
Tribune de Nicolas Hulot, parue dans Le Figaro le 26 octobre 2010
Dans le carrefour de crises que nous traversons, il demeure quelques questions taboues que l'on ne peut plus se payer le luxe d'occulter. Le culte actuel du court terme structure en profondeur l'économie et induit des choix collectifs qui privilégient l'immédiateté et négligent les conditions mêmes de nos existences futures.
Or une profonde remise en cause de notre modèle économique ne peut pas faire l'économie d'une refonte des fondamentaux politiques de nos sociétés.