Au tournant du millénaire s’est imposée l’idée qu’il fallait gérer la nature pour la préserver.
Notre emprise sur l’environnement est désormais telle, que la création de réserves naturelles ne suffit plus. Pour sauvegarder la violette de Rouen, il faut aménager les falaises des berges de la Seine ; pour sauver l’azuré des gentianes, il faut négocier avec les propriétaires des terrains où vit ce papillon…
En somme, il faut hiérarchiser et organiser, c’est-à-dire composer avec la nature et avec les hommes. L’enjeu de cette approche est de dépasser la nostalgie d’une harmonie perdue avec la nature, pour tisser avec celle-ci de nouvelles relations, sans renoncer à la modernité, mais au contraire en utilisant pleinement les moyens qu’elle offre à l’action. Elle est donc résolument optimiste.