Plus d'une semaine après le Sommet de Cannes (3-4 novembre) clôturant la présidence française du G20, celui-ci ne semble avoir été qu'un énième épisode de la crise de la zone euro. Dans son discours du 24 janvier, le président français avait pourtant annoncé qu'il entendait "ouvrir les chantiers de fond qui ne peuvent plus attendre" .

Demain s'ouvrira à Cannes le sommet du G20, qui réunit, cette année sous présidence française, 20 des plus grandes économies de la planète. Bien entendu, l'ordre du jour du G20 est bousculé par la crise de la dette qui fait la une de l'actualité ces derniers jours. Mais ces éléments, aussi fondamentaux soient-ils, ne doivent pas faire oublier d'autres enjeux du sommet du G20, qui conditionnent le bien être de milliards d'individus sur la planète.

Lundi 14 mars, les 8 ONG à l'origine du Grenelle de l'Environnement (Amis de la Terre, Ecologie Sans Frontières, FNE, FNH, Ligue Roc, LPO, Greenpeace et WWF) ont rencontré Nicolas Sarkozy et la ministre de l'écologie Nathalie Kosciusko-Morizet, pour faire un point d'étape sur le Grenelle de l'Environnement et la Présidence Française du G8 et du G20. Cécile Ostria, directrice de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme était présente à ce rendez-vous.
Etant donnés le drame humain et les enjeux liés aux catastrophes naturelles et nucléaire au Japon, les ONG ont largement porté la question d'un débat sur l'énergie en France, et en Europe. Ont aussi été abordés les engagements français en matière de lutte contre le changement climatique, les énergies fossiles non conventionnelles (gaz et pétrole de schiste) ainsi que la régulation du prix des matières premières agricoles.