1,69 euro le litre de SP98, 1,46 euro celui de diesel en moyenne, panique chez les candidats à un mois des présidentielles ! Une enquête réalisée par l'institut Toluna, à prendre avec des pincettes, révèle qu'un Français sur deux pourrait être influencé au moment du vote par leurs propositions dans ce domaine. Du coup, les idées fusent ! Qu'en penser ? La Fondation Nicolas Hulot fait le point sur ce qu'il faudrait faire ou ne surtout pas faire.
Pétrole: histoire d'une dépendance

Les 2/3 de l'énergie finale consommée en France sont fournis par les énergies fossiles conventionnelles. La France est ainsi très dépendante du marché mondial du pétrole car elle importe ces énergies à 99% (une infime fraction est produite sur le territoire). Cette dépendance a un coût, la facture représente la quasi-totalité du déficit commercial français qui avoisine les 60 milliards annuels.
Cette dépendance, qui est d'autant plus forte que notre consommation est élevée, contraint fortement l'action des politiques.
Pétrole: une énergie sur le déclin, attention aux chocs
Si aujourd'hui le prix du baril s'élève à 125 $ ce n'est pas le seul fait, comme on l'entend souvent, des tensions géopolitiques au Moyen-Orient (en Iran principalement) associées à la chute de l'euro face au dollar. En effet si ces évènements ont de telles répercussions sur le prix du baril c'est parce que, inévitablement, la production s'essouffle alors que la consommation mondiale continue de croître parallèlement à la reprise économique. Le pic pétrolier est dépassé de l'avis même de l'Agence Internationale de l'Energie (voir le graphe ci-contre). Nous sommes entrés dans une phase de plateau (stagnation de la production) propice aux chocs pétroliers (en fonction des événements géopolitiques et économiques qui bousculent régulièrement le paysage énergétique). Et la stabilité politique n'est pas le fort du Moyen-Orient.
Pétrole : Les propositions des candidats
Pétrole : Les propositions de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme
L'augmentation des prix à la pompe est logique et pour la planète et le climat c'est plutôt une bonne nouvelle, même si à court terme, elle a un impact social néfaste. L'enquête Toluna révèle en effet dans le même temps que 58,3% des sondés seraient prêts à réduire leur consommation d'essence. Quand les prix de l'essence grimpent, nous finissons par adapter nos comportements. Ainsi pour une augmentation des prix de 10%, le rapport Sterner évoquait une réduction de la consommation de 6%.
D'autre part, bien que les ménages aisés consomment globalement beaucoup plus de pétrole que les plus pauvres, ces derniers sont dans l'impossibilité d'investir pour réduire leur consommation d'énergie. Ils souffrent donc durement lors de cette étape de transition. Alors le rôle du prochain gouvernement ne serait-il plutôt pas de réduire la consommation d'énergie fossile en France ? Avec pour priorité d'imaginer des aides ciblées ou des mécanismes innovants pour diminuer la précarité énergétique des plus vulnérables (chauffés au fioul et loin des bassins d'emplois et de services) ?
En s'inspirant par exemple des propositions de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme qui propose plutôt de réduire nos consommations de pétrole, et donc nos factures. Pour cela, elle mettra au débat des propositions dans le cadre de sa campagne « l'énergie c'est mon choix » qui débute dans les jours à venir.
En savoir plus:
> Découvrez le programme Climat&Energie de la Fondation
> Retrouvez les propositions de la Fondation "Vers une sortie de crise"
> Le solaire photovoltaique face au défi du 21e siècle
> Lutter efficaccement contre la précarité énergétique
Au premier regard, il ressemble à n'importe quel quotidien : des articles en colonnes étayés de photos, la caricature d'un célèbre dessinateur, des brèves, des interviews, des reportages, des petites annonces, des encarts publicitaires. Mais les nouvelles relatées plongent le lecteur dans une société bien différente de celle de 2011...
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Qu'ont en commun ces régions ? Elles contiennent toutes, en quantité différentes, du gaz ou du pétrole sous différentes formes, mais principalement sous des formes que l'on appelle non-conventionnelles, ou alors difficilement accessibles. Les ressources non conventionnelles recouvrent une série d'hydrocarbures (gaz et pétrole), qui ne se présentent pas sous leur forme courante, c'est à dire dans des gisements sous terrains relativement simples d'exploitation. Ce qui caractérise avant tout ces formes non conventionnelles d'hydrocarbures, c'est que leurs conditions d'exploitation sont assez différentes des méthodes traditionnelles. Cela implique généralement un coût d'exploitation assez élevé, mais aussi le développement de technologies d'exploitations assez lourdes, et susceptibles d'avoir un impact important sur leur environnement immédiat. Aujourd'hui, la hausse du prix des énergies fossiles rend rentable l'exploitation de ces gisements.
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La Fondation appelle à un grand débat public sur la production et la consommation d'énergie.
Le drame humain dû au séisme, au tsunami et aux accidents nucléaires qui touchent actuellement le Japon rappelle cruellement la fragilité de l'homme face au déchaînement des phénomènes naturels et à leurs conséquences collatérales. Face à la douleur du peuple japonais, nous ne pouvons qu'espérer que cette nouvelle catastrophe conduise les dirigeants et citoyens du monde à s'interroger sur notre modèle de développement et les choix énergétiques associés.

