Entreprises, particuliers, collectivités, associations : découvrez comment repenser vos activités pour qu'elles soient compatibles avec le fonctionnement de la planète, grâce à cette formation en ligne proposée par la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme (FNH).
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Replacer le capital naturel au cœur de nos activités
40% de l'économie repose sur l'exploitation du capital naturel(1). 60% des écosystèmes sont dégradés ou en passe de l'être(2), pour une facture estimée à 7% du PIB mondial chaque année(3)... La liste des rapports scientifiques faisant état des dégradations subies par la planète ne cesse de s'allonger. Le constat est fait, reste à se concentrer sur les causes pour inventer des moyens en mesure d'inverser la tendance...
Pour assurer une durabilité à nos activités, le défi est donc bien de passer d'un système de prélèvement sans limites des ressources naturelles, à un système qui préserve les biens et services issus de la biodiversité, tout en permettant aux humains de répondre à leurs besoins fondamentaux. Il faut que chacun comprenne la nécessité et l'intérêt de passer d'une approche linéaire (extraire, produire, jeter) à une approche en phase avec le cycle de la nature (optimisation, recyclage, réutilisation).
Sources :
(1) : rapport Pavan Sukhdev sur l'économie des écosystèmes et de la biodiversité, 2008.
(2) et (3) : Millenium Ecosystem Assessment.
La Fête de la Nature est un événement national qui propose chaque année aux Français, de métropole ou d'Outre-mer, de célébrer la nature à travers plusieurs milliers de manifestations « nature » gratuites proposées par des professionnels ou des bénévoles qui ont pour mission de protéger et de valoriser la nature et de veiller au maintien de la biodiversité. L'édition 2012 se tiendra du 9 au 13 mai et aura pour thématique Drôles d'oiseaux !
Cette année, pour sa 6ème édition, la Fête de la Nature met les oiseaux à l'honneur et propose un défi à tous les amoureux de nature : installer 10 000 nichoirs d'ici le mois de juin 2012.
Installer 10 000 nichoirs pour les oiseaux, un défi unique !
Dans un environnement de plus en plus transformé par l'homme, les sites de nidification naturels (arbres creux, trous dans les édifices ou sous les toits...) sont de plus en plus rares et la reproduction des oiseaux nicheurs devient très difficile. Aujourd'hui, mésanges, sittelles, grimpereaux, rougequeues... parviennent difficilement à trouver un endroit où faire leur nid. La nidification est pourtant nécessaire.
Installer un nichoir dans son jardin partagé, sur un mur de sa maison ou de son immeuble, dans la cour de l'école ou dans les espaces verts de son entreprise, permet de suppléer au manque de cavités naturelles et donc de contribuer de manière simple à la protection des oiseaux.
Au-delà de la construction et de l'installation, le nichoir est un outil simple et captivant pour observer les rythme de la nature en découvrant et comprenant tout au long de l'année la vie des oiseaux : préparation de la nidification, va-et-vient des parents lors du nourrissage des oisillons, envol des jeunes oiseaux...Un défi pédagogique à réaliser seul, en famille ou dans le cadre d'un projet d'école ou d'entreprise !
Cet essai fait le constat que les hommes, au fil des générations, sont en proie à une amnésie concernant les choses de la nature. A force de détruire la biodiversité, nous sommes tout simplement en train d'oublier ce qu'elle était, il y a encore peu de temps. Et comme ce qui disparaît finit par être oublié, comment dès lors protéger cette nature que nous ne connaissons plus, comment éviter un effondrement des ressources naturelles ? L'éducation à l'environnement n'existe ni en famille (à travers les anciens) ni à l'école. Sans repères, sans référents, sans connaissance du passé, nous fonçons vers un avenir proche dont on sait désormais qu'il est extrêmement inquiétant.
Alors, que peut-on faire ? A travers ce court essai, Philippe J Dubois tente de montrer comment la lutte contre l'oubli et le travail de mémoire sont primordiaux à l'égard de notre biodiversité, sauvage et domestique, si nous ne voulons pas devenir un ermite perdu sur Terre dans quelques décennies.
Dépêche AEDD - Anne Farthouat- du 14/02/2012 avec l’aimable autorisation d’AEDD
Une rencontre « inhabituelle », avec un président de la République « presque candidat ». Voici comment Bruno Genty, président de FNE (France Nature Environnement), qualifie la convocation des associations de protection de l'environnement « grenelliennes » à l'Élysée, lundi 13 février 2012. FNE, le WWF, la Ligue Roc, LPO, la FNH (Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme), Écologie sans frontière et GoodPlanet.info ont évoqué avec Nicolas Sarkozy le bilan du Grenelle de l'environnement, mais également la politique énergétique et environnementale française, à moins de trois mois de la fin de la mandature.
