A l’occasion de la Climate week, Jean Jouzel a répondu à une interview le 19 mars dernier. Directeur de Recherches au CEA (Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives), Jean Jouzel a fait dans cet organisme l'essentiel de sa carrière scientifique, largement consacrée à la reconstitution des climats du passé à partir de l'étude des glaces de l'Antarctique et du Groenland.

De 2001 à 2008, il a été Directeur de l'Institut Pierre Simon Laplace (IPSL), qui regroupe six laboratoires de la région parisienne impliqués dans les recherches sur l'environnement global. Il a participé au titre d'auteur principal aux rapports du GIEC (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat co-lauréat du Prix Nobel de la Paix en 2007), dont il est depuis 2001, membre du bureau et vice-président du groupe de travail scientifique.
Conjointement avec Claude Lorius, il a, en 2002, reçu la Médaille d'or du CNRS.
Pourquoi avoir choisi de parrainer la climateweek?
Je pense que le rôle du scientifique n’est pas de rester dans sa tour d’ivoire. Son rôle est de témoigner, de transmettre l’avis de sa communauté scientifique.
Né en septembre 2006, le Haut Conseil de la Science et de la Technologie a pour objectif de mettre en cohérence la politique nationale de la recherche. Cette institution, composée de 20 membres nommés pour 4 ans, est placée auprès du président de la République.
Elle a pour mission d'éclairer le gouvernement sur toutes les questions relatives aux grandes orientations de la France en matière de politique de recherche scientifique, de transfert de technologie et d'innovation. Cela peut, par exemple, concerner les priorités nationales en termes de recherche, l'organisation du système public de recherche, les investissements en matière de recherche, la diffusion de la culture scientifique...