Lundi 14 mars, les 8 ONG à l'origine du Grenelle de l'Environnement (Amis de la Terre, Ecologie Sans Frontières, FNE, FNH, Ligue Roc, LPO, Greenpeace et WWF) ont rencontré Nicolas Sarkozy et la ministre de l'écologie Nathalie Kosciusko-Morizet, pour faire un point d'étape sur le Grenelle de l'Environnement et la Présidence Française du G8 et du G20. Cécile Ostria, directrice de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme était présente à ce rendez-vous.
Etant donnés le drame humain et les enjeux liés aux catastrophes naturelles et nucléaire au Japon, les ONG ont largement porté la question d'un débat sur l'énergie en France, et en Europe. Ont aussi été abordés les engagements français en matière de lutte contre le changement climatique, les énergies fossiles non conventionnelles (gaz et pétrole de schiste) ainsi que la régulation du prix des matières premières agricoles.
En octobre 2007, au terme d'un processus démocratique innovant, réunissant dans une même démarche l'Etat et de nombreux acteurs représentatifs de la société française, le Grenelle de l'environnement a ouvert des issues partielles mais fortes vers la mutation de nos modes de production et de consommation.
Fin avril 2008, le gouvernement a rendu public le projet de loi de programmation Grenelle qui donne un statut juridique au processus. Cette loi devait être discutée au Parlement en juin. Il est aujourd’hui question de repousser cette échéance à l’automne.
Il aura donc fallu près d’un an pour traduire dans la loi les conclusions des tables rondes d’octobre 2007 qui reflétaient, pourtant, un consensus parmi les acteurs sur la direction à prendre. L’adoption de la loi en juin donnerait un signal positif à nos partenaires européens, à la veille de la présidence française de l’Union européenne. Si la réponse à la crise écologique est une priorité du gouvernement, pourquoi faut-il tant de temps pour entrer dans le concret ?