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La bataille sur le climat, c’est aussi une guerre de la communication

 

A l'occasion de la prochaine session du GIEC des 18 et 19 novembre 2011, Thierry Libaert, professeur en communication stratégique et membre du Comité de Veille écologique de la Fondation pour la Nature et l'Homme, nous livre son analyse de la stratégie de communication du GIEC.

La communication sur le climat est un paramètre considérable et souvent mésestimé. Face à l'ampleur et reconnaissons le, l'efficacité des campagnes des climato sceptiques, force est de reconnaître que le Giec s'est rarement montré à la hauteur.

Il est toujours délicat lorsqu'on croit fortement à un sujet de se mettre en position critique car cela risque d'apparaître comme une manoeuvre de déconstruction.

Un événement important de ce point de vue vient d'avoir lieu. Lors de la 34eme session du Giec (IPCC) des 18 et 19 novembre à Kampala, la stratégie de communication a pour la première fois été discutée.

Le réchauffement climatique à la portée de tous - Les causes, les réalités et les conséquences en France, de Jacques Exbalin

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Ce livre permet de comprendre clairement et aisément le réchauffement climatique.

L'auteur, enseignant, vous propose un ouvrage très pédagogique et attrayant illustré de très nombreux schémas, cartes, photos, et dessins. Après une leçon de vocabulaire pour expliquer quelques notions essentielles comme le GIEC, le CO2, l'effet de serre, etc. et un petit rappel des climats du passé, l'auteur insiste sur les conséquences dans de nombreux domaines : les banquises et les glaciers, le niveau des mers, les cyclones, les événements extrêmes, l'avenir économique du Grand Nord, les ours polaires et les phoques...

 

le rechauffement climatique Jacques Exbalin

Selon le Giec, les énergies renouvelables fourniront l'essentiel de l'énergie d'ici à 2050

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Eoliennes, photovoltaïque ou biomasse peuvent et doivent représenter la plus grande partie de l'offre énergétique selon les experts.

Les renouvelables peuvent et doivent représenter la plus grande partie de l'offre énergétique d'ici 2050, indique un projet de rapport du Groupe intergouvernemental d'experts de l'ONU sur l'évolution du climat (GIEC/IPCC). Le «résumé à l'intention des décideurs», issu d'un rapport de 1.500 pages, doit être présenté sous sa forme définitive lundi lors d'une réunion du Giec à Abou Dhabi. «La version finale pourrait être quelque peu différente dans la formulation, mais pas vraiment sur le fond», a indiqué à l'AFP un représentant de l'industrie qui a participé à ce rapport.

 

conf giec 2011

Cette évaluation, de loin la plus complète de l'ONU sur le potentiel de ces énergies «propres», compare 164 scénarios. En 2008, six types de renouvelables représentaient 12,9% de l'offre énergétique globale : la biomasse (10,2%), l'hydraulique (2,3%), l'éolien (0,2%), le solaire (0,1%), la géothermie (0,1%) et l'énergie issue de l'océan (0,002%). Mais en laissant de côté les usages traditionnels, comme le feu de bois pour cuire la nourriture ou le chauffage, ce chiffre tombait à 7%. Le charbon, pétrole et gaz représentaient 85% et le nucléaire 2%.

Les renouvelables, plus probables que le nucléaire ou le captage du CO2

 

eoliennes conf giec 2011

Stimulées par des mesures gouvernementales, des coûts technologiques de plus en plus faibles et le prix croissant des énergies fossiles, «le déploiement des énergies renouvelables a augmenté rapidement ces dernières années», indique le texte. Elles ont représenté près de la moitié des 300 gigawatts générés par les nouvelles installations électriques dans le monde en 2008 et 2009, le reste était très largement couvert par le charbon.

Rédigé avant la crise de Fukushima, le projet de rapport estime qu'il est plus probable d'assister d'ici à 2050 à une vraie montée en puissance des renouvelables qu'à un scénario qui privilégierait le nucléaire et la capture et stockage de CO2 CCS), une autre façon de lutter contre les émissions de gaz à effet de serre (GES). De manière générale, la majorité des scénarios montrent une «augmentation substantielle», de trois à vingt fois, «du déploiement des énergies renouvelables d'ici à 2030, 2050 et au-delà».

