Anne-Sophie Mercier, journaliste au Monde, interview Nicolas Hulot.
Silencieux depuis son échec à la primaire écologiste, en juillet 2011, Nicolas Hulot, désormais revenu à la tête de la Fondation qui porte son nom, a réservé son premier entretien au Monde.
Il vous aura fallu six mois d'absence pour "digérer" votre échec aux primaires organisées par les écologistes. Ou en êtes-vous aujourd'hui ?
Je n'avais pas prévu cet échec, même si je pensais que le combat serait rude. Pour être candidat, j'ai donné tout ce que j'avais : j'ai quitté ma fondation, puis "Ushuaia", je me suis investi à 100 %. Bref, j'ai changé de vie. J'ai vécu un moment difficile après l'échec, mais je suis sans amertume. Je suis parti loin pour remettre les choses à leur juste place, puis pour m'extraire du bruit médiatique.
Quelles erreurs pensez-vous avoir commises dans la campagne que vous avez menée face à Eva Joly ?
Plusieurs, certainement. Je me suis déclaré trop tardivement, j'ai sous estimé la difficulté de ces primaires, et je n'ai pas voulu voir la profondeur des préjugés à mon égard. "Homme de Chirac", "candidat des multinationales"... Einstein a dit qu'il était plus facile de briser un atome qu'un préjugé, et il avait raison. Et puis, je n'aurais pas dû me laisser intimider. Lorsque j'ai expliqué que j'avais étudié un moment l'hypothèse de travailler avec Jean-Louis Borloo, il y a eu cette polémique incroyable chez les écologistes, sur le thème "Hulot veut nous déporter vers la droite". Et j'ai baissé la tête, dit que non, je me suis quasi excusé. Mais où était le problème ? Je pensais, et je pense toujours que les clivages politiques sont dépassés, et qu'ils relèvent d'un simple jeu de rôles qui devient indécent quand la crise prend une ampleur pareille. .
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«Le rapport parlementaire est extrêmement injuste»
Cécile Ostria, directrice générale de la Fondation Nicolas-Hulot, «conteste fermement» certaines allégations du rapport parlementaire sur «le financement et la gouvernance des associations de protection de l'environnement» déposé début février et évoqué hier sur Libération.fr.

Cécile Ostria, directrice de la Fondation
Chère amie, Cher ami de la Fondation,
Suite aux rumeurs médiatiques sur l'éventualité de ma candidature à l'élection présidentielle de 2012, j'ai tenu à vous informer personnellement de la réalité de la situation.
Vous le savez, la protection de la planète est au coeur de mes préoccupations depuis plus de 20 ans.
C'est pourquoi, je réfléchis en ce moment à la meilleure façon de maintenir au sein du débat public la prise de conscience des enjeux environnementaux et de faire adopter les solutions que je défends. Une des options pourrait effectivement être de porter ces propositions directement devant les Français, au moment de l'élection présidentielle.
Sachez cependant que ma décision n'est pas encore prise. Je me suis fixé jusqu'au mois d'avril pour évaluer comment je pourrais être le plus utile.
A l'occasion des 20 ans de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et pour l'Homme, un mini-site a été créé afin de présenter les actions menées par la Fondation et de permettre à chacun de fêter à sa manière cet anniversaire.
C'est l'occasion de remercier les 5 000 écoacteurs qui permettent à la Fondation d'œuvrer chaque jour pour la sensibilisation et la mobilisation des citoyens et des décideurs, dans le soutien d'initiatives écologiques.

Dans le cadre du concours étudiant lancé pour les 20 ans de la Fondation Nicolas Hulot, des étudiants ont gagné des places pour assister au colloque "vers quelle prospérité ? Le monde économique au cœur de la métamorphose" qui a eu lieu le 16 décembre dernier à la Cité Internationale Universitaire de Paris.

Quatre étudiants avaient été sélectionnés pour poser leurs questions aux intervenants de la journée : Tim Jackson, Gunter Pauli, Ellen MacArthur et Nicolas Hulot.