Greenpeace a « décliné » l'invitation, considérant « que Nicolas Sarkozy est un candidat à sa propre succession, il n'est plus un président en exercice ». « Nous serions d'accord pour le rencontrer au siège de l'UMP, ou à son siège de campagne, pour connaître son projet électoral, mais en ce qui concerne les questions environnementales, nous n'attendons plus rien de lui d'ici à la fin de son mandat », explique à AEDD Karine Gavand, chargée des questions politiques pour Greenpeace. De même, « les Amis de la Terre ont décidé de refuser cette invitation pour signifier leur refus d'être instrumentalisés à quelques mois de l'élection présidentielle et au vu des récentes 'sorties' scandaleuses du chef de l'État sur l'écologie », explique-t-elle.
Quant à Nadir Saifi, vice-président d'Écologie sans frontière, qui a « longuement hésité » avant de se rendre à l'Élysée, il se dit « déçu » par une rencontre « glauque », de « techniciens de l'environnement ». Il appelle les ONG à « se re-saisir du Grenelle » et les candidats à l'élection présidentielle à se l' « approprier ».
LE PRÉSIDENT NE REMET PAS EN CAUSE LES NORMES AGRO-ENVIRONNEMENTALES
Sur le volet agricole, « il existe un certain nombres d'engagements du Grenelle pour lesquels le compte n'y est pas », a estimé auprès du président de la République Bruno Genty. Le plan Ecophyto 2018 (qui prévoit une réduction de l'usage des pesticides de 50 % entre 2008 et 2018) est « sur la mauvaise pente », explique le président de FNE. « Entre 2008 et 2010, les consommations de phytosanitaires pour les traitements de feuilles et de semences ont progressé respectivement de 2,6 % et 7 %. » Même constat « médiocre » sur l'évolution des surfaces agricoles dédiées à l'agriculture biologique, qui dépassent à peine les 3 % de SAU (surface agricole utile), alors même que l'objectif grenellien tablait sur 6 % de la SAU convertie en biologique pour 2012. « Le président n'a pas contesté ce constat », rapporte Bruno Genty.
Nicolas Sarkozy est également revenu sur les propos qu'il a tenus lors de ses voeux au monde rural en janvier dernier (AEDD n°12629). « Le président nous a assuré qu'il ne remettait pas en question la nécessité des normes environnementales, mais plutôt leurs procédures d'application », explique Benoît Faraco, porte parole de la FNH. Mais pour lui, « cette soi-disant lourdeur administrative due à la réglementation environnementale est en réalité un prétexte dont se sert la FNSEA pour demander un moratoire sur son application ».
Par ailleurs, « le président de la République a souligné que le problème de la compétitivité des entreprises agricoles françaises n'était pas dû aux normes environnementales, qui s'appliquent à toute l'Europe, mais à la réglementation sur le travail », poursuit Christophe Aubel, directeur de la Ligue Roc.
« Nous serons attentifs au signal qu'il donnera lors du prochain salon de l'agriculture [qui aura lieu du 25 février au 4 mars prochain] », prévient Bruno Genty. C'est lors de l'édition 2010 que le président avait déclaré : « Je voudrais d'ailleurs, au point où j'en suis, dire un mot de toutes ces questions d'environnement. Parce que là aussi, cela commence à bien faire », ce qui avait fortement déplu aux ONG environnementales (AEDD n°5551).
Jean-Jacques Blanchon, coordinateur biodiversité, agriculture et territoires de la Fondation Nicolas Hulot a participé à l'émission CO2 Mon Amour de France inter présentée par Denis Chessous consacrée aux métiers de l'environnement.
« C'est une dynamique qui est en train d'être construite car elle a démarré dans le cadre du Grenelle de l'Environnement pour donner une visibilité aux métiers de l'environnement. Un premier inventaire a abouti à l'identification d'environ 40 métiers rapportant à 6 grandes familles de métiers, ce qui représente environ 60 000 emplois. »
Les invités à cette émission sont:
- Jean-Marie Pelt: Pharmacien agrégé, botaniste-écologiste et fondateur de l'Institut européen d’écologie à Metz
- Christian Couloumy: Chef de secteur au Parc national des Ecrins
- Olivier Thaler: Maitre de conférences en biologie à l’Université Montpellier 2
- Jean-Jacques: Coordinateur biodiversité, agriculture et territoires de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme.
En savoir plus :
> Retrouvez l'intervention de Jean-Jacques Blachon en podcast sur le site de France Inter
> Retrouvez le programme biodiversité de la FNH
> Pour tout savoir sur les métiers de la biodiversité