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Enquête: Présidentielles et biodiversite par l Association Humanité et Biodiversité

Humanité et biodiversité a interrogé les candidats à la présidentielle : ils ne sont pas à la hauteur de l'enjeu ! Les résultats sous forme d'infographies sont accessibles ici.

Humanité et biodiversité

 

Un constat sévère

« Le sujet n'est pas suffisamment pris en charge. Tant qu'il n'y aura pas de vrai engagement de la part d'un chef de l'Etat nous continuerons à être confrontés à des mesures cosmétiques. La biodiversité est une opportunité pour construire le monde du XXIème siècle. Les candidats passent à côté de l'essentiel » regrette Hubert Reeves, Président d'Humanité et Biodiversité, qui ajoute « Humanité et Biodiversité va poursuivre le dialogue avec les candidats, il reste encore du temps pour qu'ils approfondissent leurs propositions !».

Biodiversite : les candidats n'ont pas saisi l'importance de l'enjeu
Les enjeux écologiques, sociaux et économiques liés à la préservation de la biodiversité conditionnent largement l'avenir de nos sociétés. Ils doivent occuper la place légitime qui leur revient dans les programmes des candidats aux élections présidentielles de 2012. C'est pourquoi Humanité et Biodiversité a diffusé aux candidats le 22 novembre 2011 un questionnaire afin de recueillir et évaluer leurs propositions sur la prise en considération de la biodiversité dans leur programme. L'évaluation des réponses repose sur trois critères principaux : l'ambition, le réalisme et la technicité.

Déception sur les trois critères d'évaluation

Si les réponses témoignent d'une connaissance du sujet en progrès, cela ne suffit pas à construire des réponses à la hauteur des enjeux.
L'ambition des candidats est timide, ils éprouvent de réelles difficultés à se projeter dans l'avenir. Et la mise en œuvre des propositions manque quant à elle de réalisme et de technicité : les prises de position des acteurs économiques et sociaux sont rarement prises en compte, le rôle des collectivités n'est presque jamais abordé, les candidats restent globalement très flous sur la façon dont ils envisagent concrètement d'atteindre leurs objectifs, ils ne se saisissent pas de l'expérience acquise dans la mise en œuvre des politiques nationales, de celles des collectivités territoriales ou encore d'acteurs privés.
« Les propositions restent trop générales, peu précises, et  les méthodes pour les mettre en œuvre sont globalement absentes. Pourtant on attend de candidats à la Présidence de la République qu'ils proposent des politiques», regrette Christophe Aubel, Directeur d'Humanité et Biodiversité qui poursuit « l'offre politique en matière de biodiversité semble se limiter à une juxtaposition d'objectifs divers - et calibrés pour ne fâcher personne- avec peu de méthodologie opérationnelle ».

Élections présidentielles 2012. Le manifeste de la LPO



Depuis 100 ans la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) se bat pour protéger la nature. Un siècle de combats pour les oiseaux, la nature et l'homme. La LPO est née avec la lutte contre le massacre des macareux aux Sept-Iles. En cent ans, elle a certes connu de vraies avancées pour la protection de la nature, mais il a quand même fallu attendre 1976 pour qu'une loi statue enfin sur ce patrimoine commun de la Nation. L'urgence est là, la biodiversité et les paysages sont en danger.

Manifeste de la LPO

 

Par le manifeste qu'elle publie, la LPO, association apolitique, souhaite alerter les candidats à la présidentielle 2012 sur les enjeux présents et à venir pour la biodiversité.

La LPO attend des candidats à la présidence de la République :

  • des engagements forts pour améliorer la protection des espaces naturels et celle des espèces des listes rouges,
  • des actions concrètes pour réduire considérablement la consommation des espaces naturels et agricoles,
  • des décisions fermes pour orienter l'agriculture vers un respect des ressources naturelles telles que l'eau, les sols, la diversité des écosystèmes et la sauvegarde des espèces,

  • des engagements radicaux pour réduire l'utilisation des pesticides et des appâts toxiques,
  • une réorientation radicale de la politique énergétique en faveur des énergies renouvelables opportunes,

Un vice-premier ministre pour l’environnement

Vous étiez lundi l'invité du ministre de l'Intérieur. Serez-vous en 2007 l'alibi écolo de Sarkozy?

Nicolas Sarkozy m'a proposé de parler devant l'ensemble des préfets. Pour moi, c'était une occasion inespérée de toucher des relais essentiels. Les préfets font la police de l'environnement. Ils sont en première ligne pour l'application de l'arsenal législatif, qu'il s'agisse de la mise en œuvre de Natura 2000 ou de la lutte contre les nitrates en Bretagne.

Que leur avez-vous dit?

Que nous vivons en surrégime. On produit plus que la Terre ne peut donner, et l'empreinte écologique de l'homme n'est plus supportable. Envisager le développement durable, c'est se demander comment ne pas spolier les générations à venir. La clé, selon moi, c'est le découplage entre croissance économique et croissance matérielle, avec la mise en place d'une fiscalité écologique fondée sur l'énergie et non plus sur le travail.

