Après les annonces du Président de la République dimanche soir, avec notamment de nouvelles mesures fiscales comme la TVA sociale ou la taxe sur les transactions financières, et alors que François Hollande a plaidé pour le retour de la TIPP flottante, on note un vrai manque de maturité dans le débat sur la fiscalité en France. Et même si les principaux candidats à l'élection présidentielle ont tous discuté de fiscalité écologique lors du congrès de France Nature Environnement samedi 28 janvier, rien n'est gagné sur ce dossier pourtant incontournable.

A droite comme à gauche, des pistes de réforme fiscale émergent, parfois pour faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'état et combler la dette, parfois pour financer un redémarrage de l'activité économique et l'emploi alors que le chômage continue de progresser.

Chaque année, l'humanité dépasse le seuil de régénération du capital naturel, bien avant la fin de l'année, puisant ainsi dans les réserves de la Terre d'une façon irréversible. Au lieu de vivre sur les dividendes, nous puisons chaque jour davantage sur le capital.
À terme, la raréfaction des ressources condamnera l'humanité à les rationner. Il y a donc urgence à changer de logiciel et à mettre le capital naturel comme condition sine qua non au développement d'une activité économique viable.
Cécile Ostria, directrice de la Fondation pour la Nature et l'Homme a participé ce Lundi 2 mai à un déjeuner de travail avec le Président de la République Nicolas Sarkozy,la Ministre de l'environnement Nathalie Kosciusko Morizet, et les ONG du Grenelle de l'Environnement.

Plus d'un mois après la catastrophe de Fukushima, les discussions ont essentiellement porté sur les leçons à tirer de l'accident majeur survenu au Japon, et les choix énergétiques de la France. Ces questions, fondamentales face au péril climatique et à la raréfaction du pétrole, et aux enjeux environnementaux liés à l'énergie méritent un débat de société en profondeur. Quand on sait que les choix d'aujourd'hui nous engagent sur les cinquante prochaines années (c'est la durée de vie d'une centrale nucléaire), il est vital d'ouvrir un débat.
Pour une révolution fiscale - Un impôt sur le revenu pour le XXIe siècle, de Camille Landais Thomas Piketty et Emmanuel Saez, Editions du Seuil

La fiscalité française est asphyxiée par sa complexité, son manque de transparence et l'accumulation de privilèges pour une minorité de contribuables ultra-riches.
À compter du 1er octobre, c’en est fini des avantages fiscaux pour les véhicules homologués N1, acquis exclusivement par les entreprises. Par une exemption de Taxe sur les Véhicules de Société (TVS) et du système de bonus-malus écologique, cette disposition favorisait l’achat de véhicules fortement pollueurs, devenus moins coûteux que les autres véhicules de société.

Le projet de loi de finance 2011 dévoilé le 29 septembre rétablit ainsi, pour les 4x4 et autres berlines homologués N1, le système de bonus-malus. Ces véhicules seront cependant toujours exemptés de la TVS, qui ne s’applique pas aux véhicules utilitaires légers.