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Demain une émission d'Arte à ne pas rater :Prêt à jeter !


Un produit usé = un produit vendu ! Tourné aux quatre coins du monde, ce film enquête sur l'obsolescence programmée, concept vieux comme l'industrie mais toujours vivace. Une démonstration aussi implacable qu'éclairante.

Prêt à jeter

 

Dans les pays occidentaux, on peste contre des produits bas de gamme qu'il faut remplacer sans arrêt. Tandis qu'au Ghana, on s'exaspère de ces déchets informatiques qui arrivent par conteneurs. Ce modèle de croissance aberrant qui pousse à produire et à jeter toujours plus ne date pas d'hier. Dès les années 1920, un concept redoutable a été mis au point : l'obsolescence programmée. "Un produit qui ne s'use pas est une tragédie pour les affaires", lisait-on en 1928 dans une revue spécialisée. Peu à peu, on contraint les ingénieurs à créer des produits qui s'usent plus vite pour accroître la demande des consommateurs.

Le rapport Trajectoires 2050 : A quel niveau réduire les émissions de GES de la France.



Le 7 novembre dernier, le rapport de Christian De Perthuis, intitulé Trajectoires 2020 - 2050 vers une économie sobre en carbone, a été publié par le ministère de l'écologie. Ce rapport, qui s'intéresse à la trajectoire de réduction des émissions de GES de la France, arrive quelques jours avant la conférence sur le climat de Durban, où il sera notamment question des engagements de réduction d'émissions des pays industrialisés.


Augmenter nos objectifs de réduction des émissions

Selon les scientifiques du GIEC, pour rester en dessous de 2°C, qui est l'objectif que la communauté internationale s'est donné à Copenhague, il faut que les pays industrialisés réduisent leurs émissions de 25% à 40% en 2020, par rapport aux niveaux de 1990. La France et l'Union Européenne n'ont aujourd'hui qu'un objectif de 20%, en raison du manque d'engagement des autres pays industrialisés comme les Etats-Unis, le Canada ou encore le Japon.

Ce rapport visait donc à identifier les enjeux pour la France d'une hausse de ses engagements, et notamment à vérifier les impacts pour la compétitivité des entreprises, d'un durcissement des normes environnementales. Les conclusions de ce travail étaient particulièrement attendues, puisque les ONG comme le RAC-F ou la FNH souhaitent que la France s'engage plus en avant dans la lutte contre le changement climatique, en adoptant des objectifs plus ambitieux. C'est en effet un des seuls moyens de relancer les négociations qui sont dans l'impasse depuis l'échec de Copenhague.  C'est aussi une voie pour répondre aux attentes des pays les plus vulnérables, qui s'interrogent sur la sincérité des pays industrialisés, alors que les engagements actuels nous conduisent vers un réchauffement de 3°C ou 4°C.

Aller plus loin dans la réduction des émissions est bénéfique pour l'économie française

Si le rapport souligne qu'il n'y a pas de consensus entre les différents participants au groupe de travail sur le principe de rehausser l'objectif français de réduction, il souligne néanmoins quelques recommandations importantes :

  • Il est important de décider le plus rapidement possible d'objectifs à horizon 2030, afin de garantir aux acteurs économiques un niveau de certitude important sur leurs investissements.
  • Il est nécessaire de mettre en place une fiscalité élargie sur le carbone, et notamment une Contribution Climat Energie sur les transports, le bâtiment (et éventuellement sur les émissions agricoles), afin d'amorcer une transition énergétique et écologique dans l'ensemble de la société française.


Mais l'apport du rapport de Christian de Perthuis, au-delà des 9 propositions (cf. ci-dessous) se situe ailleurs. Il montre, modèles économiques à l'appui, qu'un rehaussement de l'objectif de réduction des émissions de GES à 25% ou à 30% serait bon pour le PIB, mais aussi pour l'emploi. Ainsi, si l'objectif de réduction des émissions de la France passait à 30%, cela entrainerait une croissance de 0,59% du PIB, mais surtout la création de 125 000 emplois (cf. tableau ci dessous).

en 2020 Sans recyclage des revenus Avec baisse des charges sur le travail (employeur) Avec baisse des charges sur le travail (employeur) et crédit d'impôt recherche
-30% PIB:-0,45%
Emploi:-78000
PIB:+0,37%
Emploi:+106000
PIB:+0,59%
Emploi:+125000
-25% PIB:-0,25%
Emploi:-44000
PIB:+0,21%
Emploi:+59000
PIB:+0,42%
Emploi:+78000
-20% PIB:-0,07%
Emploi:-12000
PIB:+0,06%
Emploi:+16000
PIB:+0,28%
Emploi:+38000

Pour la FNH, il est donc important que la France augmente rapidement son engagement de réduction de ses émissions, en le portant à minima à -25% en 2020, par rapport aux niveaux de 1990. Cela permettra, en accompagnant les ménages et entreprises vers la sobriété énergétique, de positionner la France sur la voie de la green economy, tout en garantissant un engagement sans faille dans la lutte contre le changement climatique, pour le respect de la nature et des hommes.


Les 9 propositions du rapport De Perthuis :


1. Renforcer les mesures de politique industrielle favorisant la transition vers une économie sobre en carbone.

2. Favoriser le développement de la R&D et la diffusion des innovations technologiques propices à la transition vers une économie sobre en carbone.

3. Allonger la prévisibilité de la politique climatique par la définition de cibles européennes contraignantes en 2030 et renforcer sa crédibilité par la mise en place d'une gouvernance rénovée.

