Sciences participatives, sciences citoyennes, sciences collaboratives... Quelle définition, quels acteurs, quels objectifs ? La Fondation pour la Nature et l'Homme, le Muséum national d'Histoire naturelle, Natureparif et un grand nombre d'acteurs* se penchent sur ce sujet.
La participation citoyenne à la collecte et à la diffusion de données scientifiques, ou la science participative, est une tendance en plein essor particulièrement dans le domaine de la biodiversité, car essentielle au travail des chercheurs pour la compréhension des mécanismes de fonctionnement des écosystèmes qui nous entourent.
En Septembre 2011, le Muséum national d'Histoire naturelle réunissait les porteurs de projets de Vigie Nature et quelques projets transversaux pour échanger sur les thématiques d'animation des réseaux et de gouvernance des sciences participatives. En parallèle, Gilles Bœuf, président du Muséum national d'Histoire naturelle, remettait à la Ministre de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, Nathalie Kosciusko-Morizet un rapport sur l'apport des sciences participatives à la connaissance de la biodiversité.
Forte de ce premier échange, La Fondation pour la Nature et l'Homme organisait en Novembre, le premier atelier national regroupant une grande majorité des porteurs de projet de sciences participatives. Les objectifs étant cette fois de réaliser un inventaire le plus exhaustif possible de tous les projets confondus et d'échanger sur les questions de financements des sciences participatives.
Dans le cadre de l'année des outre-mer, se tiendra début décembre le colloque "Biodiversité et Développement : enjeu crucial pour nos outre-mer", organisé France Nature Environnement au Palais d'Iéna.

Sur 2 jours, vous pourrez assister à plusieurs tables rondes sur
- la Gouvernance de projets industriels dans des environnements d'exception
- un développement économique respectueux d'une biodiversité exceptionnelle en danger
- un cas exemplaire de "science participative"
- la question du financement du travail associatif pour la protection de la biodiversité et le développement
- les nouveaux modes de régulation de l'exploitation des ressources
- culture, éducation, appropriation de la biodiversité par les populations
- valoriser les ressources environnementales dans les dégrader
Pour appréhender la Nature et sa biodiversité, il faut pouvoir reconnaître les espèces qui nous environnent.
Les ouvrages de cette collection "les guides de l'amateur" de nature donnent les outils nécessaires aux naturalistes "en herbe" pour initier une collection ou tout simplement mettre un nom sur une découverte.
Où voir Robert-le-Diable ? Quelle distance un scarabée peut-il parcourir en une journée. Comment différencier un bolet d'un pied de mouton ?
Pour appréhender la Nature et sa biodiversité, il faut pouvoir reconnaître les espèces qui nous environnent. Les ouvrages de cette collection "les guides de l'amateur de nature donnent les outils nécessaires aux naturalistes "en herbe" pour initier une collection ou tout simplement mettre un nom sur une découverte.
Le programme de sciences participatives de "Suivi photographique des insectes pollinisateurs" a été crée il y a un an par le Museum d'histoire naturelle et l'OPIE (Office pour les insectes et leur environnement). A ce jour, 16 000 clichés d'insectes en pleine action de butinage ont été récoltés par l'observatoire. La pollinisation est essentielle car 35% de notre alimentation provient des plantes pollinisées par les insectes. Ce service écologique est néanmoins menacé par les changements climatiques, l'urbanisation ou encore l'intensification de l'agriculture.
Ce projet soutenu par la Fondation pour la Nature et l'Homme a pour finalité de produire des données quantitatives sur les insectes pollinisateurs et floricoles en France. La collecte des données permet une analyse spatiale des réseaux de pollinisateurs français.

L'Office pour les insectes et leur environnement (Opie)* lance en 2011 « En quête d'insectes », une opération de science participative. La première campagne porte sur le Lucane cerf-volant.
Le but ? Que le grand public puisse aisément rassembler et transmettre des données sur cet insecte emblématique de nos forêts et de nos campagnes mais mal connu. La méthode et les outils proposés sont extrêmement simples.
Un insecte bien connu du grand public...
Le Lucane cerf-volant est un grand coléoptère brun facilement reconnaissable. Le mâle dispose de très grosses mandibules en forme de bois de cerf : de nombreux promeneurs l'ont déjà rencontré en été, arpentant les chemins forestiers ou volant lourdement au crépuscule.
...mais très peu étudié