Cela nécessite-t-il la présence d'écologistes au gouvernement?

L'expérience montre que les ministres peuvent se retrouver impuissants. Dominique Voynet et Serge Lepeltier nous ont dit la même chose : «Au gouvernement, j'étais le seul écolo.» Un ministre, aussi compétent soit-il, ne suffit pas. C'est pourquoi je propose qu'en 2007 il y ait dans le gouvernement un vice-Premier ministre chargé de l'Environnement durable. Si on veut se mettre en ordre de marche, il faut forcément une coordination au plus haut niveau.

Qu'en disent vos interlocuteurs?

Les responsables des deux grands partis, PS et UMP, ont accueilli favorablement cette proposition. François Hollande trouve que c'est une bonne idée, et Nicolas Sarkozy me dit : pourquoi pas?

A-t-on besoin, en 2007, d'un candidat écologiste?

Oui, malheureusement. Il est là pour combler un vide sidéral. Il faut reconnaître que les écologistes ont été des défricheurs. Sur ces questions, les grands partis sont totalement désinvoltes. A droite comme à gauche. Les Verts, pour Jospin, c'était d'abord une question stratégique. Il a pris Voynet dans son gouvernement pour élargir son assiette électorale.

N'êtes-vous pas vous-même tenté de vous présenter?

On m'a approché. J'y ai réfléchi. Et, tout compte fait, l'aventure m'a paru trop hasardeuse. Il faudrait sortir de cette logique de rapport de forces qui veut que les gouvernements ne fassent de l'écologie que si le candidat des écologistes fait de bons scores. Moi, je m'adresse à Hollande, à Sarkozy, à Bayrou, et je leur dis : quel que soit le score des écologistes, vous devez prendre les mesures qui s'imposent.

Pourquoi pas un candidat unique des écologistes?

Au fond, ce qui sépare les candidats déclarés Corinne Lepage, Dominique Voynet et Yves Cochet est infime. Il faudrait, c'est vrai, une candidature unique. Une candidature non dogmatique. Mais je crains qu'on soit mal parti.

Pourquoi les écologistes restent-ils si marginaux en politique?

Parce que les intellectuels sont très en retrait. On ne les entend pas, on ne les lit pas. Ils se conduisent comme s'ils étaient immunisés contre le changement climatique. La mutation écologique, c'est le plus grand défi auquel l'humanité ait été confrontée. Le défi humaniste par excellence. Car, dans cette crise, les premiers qui trinquent sont les pays du Sud. Avec le réchauffement, ils vont subir les désordres que nous aurons provoqués.

Libération, le 01/06/2006

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Posté par :
albane
Dans :
Veille écologique
Tags :
nicolas hulot
élections présidentielles

L'écologie au centre des débats politiques

Le Figaro - Vous avez déclaré que vous seriez candidat à la présidentielle si les questions environnementales ne sont pas prises en compte par les politiques. Ont-ils fait un pas dans la bonne direction?

Nicolas HULOT - Je constate que les uns et les autres commencent à bouger. En collaboration avec les experts de la Fondation Nicolas Hulot, nous présenterons des propositions en novembre. Nous sommes ouverts à la critique, et nous savons que l'écologie est une équation complexe.

En 1974, l'écologiste René Dumont avait envoyé une liste de questions aux candidats à l'élection présidentielle et publié leurs réponses. Les choses ont-elles tant changé?

On se moquait de lui à l'époque. Ce qui a changé, ce sont les Français, qui ont pris conscience des enjeux. Notre pays est mûr pour le passage à l'acte. Je ne dis pas que les clivages politiques doivent tomber, mais il me semble que l'on peut se mettre d'abord d'accord sur le diagnostic du péril climatique et sur l'épuisement tragique d'un grand nombre de ressources élémentaires. Je crois aussi indispensable une sorte de pacte sur ces enjeux. Soyons capables quand les choses vont dans le bon sens, d'où qu'elles viennent, de les encourager. J'ai été consterné par notre société politique, qui n'a pas ménagé ses sarcasmes quand Jacques Chirac a proposé une taxe sur les billets d'avion ou quand il a voulu la Charte de l'environnement.

Recevez-vous des encouragements à vous présenter?

Evidemment. Mais, pour l'instant, je ne suis pas dans cet état d'esprit.

A quel moment prendrez-vous la décision?

Nous aurons déposé nos propositions début novembre. A la fin du mois de novembre, on y verra plus clair.

Vous souhaitez la création d'un vice-premier ministre de l'Environnement. Est-ce pour vous une priorité?

Oui. Jusqu'à présent, on a sous-traité l'environnement dans un ministère de second rang. En 2002, on a élargi la compétence de ce ministère à l'écologie et au développement durable. Mais ça ne pouvait pas marcher. Le développement durable doit, lui, devenir un outil de planification. C'est pour cela qu'il faut s'interroger sur l'architecture gouvernementale. Un vice-premier ministre permettrait, selon moi, de soulager l'exécutif de l'effort d'anticipation et de planification. Il garantirait le cap écologique du gouvernement.

