Découvrez l'analyse de Jean-Jacques Blanchon, coordinateur biodiversité, agriculture et territoires à la Fondation Nicolas Hulot, en réponse à la consultation publique sur le rapport du groupe de travail « Gouvernance de la biodiversité ».
L'Etat s'est engagé en mai 2011 à rénover la gouvernance en matière de biodiversité afin de la rendre plus efficace, plus simple, et conforme à l'esprit du Grenelle.
En octobre 2011, Nathalie Kosciusko-Morizet a chargé un groupe de travail présidé par Dominique SCHMITT, préfet, de proposer des améliorations et des simplifications au dispositif actuel, pour contribuer à une meilleure préservation de la biodiversité.
Dans le rapport présenté par le groupe de travail à la ministre, cette nouvelle gouvernance repose sur trois principes :
- Mieux associer toutes les parties prenantes
- Ancrer les stratégies dans les territoires
- Gagner en efficacité, cohérence et lisibilité, notamment en distinguant bien les instances scientifiques et techniques des instances de débat et de discussion
La consultation est ouverte au public jusqu'au 21 mars sur la plateforme de consultation du Ministère de l'écologie, du développement durable, du transport et des logements
Remarque générale : il ne nous appartenait pas d'intervenir sur la commande donnée au groupe et émanant du MEDDTL. Toutefois, au regard du constat de l'échec de l'engagement européen et national de 2010 de stopper l'érosion de la biodiversité, nous déplorons que :
- Le domaine de l'eau et celui de la mer aient été exclus d'emblée de la réflexion générale ;
- La question de la gouvernance de la biodiversité se limite in fine aux prérogatives d'une direction du seul ministère de l'écologie qui s'ouvrent aux parties prenantes conformément aux principes de la gouvernance du Grenelle (dite à 5), sans que soient posés l'exigence et le principe, au regard de la nécessité pour la société du maintien et de la restauration de la biodiversité, de sa gouvernance dans les ministères en charge des politiques sectorielles impactant fortement la biodiversité (agriculture, pêche et forêt, transports, industrie...) ;
Cet essai fait le constat que les hommes, au fil des générations, sont en proie à une amnésie concernant les choses de la nature. A force de détruire la biodiversité, nous sommes tout simplement en train d'oublier ce qu'elle était, il y a encore peu de temps. Et comme ce qui disparaît finit par être oublié, comment dès lors protéger cette nature que nous ne connaissons plus, comment éviter un effondrement des ressources naturelles ? L'éducation à l'environnement n'existe ni en famille (à travers les anciens) ni à l'école. Sans repères, sans référents, sans connaissance du passé, nous fonçons vers un avenir proche dont on sait désormais qu'il est extrêmement inquiétant.
Alors, que peut-on faire ? A travers ce court essai, Philippe J Dubois tente de montrer comment la lutte contre l'oubli et le travail de mémoire sont primordiaux à l'égard de notre biodiversité, sauvage et domestique, si nous ne voulons pas devenir un ermite perdu sur Terre dans quelques décennies.
L'économie humaine, mode d'emploi est le premier guide écrit sur cette nouvelle économie qui englobe le bio, l'éco-habitat, le recyclage, les réseaux sociaux, l'apprentissage, les circuits courts, l'économie des villes et des villages...
S'adressant à toute personne qui souhaite donner du sens à son travail, il deviendra un compagnon indispensable pour comprendre les enjeux actuels, agir concrètement ou travailler au service d'une économie à visage humain. Le lecteur y trouvera des éclairages économiques clairs, des pistes concrètes pour travailler dans ce secteur, de courts portraits de professionnels passionnés qui vivent cette autre forme d'entreprendre.
Ce projet de protection des Mangroves, soutenu par la Fondation pour la Nature et l'Homme, se déroule au Sud du Costa Rica sur la péninsule d'Osa et au Canal Gbaga au Bénin. Ce projet permettra au travers d'une participation communautaire d'impliquer les différents acteurs locaux sur la gestion durable des mangroves.
Le point fort du projet : l'échange de compétences et d'expériences Sud-Sud entre le Costa Rica, ayant acquis une certaine expertise dans la gestion des ressources naturelles et le Bénin acteurs centrale du projet. Pour concrétiser cet axe, un jeune professionnelles béninois sous le statut de Volontaire de Solidarité Internationale, Ebenezer Houndjinou, sera mis à disposition de la Fundacion Neotropica.
Le 9 Décembre, Ebenezer a posé ses 2 pieds au Costa Rica. Il a été accueillit par Bernado et Ligia (responsables de la Fundacion Neotropica), en robes traditionnelles du Bénin.

Ses premières impressions :
"Je suis bien arrivé au Costa Rica, et j'ai reçu de la part des gens de la fondation Neotropica un accueil chalereux . J'ai commencé lundi dernier mon cours d'espagnol et je peux déjà parler a taton l'espagnol. Mon souhait est qu'a la fin des 4 semaines de cours je puisse être capable de le parler correctement.
Pendant le week-ends, j'ai eu le temps de faire city tour avec le directeur de la fondation et j'ai découvert vraiment San jose dans sa splendeur, je dois vous avouer que c'est un très beau pays. Les gens sont accueillants souriants et veulent savoir tout sur la culture africaine qui leur parait symbolique et hors du commun.
Mes premiers jours sont des sentiments de joie, de défi car ils attendent beaucoup de moi. Le lendemain de mon arrivée on a tenu une réunion avec toute l'équipe et on m'a présenté tout le personnel. Ah j'ai oublié, je peux cuisiner moi même et j'ai déjà concocté des plats a mon gout. Mais ma fille me manque! Quoi de plus normal. C'est le seul hic. "
« Avec l'arrivée de l'Ingénieur Ebenezer Houndjinou l'équipe de la Fondation Neotropica est renforcée. Cela permettra de répondre d'autant mieux aux besoins pressants de la conservation communautaire des zones humides. Ces écosystèmes sont capitals pour la fixation du carbone, et le bien être des communautés qui en bénéficient », Bernado Aguilar-Gonzalez
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La Fondation pour la Nature et l'Homme met au débat de nouvelles propositions pour réformer les institutions
La FNH a réuni autour de Dominique Bourg un groupe de travail multidisciplinaire composé de juristes, de constitutionnalistes, de sociologues, de spécialistes des sciences politiques... Ensemble, ils ont mis au point des propositions concrètes pour doter la démocratie de nouveaux instruments, lui permettant de mieux affronter les défis écologiques. Les conclusions de ce groupe de travail ont fait l'objet d'un livre « Pour une 6e République écologique », publié aux éditions Odile Jacob, le 27 octobre 2011.
Des mesures pour bâtir une République écologique
Alors que l'ampleur de la crise écologique impose une ambition nouvelle, nos démocraties n'avancent qu'à petits pas. Si l'Etat a plus que jamais un rôle essentiel à jouer pour anticiper les contraintes environnementales et soutenir les solutions de long terme, l'architecture institutionnelle en vigueur ne lui permet pas de réagir avec l'ambition nécessaire. Nos systèmes démocratiques et les principes régissant l'organisation de nos sociétés, ont été conçus dans un contexte bien différent, au sein d'un monde sans limites, aux ressources inépuisables.