecologique, Thierry Libaert, professeur en Sciences de l'information et de la communication, y particpera, représentant ainsi la Fondation pour la Nature et l'Homme.
« One people, One planet » est un forum participatif qui réunit les acteurs de la gouvernance publique - en particulier les instances de financement - les mouvements citoyens, et qui implique également les entreprises privées et les citoyens de différentes générations, afin d'élaborer une vision alternative et commune du monde.
Ce forum est une plate-forme contributive, mise en œuvre au niveau international, en vue d'un débat permanent et concret sur la durabilité de notre développement, et se déroulera dans les auditoires de l'Université Catholique de Louvain UCL (Louvain-la-Neuve, Belgique).
Les débats porteront sur des thèmes et des défis spécifiques.
L'objectif du forum sera d'élaborer et de diffuser des recommandations sous forme de chartes qui promeuvent une vision alternative, en particulier au sein des grandes institutions internationales. Ces recommandations reflèteront les travaux préparatoires et les débats des quatre jours.
Par leur diffusion, elles contribueront à interpeller pour changer des mécanismes devenus inadéquats.
Liste des organisations qui contribuent à la réalisation de ce Forum :
La Fondation pour la Nature et l'Homme, Agoria, BEI, BERD, Club of Rome EU Chapter, Comité 21, Convergences 2015, ECVC-Via Campesina, Ekta Parishad, FOE, Gandhi International, OXFAM, Philosophie et management, Région wallonne, United World Colleges, Universités des Aînés-UCL, WWF.
Ce livre de grand entretien qui rassemble les meilleurs experts vise à démontrer que l'affirmation "Mieux vivre des demain" ne relève pas de l'utopie mais de l'expression d'une foi absolue dans la capacité de l'homme à inventer d'autres façons de consommer, se nourrir, se déplacer, communiquer. Foi aussi dans la capacité à s'adapter de manière urgente aux évolutions d'un monde en pleine mutation.
Cependant il y a urgence, tant notre mode de développement a provoqué un pillage de toutes les ressources de la planète et son asphyxie. Du philosophe Pierre Rabhi, ardent défenseur de la sobriété heureuse, à l'économiste Maria Nowak, adepte de la micro-économie de proximité, du député Yves Cochet, spécialiste des questions pétrolières et chantre d'un monde avec moins de biens et plus de liens, au philosophe allemand Hartmut Rosa qui crie l'urgence à ralentir nos rythmes de vie... ils sont douze philosophes, économistes, psychiatres, spécialistes de l'alimentation ou de la santé, à nous livrer chacun une clé, leur clé.
Réunies toutes ensemble dans ce ouvrage, ces solutions passionnantes dessinent les contours d'un monde harmonieux où nous vivrons d'autant mieux que nous aurons reconnu les limites de celui dans lequel nous sommes aujourd'hui. Un livre indispensable pour mieux vivre demain.

20 ans de rapports sur le développement humain.
Publié pour la première fois en 1990 par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le rapport sur le développement humain commençait par l'énoncé d'un postulat très simple, qui a servi de fil conducteur à toutes les versions ultérieures du rapport, à savoir que : « Les individus sont la vraie richesse d'une nation ».
Dans cet ardent plaidoyer pour les tropiques, Francis Hallé défend une conception des basses latitudes à rebours des analyses actuelles. Ces régions, qui ont à ses yeux une importance bien supérieure à celle qu’habituellement on leur concède, constituent pour la planète tout entière une référence, un berceau, un moteur.
Cette position, qui va de soi dans de nombreux domaines – climats, biologie, diversité ethno - logique, maladies, techniques agricoles… –, conserve toute sa pertinence en économie : avant d’être colonisées, les populations tropicales ne respectaient-elles pas l’environnement mieux que ne le font aujourd’hui les pays riches, victimes de leur surdéveloppement? La question ici en jeu, rarement soulevée, est donc d’ordre planétaire : c’est celle de l’inégalité économique entre les tropiques et les latitudes tempérées.

Pour tenter d’y répondre, et après avoir dénoncé les contre-vérités des ignobles et tenaces théories racistes, l’auteur s’attache à évaluer les facteurs politiques – esclavage, colonisation, néocolonialisme –, mais ceux-ci, recevables pour les périodes récentes, ne permettent pas d’élucider, dans une vaste perspective historique, l’origine de ces inégalités entre les latitudes.