Les présidentiables vous ont-ils répondu à ce sujet?

Laurent Fabius a déjà repris mon idée de vice-premier ministre. François Hollande l'a évoquée, Ségolène Royal ne l'a pas rejetée, François Bayrou doit se prononcer. Nicolas Sarkozy ne l'a pas écartée et nous en reparlerons de vive voix. J'entends bien que l'élection présidentielle est un enjeu sérieux. Je n'ai pas à mettre de couteau sous la gorge.

Vous serez à l'université d'été de l'UDF aujourd'hui, mais pas à celle de l'UMP demain. Pourquoi?

J'étais à la convention de l'UMP il y a quelques mois, j'ai décliné leur invitation pour ne pas redire la même chose. En revanche, je n'avais jamais eu l'occasion de répondre à l'invitation de l'UDF.

José Bové affirme que la crise de l'environnement ne peut pas être réglée par un "simple aménagement du système libéral et productiviste".

Pas par dogmatisme mais par simple réalisme, je pense que le système ultralibéral doit être remis en cause. Nous allons redécouvrir la rareté des ressources dans une économie de l'abondance. Nous devrons édicter des règles de modération si on veut éviter un jour des mesures de privation. Cela veut dire qu'il faudra produire des normes strictes, bien sûr, mais aussi inventer une fiscalité incitative et dissuasive.

Etes-vous pour l'abolition de l'énergie nucléaire?

Pas n'importe comment et pas n'importe quand, si l'on s'est fixé au préalable une discipline drastique d'économie d'énergie et si l'on a dégagé suffisamment de moyens pour faire jaillir un nouveau bouquet énergétique. Supprimer brutalement aujourd'hui l'énergie nucléaire est impossible techniquement et économiquement et augmenterait la consommation des énergies fossiles. Le résultat serait catastrophique pour les énergies fossiles et l'effet de serre, qui est la menace majeure.

Qu'en est-il des OGM?

C'est un cas d'école du principe de précaution. Nous sommes encore dans le flou, faute d'un recul suffisant. Il ne s'agit pas de refuser le progrès, car seul le progrès scientifique nous permettra de relever les défis que nous traversons. Mais j'entends aussi des scientifiques éminents qui s'inquiètent des effets des OGM sur les organismes. Donnons-nous encore un peu de temps. Et, à un moment donné, nous accepterons ou nous refuserons collectivement les risques propres aux OGM.

Chirac vous a-t-il fait signe depuis que vous avez évoqué votre candidature?

Il m'a appelé au lendemain de ma déclaration. Il ne m'a pas parlé de mon éventuelle candidature. Il m'a simplement dit qu'il avait essayé de défendre le dossier de l'environnement lors du sommet des chefs d'Etat à Saint-Pétersbourg et qu'il était difficile de se faire entendre. Il a dit qu'il comprenait mon inquiétude.

Les sondages montrent clairement que les Français comprennent l'importance des enjeux environnementaux. Mais un président élu sur ce dossier peut-il vraiment changer la donne, alors que la crise est planétaire?

On peut toujours dire que le rôle de la France est insignifiant. Je pense tout le contraire. Elle peut être le pays des droits de l'homme de demain. Elle fait déjà partie des dix pays du monde qui jouissent de la biodiversité la plus riche, notamment grâce à ses territoires d'outre-mer. Si la France retrouvait un élan sur ces sujets, elle pourrait entraîner l'Europe dans son sillage. Face au reste du monde, l'Europe est la bonne échelle géopolitique pour défendre ces questions. C'est pour cela que je crois que le débat des huit prochains mois est crucial.

Le Figaro, le 31/08/2006

 

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albane
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élections présidentielles

Nicolas Hulot dément les propos du Parisien concernant une prise de position pour le second tour des élections présidentielles

Nicolas Hulot réfute totalement les propos qui lui sont attribués dans le Parisien de ce matin – édition du 27 avril 2007- concernant une prise de position de sa part pour le second tour des élections présidentielles.

Ces propos n’ont jamais été prononcés ni en public ni en privé. Depuis le lancement du Pacte écologique, Nicolas Hulot a rappelé que l’objectif était d'obtenir des engagements forts à gauche comme à droite, et de ne pas conditionner l'engagement écologique du pays au seul résultat d'un scrutin électoral.

En point presse hier, jeudi 26 avril, à Rennes dans le cadre de la présentation des Rencontres de Branféré organisées par la Fondation, il a réaffirmé que le scrutin électoral était un rendez-vous entre les candidats et les électeurs, et que ce serait pour lui une forme d’intrusion de se prononcer. Nicolas Hulot n’a donné et ne donnera aucune consigne de vote comme il s’y est toujours engagé.

Téléchargez ce communiqué de presse

Information presse, 27/04/2007

 

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