4. Renforcer le signal prix du carbone en l'étendant à l'ensemble de l'économie et en améliorant la régulation du système européen d'échanges de quotas de CO2.

5. Améliorer et prolonger les mécanismes de flexibilité dans un cadre international et développer leur utilisation au sein même de l'Union européenne.

6. Gérer le produit des enchères et des futures contributions climat-énergie en toute transparence dans le but de favoriser la croissance économique, l'équité sociale, le développement d'innovations    sobres    en    carbone    et    la    solidarité internationale.

7. Anticiper les évolutions du marché de l'emploi et préparer les transitions professionnelles.

8. Développer des modes de financements innovants associant capital public et capital privé et utilisant le levier de la valeur carbone.

9. Intégrer de façon efficace les objectifs de la politique climatique dans les politiques d'aménagement des espaces urbains et ruraux.

En savoir plus:

> Le rapport de Christian de Pertuis
> Le n°6 de la collection Veille Et Proposition de la FNH sur l'objectif européen

 

 

Quelles places pour les énergies renouvelables dans le système énergétique français ?

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Dans un contexte de crise énergétique (hausse constante des prix, débat sur l'avenir des sources énergétiques françaises)et écologique (Fukushima), la question des énergies renouvelables revient sur le devant de la scène.


Ce week end ont lieu les « Journées Portes Ouvertes Energies Renouvelables ». Organisées par le CLER et en concertation avec l'ADEME, ces journées visent à poser les enjeux énergétiques et vous apporter un éclairage concret sur les alternatives possibles. Cette année, un focus tout particulier est fait sur la place des énergies renouvelables dans le système énergétique français.

Au programme, plusieurs visites : des entreprises installant des panneaux photovoltaïques, une centrale hydroélectrique  ou encore une maison « témoin » pour vous sensibiliser à la maîtrise individuelle de l'énergie et de l'eau, à l'adoption efficace d'applications écologiques dans l'habitat et bien d'autres !?

Avant de parler renouvelable, pensons sobriété, efficacité !

Mais agir concrètement dans son habitat pour réduire son impact énergétique n'est pas toujours évident alors que la facture elle continue de grimper...

Avant de passer à l'action chez soi, mieux vaut avoir une idée précise de ce que l'on peut mettre en place pour être le plus efficace possible . Alors ayez le réflexe Coach Carbone® !

Coach Carbone®


Cet outil développé par la FNH et l'ADEME  vous permet de visualiser votre consommation d'énergie en kWh et en litres de carburant et de vous situer par rapport à la moyenne nationale.?Equipements, comportements, habitudes... votre Coach Carbone® fait l'inventaire de tout de ce qui vous permet ensuite de générer des économies en € et en CO2.? ?Maintenant plus qu'une chose à faire passer l'action avec le Coach Carbone® www.coachcarbone.org?

En savoir plus :
Les sites portes ouvertes
Précarité énergétique : victimes d'une politique énergétique inappropriée ?
Réduire les émissions de gaz à effet de serre de 30%

L'abondance frugale - Pour une nouvelle solidarité, de Jean-Baptiste de Foucauld

Faute d'avoir corrigé à temps les déséquilibres que l'on sentait monter, nous voilà confrontés au défi de résoudre trois crises en même temps. Celle du chômage et de l'exclusion d'abord. La crise écologique ensuite. Les retombées de la crise financière enfin.

La solution est-elle dans la quête illusoire du "toujours plus" ? Sûrement pas. Mais elle ne viendra pas non plus du "toujours moins" de solidarité. Bien au contraire.

Les trois mots d'ordre de demain devront plutôt être : sobriété, justice et créativité. "Plus de sobriété pour plus de justice et plus de créativité pour plus de sens" : voilà les principes de l'"abondance frugale" qui, selon Jean-Baptiste de Foucauld, doit inspirer le nouveau pacte civique à inventer ensemble pour sortir de l'ornière.

L'abondance frugale

Vers la sobriété heureuse, de Pierre Rabhi

Pierre Rabhi a vingt ans à la fin des années cinquante, lorsqu’il décide de se soustraire, par un retour à la terre, à la civilisation hors sol qu’ont largement commencé à dessiner sous ses yeux ce que l’on nommera plus tard les Trente Glorieuses.

Après avoir dans son enfance assisté en accéléré, dans le Sud algérien, au vertigineux basculement d’une pauvreté séculaire, mais laissant sa part à la vie, à une misère désespérante, il voit en France, aux champs comme à l’usine, l’homme s’aliéner au travail, à l’argent, invité à accepter une forme d’anéantissement personnel à seule fin que tourne la machine économique, point de dogme intangible.

vers la sobriété heureuse

L’économie? Ce n’est plus depuis longtemps qu’une pseudo économie qui, au lieu de gérer et répartir les ressources communes à l’humanité en déployant une vision à long terme, s’est contentée, dans sa recherche de croissance illimitée, d’élever la prédation au rang de science. Le lien filial et viscéral avec la nature est rompu ; elle n’est plus qu’un gisement de ressources à exploiter – et à épuiser. 

Au fil des expériences de vie qui émaillent ce récit s’est imposée à Pierre Rabhi une évidence : seul le choix de la modération de nos besoins et désirs, le choix d’une sobriété libératrice et volontairement consentie, permettra de rompre avec cet ordre anthropophage appelé “mondialisation”.

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Posté par :
albane
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Tags :
sobriété
mondialisation
economie

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