Le 10 juin dernier, Béatrice Robrolle-Mary, présidente de l’association Terre d’Abeilles, avait réuni élus, scientifiques et partenaires (entreprises, professionnels et ONG) à la maison des abeilles d’Ingrandes pour le lancement d’un projet majeur : un rucher conservatoire de l’Abeille noire et le développement d’un réseau européen pour en préserver le patrimoine génétique.
D’après Béatrice Robrolle-Mary, l’objectif de ce conservatoire est de pérenniser l’avenir de l’Abeille noire, « véritable écotype local, français et européen adapté à nos territoires » et de mettre à disposition des apiculteurs, les souches de reines d’Abeilles noires, analysées et contrôlées par le CNRS et le Muséum national d’histoire naturelle. Il s’agit également d’inciter à la création d’autres ruchers conservatoires, après ceux du Loiret et de Vendée, non seulement en France, mais en Europe, et de contribuer à une coordination renforcée entre les conservatoires et les professionnels d’une part, entre les professionnels et les scientifiques d’autre part.

Le programme Vigie-Nature du Muséum national d'Histoire naturelle vise à fédérer des réseaux d'observateurs naturalistes volontaires. Il participe ainsi à une meilleure compréhension de l'état de la biodiversité et de son fonctionnement, thématique centrale des recherches menées au Muséum.
En produisant des indicateurs, des cartes, des données, des bilans nationaux, partagés à toutes les échelles, et disponibles pour les élus, les entreprises, les gestionnaires, les citoyens, Vigie-Nature devient une référence scientifique indispensable. 50 000 citoyens ont déjà participé aux observatoires proposés !
On en dénombre au total 7 actifs concernant les oiseaux, les papillons, les chauves-souris, les escargots et les plantes.
D'autres sont prévus comme : les pollinisateurs et la biodiversité des zones humides et celle des milieux marins.