Les cinq années précédentes, la Fête de la Nature a permis à l'ensemble des Français de vivre un moment privilégié au cœur des sites naturels, en compagnie des acteurs de la protection de la nature.
L'object de la Fête de la Nature est simple: découvrir ou redécouvrir ses richesses naturelles, pour renouer des liens forts avec l'environnement. Elle est aussi un moment exceptionnel de sensibilisation aux urgences et aux enjeux de la protection de la biodiversité.
Depuis le lancement du Pacte écologique en 2006, la Fondation pour la Nature et l'Homme développe une activité de think tank qui se manifeste par l'élaboration de propositions pour initier la métamorphose de notre société et par leur portage dans le débat public. En juin 2009, la Fondation a lancé son nouveau positionnement « Evolution : Chapitre 2 ». L'objectif : se concentrer sur la recherche de solution en creusant davantage les liens entre enjeux écologiques, sociaux, économiques et institutionnels. Cinq axes de travail ont pour cela été identifiés parmi lesquels «le financement du long terme». Un an de travail et l'implication de plusieurs contributeurs externes à la Fondation ont permis d'aboutir à la proposition
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La récente hausse du prix du baril, qui a dépassé cette semaine la barre symbolique des 100 dollars, est à l'origine d'une nouvelle ruée sur l'or, qui a pour théâtre aussi bien le sud du massif central que la Guyane française, l'arrière pays britannique, que le bassin méditerranéen, la froide province de l'Alberta au Canada ou encore le bassin parisien.

Notre dépendance au pétrole est totale. Pourtant, de nombreux indicateurs fiables démontrent que le pic pétrolier, c'est-à-dire la fin d'un pétrole abondant et peu cher (suivi de l'épuisement de la ressource) est bel et bien imminent.

Ce pic pétrolier, allié aux changements climatiques dont l'impact se vérifie chaque jour, rend inévitable une relocalisation de nos économies, ce qui nécessitera une transition énergétique profonde, afin que nos sociétés puissent se libérer de cette vulnérabilité collective et assurer leur futur.
Ces dernières années, le prix du pétrole a connu d’importantes fluctuations, passant de 9 US$ en décembre 1998, à 145 $ en juillet 2008, puis redescendant à 32 $ en décembre 2008, avant de remonter à 86 $ début mai 2010.

Revenant sur ces évolutions, le nouveau rapport du Conseil d’Analyse Economique (CAE) met la France en garde contre « Les effets d’un prix du pétrole élevé et volatil».