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Après Fukushima, la FNH lance l'idée d'une grande consultation citoyenne sur les choix de politiques

Face à la hausse des prix de l'énergie, à la montée de la précarité, à la crise climatique et aux risques environnementaux, il est urgent de lancer un grand plan de transition énergétique. La Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme (FNH) souhaite que le citoyen, largement exclu des grands choix en matière d'énergie depuis les 30 dernières années, puisse construire, en lien avec les décideurs et les différentes parties prenantes (ONG, syndicats, associations de consommateurs...), une nouvelle feuille de route pour répondre au défi climatique et énergétique. La Fondation propose aux décideurs politiques quelques grands principes devant guider l'organisation d'une consultation citoyenne. Début avril, elle mettra à disposition des citoyens toutes les clés pour décrypter la situation énergétique de la France, sa complexité et les enjeux pour l'avenir.

Après Fukushima, une grande mobilisation citoyenne

 

Une consultation pour dépasser le débat « pour » ou « contre » le nucléaire

Il y a eu en France de nombreux "débats" sur l'énergie, mais aucun n'a permis une vraie expression citoyenne. Un an après la catastrophe de Fukushima, il est plus que temps de dépasser le débat binaire du « pour »ou « contre » le nucléaire. L'organisation d'une grande consultation publique est, pour la FNH, une bonne option pour entamer la profonde réflexion qui s'impose. Pour Charline Labuset, chargée de mission démocratie à la FNH : « Plus qu'un énième débat, il faut créer les conditions permettant à la fois d'informer l'ensemble des citoyens, en prenant le temps suffisant pour cela, et de faire entendre leur voix. De nouvelles formes de participation, comme la conférence de consensus ou le sondage délibératif, doivent se combiner à des phases informatives, jusqu'à la définition d'une feuille de route pour construire une vraie intelligence collective. »

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Posté par :
Benoit F
Dans :
Agenda
Tags :
énergie
nucléaire
Fukushima
transition énergétique
crise climatique

Entretien avec Dominique Bourg : "Notre illusion de tout maîtriser est prise en défaut", Le Temps

Tribune. Dominique Bourg : "Notre illusion de tout maîtriser est prise en défaut", Le Temps, 21/03/11

Propos recueillis par François Modoux

 

Dominique Bourg*, philosophe des sciences, fondateur du Comité de veille écologique et membre du Comité stratégique de la Fondation, tire les premières leçons de la catastrophe de Fukushima. Il évoque les motifs qui ont poussé le Japon à miser sur le nucléaire malgré son exposition maximale aux séismes et au risque de tsunami et en dépit du traumatisme d'Hiroshima.

Le Temps : La centrale de Fukushima a résisté au séisme mais cet accident naturel a provoqué une cascade de défaillances directement responsables d'un nouveau désastre nucléaire. Quelles premières leçons tirez-vous de cette catastrophe ?

Dominique Bourg : Fukushima est le troisième accident nucléaire de grande gravité après Three Mile Island en 1979 et Tchernobyl en 1986. Les trois configurations sont différentes. A Three Mile Island, on assiste à un début de fusion du cœur du réacteur à l'issue d'une chaîne d'événements complexes et peu lisibles, avec des réactions inappropriées. A Tchernobyl, une équipe de surveillance venue de Moscou coupe les systèmes de sécurité pour une expérience qui dérape brusquement. A Fukushima, on a affaire à une centrale nucléaire construite sur un front de mer dans le pays le plus exposé aux séismes et au risque de tsunami.


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