Jusqu'à 75% des besoins énergétiques

La part future de ces énergies varie énormément en fonction des scénarios, les plus ambitieux imaginant qu'elles pourraient couvrir les 3/4 des besoins. Ceci dit, de nombreux obstacles s'élèvent encore sur cette route, comme les subventions aux énergies fossiles ou l'absence de structures adéquates pour développer de nouvelles technologies. «Pour parvenir aux objectifs internationaux de réduction de GES, une réforme profonde de nos systèmes énergétiques va être nécessaire», est-il écrit. Et cela va demander beaucoup d'argent: 1,4 à 5,1 trillions de dollars pour la prochaine décennie, et de 1,5 à 7,2 trillions de dollars pour la période 2021-2030.

Le Giec, créé en 1988, est l'instance scientifique qui fait autorité en matière de réchauffement climatique. Ce rapport intermédiaire devrait contribuer à la rédaction du 5ème grand rapport, prévu en 2014.

Source : Le potentiel des énergies renouvelables mis en lumière dans un rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat communiqué du 9 mai 2011

En savoir plus :
Près de 80% de l'énergie mondiale pourrait être renouvelable,
estime l'ONU, 10 mai 2011
Résumé du Rapport spécial sur les sources d'énergie renouvelable et l'atténuation des effets du changement climatique à l'intention des décideurs

 

 

GIEC - S'ouvrir ou disparaître

Par Thierry Libaert - Maître de conférences à Sciences-Po Paris, membre du Comité de Veille Ecologique et Christophe Roux-Dufort - Professeur de management à la Faculté des sciences de l'administration de l'Université Laval

Thierry Libaert

Depuis près d'un an, la controverse sur le réchauffement climatique s'est amplifiée. Cette contestation s'attache aux aspects les plus techniques du problème et à la réalité même du changement climatique, mais également au mode de fonctionnement de l'organisation internationale d'études sur le climat, le GIEC, également connu sous son sigle américain IPCC (International Panel on Climate Change).

Les partisans du climato-scepticisme, ceux qui dénoncent la réalité du dérèglement du climat, concentrent souvent leurs attaques sur le mode de fonctionnement de cette organisation comme point d'appui d'une dénonciation plus globale sur la crédibilité de la menace climatique. Les critiques proviennent de régions du monde très diverses et commencent à faire sentir leurs effets sur une opinion publique qui se met à douter des politiques d'entreprises ou des choix d'actions gouvernementaux. Doutes d'autant plus prononcés que l'affaire dite du «Climategate» qui, sur la base d'échanges de courriers électroniques entre experts, suggérait que des scientifiques du climat les plus influents du GIEC s'étaient rendus coupables de graves dérives déontologiques, a contribué à la montée des critiques sur cette institution.

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Posté par :
albane
Dans :
Veille écologique
Tags :
Comité de veille écologique
CVE
réchauffement climatique
GIEC

Création de l'IPBES, le GIEC de la biodiversité

Une expertise internationale pour sortir la biodiversité de l'ornière, AFP, 12 juin 2010

Les scientifiques en rêvaient mais les Etats s'en méfiaient : après deux ans d'âpres débats, plus de 90 pays viennent d'approuver la création d'une expertise scientifique internationale sur la biodiversité qui doit permettre sa prise en compte politique, au même titre que le climat. Cette décision de principe, approuvée vendredi en Corée du Sud, sous l'égide du Programme de l'ONU pour l'environnement (PNUE), devra être entérinée en septembre par l'Assemblée générale des Nations unies à New York.

IPBES, Intergovernmental  Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services

L'IPBES (Intergovernmental  Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services) sera l'équivalent du GIEC, le Groupe intergouvernemental d'experts de l'ONU sur l'évolution du climat, chargé d'éclairer les décideurs sur le réchauffement de la planète et de guider leur riposte. Une expertise rendue indispensable, alors que selon de nombreux scientifiques, la Terre se trouve à la veille de la sixième grande vague d'extinction de son Histoire.

Selon l'ONU, "le rythme actuel de perte d'espèces dû aux activités humaines est plus de 100 fois supérieur à celui de l'extinction naturelle", privant l'humanité de services et d'outils précieux. Pour le patron du PNUE, Achim Steiner, "l'IPBES représente une innovation essentielle dans la réponse globale à la perte des organismes vivants et des forêts, des rivières, des récifs de corail et d'autres écosystèmes".

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Posté par :
Johanna, Fondation Nicolas Hulot
Dans :
Veille écologique
Spécial Biodiversité 2010
Tags :
biodiversité
GIEC
IPBES

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