Ce matin avait lieu une réunion du Conseil National du Développement Durable et du Grenelle de l'Environnement (CNDDGE) qui s'est concentrée sur la réforme du code minier. L'année 2011 a en effet été marquée par d'intenses débats sur les gaz et pétroles non conventionnels (ou gaz et huiles de schistes) qui ont mis en lumière les insuffisances du droit minier français, totalement archaïque et ne prenant que très mal en compte les enjeux de protection de l'environnement.
Une réforme indispensable
La FNH accueille positivement ce projet de réforme, qui fait entre autre suite à la publication du rapport Gossement soulignant qu'il est nécessaire de trouver « un nouvel équilibre entre « protection » et « production » », c'est à dire de faire en sorte que les enjeux environnementaux soient pris en compte, tout en permettant aux exploitants d'avoir une vision claire et précise de ce qu'il est possible de faire et des normes à respecter quand ils extraient des matières premières.
Le code minier actuel ne prend pas assez bien en compte les enjeux de protection de l'environnement. Cela a été mis en évidence par la question des gaz de schistes, où les techniques d'exploitation utilisées, et notamment la fracturation hydraulique, met en péril les nappes phréatiques et l'environnement immédiats, en faisant courir le risque de la dispersion de produits hautement toxiques dans les écosystèmes. Cette technique a finalement été interdite au court de l'été par une loi, et a permis l'abrogation de 3 permis de recherches de gaz non conventionnels.
Mais il est néanmoins indispensable de mettre à jour le code minier, qui n'a presque pas été actualisé depuis 1956, afin de mieux prendre en compte les enjeux environnementaux du 21e siècle, et en particulier la protection de la biodiversité. En effet, les activités minières, dans le domaine de l'énergie ou de la production de granulats, sels et autres minerais génèrent des perturbations souvent lourdes sur leur environnement immédiat : destruction d'écosystèmes, consommation d'eau, diffusion de produits toxiques... Si des règles existent déjà, elles méritent d'être renforcées, d'être plus lisibles et mieux respectées.
Une réflexion qui ne doit pas s'arrêter en chemin
Dans le cadre de l'année des outre-mer, se tiendra début décembre le colloque "Biodiversité et Développement : enjeu crucial pour nos outre-mer", organisé France Nature Environnement au Palais d'Iéna.

Sur 2 jours, vous pourrez assister à plusieurs tables rondes sur
- la Gouvernance de projets industriels dans des environnements d'exception
- un développement économique respectueux d'une biodiversité exceptionnelle en danger
- un cas exemplaire de "science participative"
- la question du financement du travail associatif pour la protection de la biodiversité et le développement
- les nouveaux modes de régulation de l'exploitation des ressources
- culture, éducation, appropriation de la biodiversité par les populations
- valoriser les ressources environnementales dans les dégrader
Le samedi 1 Octobre prochain aura lieu la troisième édition du Jour de la Nuit.
En 2009 et en 2010, plus de 500 manifestations ont été organisées partout en France pour fêter la nuit noire et sensibiliser au phénomène de pollution lumineuse.
Cette année, les 20 partenaires organisateurs appellent de nouveau les collectivités locales, les associations et les gestionnaires d'espaces naturels à monter encore davantage d'animations grand public et d'extinctions de l'éclairage public.