L'ambiance est toujours terriblement calme dans les couloirs du Centre de Conférence de Durban. Que cache ce silence alors qu'il ne reste que 24h de négociations ? Sans doute des difficultés à avancer sur les deux points centraux de la négociation : l'avenir du Protocole de Kyoto et les financements innovants pour abonder le fonds vert, dont les modalités de gestion ont été précisées pendant cette négociation.
Vers une alliance entre l'Europe et les grands émergents ?
Plusieurs scénarios se dessinent sur l'avenir du Protocole. Cette semaine de négociation a été en effet marquée par une avancée importante de la Chine, qui s'est dite prête à discuter d'un nouveau traité, légalement contraignant, qui entrerait en vigueur en 2020. Cela est assez nouveau dans la négociation, puisque jusque-là la Chine refusait tout simplement d'envisager cela.
Face à ça, trois grands pays industrialisés bloquent les négociations sur une 2e période d'engagement : le Canada, les Etats-Unis et le Japon. L'Europe souhaite quant à elle s'engager dans une deuxième période d'engagements, à condition qu'une négociation débute sur un nouveau traité qui inclurait l'ensemble des pays industrialisés. L'Europe n'est donc pas très loin de la position chinoise.
Analyse de 2 ans de négociations sur le changement climatique par Benoit FARACO
La conférence de Copenhague s'est achevée samedi 19 décembre, après qu'un accord entre 28 Etats ait été présenté par Barack Obama et Nicolas Sarkozy dans la nuit de vendredi à samedi. Si les négociations officielles se sont poursuivies plus de 12 heures après la publication de cet accord, tout était déjà écrit. Les derniers échanges en plénière témoignaient davantage de l'essoufflement du système onusien que de véritables négociations.